Ces Français Qui Ont Révolutionné Le Monde DELOBETTE420

HUBERT DELOBETTE

Ces Français Qui Ont Révolutionné Le Monde


Aux éditions LE PAPILLON ROUGE EDITEUR

529

Lectures depuis
Le lundi 30 Novembre 2015

fleche Soutenez RayonPolar en achetant
Ces français qui ont révolutionné le monde

sur
Amazone

fleche
fleche

Hubert DELOBETTE




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Parution le 23 octobre 2015. 288 pages. 19,90€.

S'il est bien une caractéristique qui caractérise les Français en général, c'est de se croire supérieurs tout en se dénigrant.

Cela se traduit par plusieurs symptômes, que ce soit dans le domaine sportif, le plus visible, mais dans le langage aussi bien parlé qu'écrit, ou dans diverses manifestations technologiques, scientifiques, l'apologie de l'américanisme faisant foi. Ainsi, tandis qu'au Siècle des Lumières, le Français était langue officielle, aujourd'hui non seulement c'est l'Anglais qui prédomine, mais les Français usent, pour ne pas dire abusent, des expressions anglo-saxonnes.

Ce qui est un déni flagrant, non point de patriotisme, ce mot est galvaudé, mais tout simplement d'honneur d'appartenance à une nation qui rayonna plus par ses avancées scientifiques, culturelles et sportives que par ses guerres.

Ces chercheurs, ces découvreurs, ces inventeurs, ces innovateurs, la plupart du temps sont aujourd'hui oubliés, mais leurs inventions perdurent, parfois récupérées par d'autres nationalités. Pour de simples raisons d'obscurantismes étatique et financière.

Ainsi si l'on se souvient de Denis Papin et de sa machine à vapeur et de Joseph Cugnot et de son fardier, dont les livres d'histoires nous relataient les exploits, qui connait le nom de Jouffroy d'Abbans, le concepteur de la navigation à vapeur. Seulement pour de fallacieuses raisons d'emplacement des essais, il se verra spolié de son invention. En effet les essais sont réalisés le 15 juillet 1783 lorsque le Pyroscaphe, le navire qu'il a conçu, remonte la Saône devant 10 000 spectateurs, chargé de 1 500 tonnes de matériaux divers.

A Versailles, pourtant, la commission chargée d'examiner son dossier le rejette au motif qu'une telle démonstration ne peut être faite qu'à Paris, sur la Seine, devant les membres des académies royales !

Mais ruiné, Jouffroy d'Abbans ne peut réitérer son exploit, et s'exile en Italie. Un Américain, du nom de Fulton, s'est emparé de cette invention, et il en récoltera les fruits.

Plus troublante et plus fumeuse, l'histoire de Charles Sauria qui inventa l'allumette qui s'allume toute seule. Auparavant il fallait des brandons, l'archet à feu ou encore le briquet à amadou pour allumer un feu, une torche, une bougie. Féru de physique-chimie, il passe ses années d'étudiant à effectuer des recherches et c'est un peu par hasard (comme bien souvent) qu'il parvient à mettre au point cette allumette connue dans le monde entier et qui s'allume par simple frottement sur un grattoir, ou avant l'invention de l'allumette dite de sécurité, sur le talon de la botte ou le pantalon.

Des amis lui conseillent de déposer un brevet. Mais comme il ne dispose pas des 1 500 francs (nous sommes au début des années 1830) nécessaires, l'invention lui échappe. Surtout elle arrive bientôt en Allemagne, où monsieur Nicollet, le professeur de chimie, a au cours d'un voyage naïvement expliqué la recette à des homologues scientifiques.

Autre histoire édifiante, celle de Louis Pouzin, l'homme qui tissa la Toile. Celle dont on se sert tous les jours, par écran interposé : Internet. Spécialiste en informatique; Louis Pouzin crée, à l'initiative du Général De Gaulle, un programme destiné à relier en réseau des ordinateurs, programme qu'il intitule Cyclades, en référence aux 250 îles grecques. Seulement lors de l'arrivée de Giscard d'Estaing à la présidence de la République, la donne change et c'est l'exploitation du Minitel qui est favorisée. Qui se souvient du Minitel de nos jours, sauf ceux qui étaient adeptes du Minitel Rose ?

