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JEAN-PIERRE FERRIERE

Vénéneuses


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Jean-pierre FERRIERE




Une lecture de
CLAUDE LE NOCHER

CLAUDE LE NOCHER

Vincent Giraudet est mort d'une overdose. Ayant perdu son emploi depuis de nombreux mois, il avait quitté sa compagne Fanny Jalmin et leur fille de onze ans, Lisa, pour sombrer dans son addiction. Voilà longtemps que Vincent était séparé de la riche Michèle, qui vit avec sa vieille employée Clémence et son chauffeur Max. Davantage encore que Michèle ou les parents de Vincent, ce sont Fanny et Lisa qui sont les plus touchées par son décès. Avec Louise, leur voisine âgée, et son chat Titus, elles forment une petite famille. Diane, une ex-collègue de Vincent, révèle à Fanny que Michèle était devenue actionnaire de la société où travaillait Vincent. Et que c'est ainsi qu'elle fit pression pour qu'il perde son job. S'il s'adonna à la drogue, c'était également à cause d'une ruse de Michèle.

Suite aux obsèques de Vincent, Fanny comprend rapidement qu'elle devrait tenir sa fille à l'écart de Michèle. Cette dernière l'invite à des goûters, à des pièces de théâtre, lui fait de beaux cadeaux, aménage chez elle une pièce pour Lisa. Ça sent la manipulation, avec la complicité du chauffeur Max. Disposant de peu d'argent, Fanny ne peut refuser à Lisa ces plaisirs. D'autant que la fillette reste lucide, du moins dans un premier temps. Quand Diane se défenestre sous les yeux de Fanny, son amant et patron (qui fut celui de Vincent) apparaît fortement suspect. Pourtant, en interrogeant une voisine, Fanny fait comprendre au policier Josselin qu'il se trompe : Diane a mis en scène son suicide. Disculpé, le patron de Vincent admet le rôle néfaste joué par Michèle contre son ex-mari.

Rémy Bauchau, un repris de justice ami de Vincent, apporte à Fanny des révélations qui confortent la méfiance de la jeune femme envers l'ex-épouse. Michèle est de plus en plus obsédée par Fanny et Lisa, prête à tout pour accaparer l'enfant de son mari. Le policier Josselin se sent attiré par Fanny. Mais un autre homme tourne autour d'elle : André Martineau. Il s'agit d'un détective privé engagé par Michèle. Puisque la jeune veuve n'a pas de relations amoureuses cachées, il faut lui en inventer une. C'est André qui va se faire passer pour l'amant de Fanny. Ensuite, il suffira à Michèle de répandre la rumeur, en particulier auprès des crédules parents de Vincent.

Afin d'avoir prise sur Fanny, Michèle imagine de l'engager dans une de ses entreprises. Mais la jeune femme a un autre poste en vue, ce qui lui permet de refuser. Michèle va chercher une solution pour l'y obliger. Elle se rapproche de plus en plus de la petite Lisa, qui la voit telle une marraine généreuse. Fanny redoute que Michèle "gagne la partie", qu'elle parvienne à une totale influence sur Lisa. Contre cette menace, il est urgent pour Fanny de réagir…

La rivalité opposant deux femmes après le décès d'un de leurs proches, avec un enfant entre elles, excellent thème de polar. En témoigne, par exemple, le roman de Barbara Abel “Un bel âge pour mourir” (Le Masque, 2007) où la jeune veuve Marion affronte sa belle-mère France, en protégeant son fils Ludo. Auteur chevronné, Jean-Pierre Ferrière a expérimenté de multiples types d'intrigues, dont celle-là. Avec tout autant d'intensité et de noirceur que dans le suspense précité de Barbara Abel. À force de souligner la fluidité des histoires racontées par Ferrière, et sa tonalité souvent enjouée, sans doute oublie-t-on de rappeler que la noirceur est également au rendez-vous.

Le projet de la fourbe Michèle exprime un égocentrisme si fort et si pervers, qu'on doit effectivement s'inquiéter pour Fanny et sa fille. C'est une fiction réaliste qui fonctionne car s'inscrivant dans le quotidien, présentant des situations parfaitement plausibles. Avec de savoureux portraits, dont celui (très souriant) de la voisine âgée Louise (accompagnée de son chat) qui s'endort devant les Maigret diffusés à la télé. Ou celui du maladroit Josselin, policier séduit par le charisme de la jeune femme. Intrigue sombre et vivante, bien plus élaborée qu'on pourrait le croire. Il est bon que de compétents auteurs comme Jean-Pierre Ferrière soient encore et toujours publiés.

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Une autre lecture du

Vénéneuses

de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Parution 31 juillet 2015. 248 pages. 7,90€.

Première édition : La femme en ombre chinoise. Editions Hermé 1990. 218 pages.

Vaines... Haineuses ?

Il est des pratiques éditoriales qui m'indisposent, qui m'énervent, qui m'exaspèrent, qui m'horripilent, qui me désolent.

En effet rééditer un ouvrage, surtout lorsque celui-ci est très bon, pour ne pas dire excellent, n'est pas rédhibitoire, au contraire. Mais le rééditer en changeant le titre et en omettant de prévenir le lecteur en omettant le copyright, c'est pour le moins trompeur. Mon petit coup de gueule effectué, intéressons-nous à ce roman que je vous conseille, si vous ne l'avez pas déjà lu dans sa première édition.

Elle s'y attendait depuis un certain temps mais cela fout un choc quand même. Et quand un matin de janvier brouillardeux, Fanny reçoit un appel téléphonique en provenance de l'Institut-médico-légal lui demandant si elle est madame Giraudet, elle pressent la mort de son compagnon Vincent disparu depuis huit mois environ. Ils vivaient ensemble depuis une douzaine d'années, avaient une fille Lisa, mais ne s'étaient pas mariés, la première et richissime femme de Vincent ayant refusé le divorce.

Concepteur-maquettiste, Vincent avait été viré de sa boite plus de deux ans auparavant à cause d'une addiction à la drogue et l'ambiance à la maison étant plutôt tendue, Fanny l'avait donc viré. Et c'est ainsi qu'il a été retrouvé dans la rue, mort comme un chien abandonné. Fanny vit difficilement financièrement, car elle vient de perdre son emploi de caissière dans un cinéma de quartier.

Lors de l'inhumation, Michèle Giraudet, qui porte encore le nom de son époux, arrive en pleurs et Fanny se demande si c'est du cinéma, afin de montrer à la galerie combien elle était attachée à époux malgré son infidélité. Michèle s'intéresse également à Lisa, ne l'ayant vu que rarement, parfois chez les parents de Vincent qui n'ont accepté Fanny qu'avec réticence et elle lui demande de venir la voir de temps en temps. Lisa est le portrait craché de son père et Michèle déclare que cela permettra de compenser son deuil.

Fanny retrouve aussi dans le cimetière Diane Forestier, secrétaire chez Hyperbole, la boite où travaillait Vincent. Diane est également la maîtresse du patron, mais ce n'est pas ça qui importe, c'est ce qu'elle déclare à mots couverts : Michèle est la responsable de la déchéance de Vincent.

Fanny se rend le lendemain chez Hyperbole et est reçue par Vermorel, le patron de la société, qui lui jure que Michèle n'est pas actionnaire de la boite. Ce qu'infirme Diane lorsqu'elle la retrouve un peu plus tard dans un café. Deux jours plus tard Fanny reçoit une enveloppe contenant des preuves que Michèle possède des parts dans Hyperbole depuis au moins trois ans. Le petit message qui y est joint la trouble : il y aura une suite !

Pendant ce temps, Michèle a pris sa décision. Elle se requinque, alors qu'elle se laissait aller, et commence à préparer son piège envers Fanny. D'abord s'attacher Lisa, à qui elle offre de sortir, d'assister à des spectacles, lui offre des jouets, lui propose de dormir dans une chambre qu'elle a fait spécialement aménager. Cela évidemment ne plait guère à Fanny. Un jour alors qu'elle se renseigne auprès d'une amie caissière de cinéma susceptible de quitter sa place et à laquelle la jeune femme pourrait succéder, Fanny est abordée durant la projection par un individu qui lui fait les yeux doux. Il est beau gosse, gentil, pas trop entreprenant, mais ne cherche pas à la revoir. Du moins en apparence. Car elle le reverra, par hasard. C'est ce qu'il affirme.

Alors qu'elle doit revoir Diane chez elle, à une heure précise, elle assiste à son suicide par défenestration.

Jean-Pierre Ferrière monte habilement une manipulation mettant aux prises deux femmes, la légitime délaissée et la maîtresse jamais acceptée. Entre elle deux, Lisa, la fille de l'homme déchu et de la maîtresse jamais acceptée par les parents du mari. Il est vrai que la légitime est riche, pourvoyant aux besoins financiers des parents de Vincent, et donc considérée comme une malheureuse subissant une trahison.

L'ambiance délétère entre ces deux femmes monte en puissance au fur et à mesure que l'action progresse. Elle révèle la noirceur d'âme de Michèle, les combinaisons machiavéliques dont elle est capable d'imaginer, se cachant derrière l'intérêt qu'elle porte à Lisa. Fanny n'est pas naïve mais elle est loin de penser que Michèle porte ses attaques en forme de coups bas, pouvant déstabiliser Lisa.

Nous sommes en présence de la Méchante Reine face à une nouvelle Blanche Neige dont l'enjeu serait Lisa, une pomme que convoitent les deux femmes. Blanche Neige Fanny détient cette pomme dont la Méchante Reine Michèle veut s'emparer, par n'importe quel moyen, même illégal. Lisa qui compte les coups sans rien dire, ou si peu, et se montre moins ingénue que son âge pourrait le laisser supposer. Un combat âpre s'engage entre les deux femmes, et la douce Fanny devient aussi retorse que son adversaire.

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PAUL MAUGENDRE
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