Le téléphone sonne... et ce n'est pas grâce à Graham Bell, comme on nous l'enseigne couramment mais à Charles Bourseul, qui mit au point ce moyen de communication en 1854. D'ailleurs, n'en déplaise à ses détracteurs (une invention française c'est trop beau pour être vrai !) il suffit de se reporter à un article paru dans le journal L'Illustration du 26 août 1854, dans lequel il décrivait le principe même du téléphone. Charles Bourseul débute comme commis aux Postes et Télégraphes, et devient rapidement spécialiste es-morse. Il est donc bien placé pour vanter son invention, et la Poste, par sa hiérarchie, lui signifie de s'occuper de choses plus sérieuses ! On n'arrête pas le progrès, parait-il, sauf quelques imbéciles qui n'acceptent pas que leurs employés puissent avoir des idées.

Par la faute de moyens financiers, par la faute de l'état pour qui Paris est le centre du monde, ou de banques trop frileuses qui préfèrent jouer en bourse l'argent déposé par leurs clients que d'aider des entreprises ou des chercheurs, des inventions françaises ont donc été récupérées par d'autres nations ou des particuliers opportunistes qui ont bâti leurs fortunes sur des spoliations.

Un autre frein à la créativité réside en la peur des ouvriers face à des machines qui vont leur prendre leur travail et supprimer des emplois. Une fois de plus reportons-nous à nos livres scolaires d'histoire, et remémorons-nous les soulèvements des canuts lyonnais, face aux métiers à tisser de Jacquard et de la machine à coudre de Thimonnier. Je n'en dis pas plus, préférant vous laisser le plaisir, et l'émotion voire la colère, en lisant l'article qui leur est concerné.

Heureusement tous n'ont pas connu ce genre de déboires, même si leur nom n'est pas passé à la postérité comme Constantin Senlecq, le père grand du petit écran, écran que, amélioré, nous regardons tous ou presque tous les jours, pour suivre les infos, regarder des retransmissions sportives ou suivre des séries... télévisées. Ou Marcel Desprez qui mit au point les lignes électriques capables d'acheminer l'électricité jusque dans le moindre foyer reculé de la France profonde.

En 43 articles, sous forme de vignettes comme des minis-séries télévisées, ou des historiettes de bande dessinées en une ou deux pages, abondamment illustrées, Hubert Delobette recense donc quelques destins d'hommes et de femme qui ont étudié, travaillé, cherché, réalisé, pour le progrès, le bienfait de l'humanité, et qui ont obtenu les honneurs ou sont tombés dans les oubliettes pour des raisons décrites ci-dessus. Et Hubert Delobette fait donc œuvre pie en nous les présentant et les sortant, pour certains, des placards dans lesquels ils sont enfermés comme quantité négligeable.

Un ouvrage qui permettra d'évacuer quelques idées reçues et ne manquera pas de vous intéresser, vous et vos enfants, et redorera le blason français, sans pour autant verser dans un chauvinisme malséant.

Retrouvez
PAUL MAUGENDRE
sur
leslecturesdelonclepaul.over-blog.com/
 

livrenpoche
Chercher hubert delobette



 
 



Pour être informé des Mises à Jour, Abonnez-vous à l'Hebdo du RayonPolar
Indiquez votre Mail

Les réclames du RayonPolar
getfluence.com


Pour votre publicité, contactez le site

Pub sur RayonPolar

Sur les 32200 pages du Site
chiffres Google Le jeudi 3 Novembre 2011







En accédant à ce site marchand par l'intermédiaire de ce lien vous soutenez financièrement le RayonPolar






Site dédié au Polar-Film-Série
Si vous entrez directement sur cette page,
Retrouvez ses nouvelles en ligne, ses critiques de polars, de films, de séries TV
Sa liste de revues et sa galerie de couvertures de polars anciens.
Visitez le Rayon Polar
Il y a trois sortes de mensonges : les mensonges, les gros mensonges et les statistiques.
- Benjamin Disraeli (1804-1881), homme politique britannique

















Pinterest
(C) Les textes n'engagent que leurs signataires
RayonPolar
Certaines illustrations de ce site sont des reprises des couvertures de la collection Néo et sont signées
Jean-Claude Claeys.

Reproduit ici avec son aimable autorisation
Pour visiter son Site
Pour acheter des originaux
Cliquez sur l'image
RayonPolar