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SANDRINE DAUDEVILLE

Dark, Une Ombre


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Le vendredi 27 Decembre 2013

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Sandrine DAUDEVILLE




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

 Format papier 18,98€. Version ePub ou PDF 7,59€.

Certaines personnes possèdent un patronyme prédestiné en adéquation avec leur existence.

Ainsi Matt, qui se nomme Lecoeur, aime les femmes, toutes les femmes depuis son adolescence, mais principalement les belles et fines. Mais ce n'est pas tout, car tout jeune, alors qu'il n'avait que six ans, un médecin lui a découvert une malformation cardiaque.

En 1998, alors qu'il a environ vingt-cinq ans, Matt est réveillé par un bruit incongru. Du verre brisé. Mais ce ne sont pas les bouteilles qu'il a éclusées la veille au soir, des libations chez des copains, non, ce sont sûrement les fenêtres qui viennent d'exploser sous la chaleur. La maison de sa mère est en feu. Heureusement elle est à l'hôpital depuis deux jours. Le temps de reprendre ses esprits, et son katana, et il enjambe le rebord de la fenêtre de sa chambre. Deux étages avant d'arriver au sol. Pas le temps de s'occuper de son piano, auquel pourtant il tient tant, et de sa veste. Dans ce cas c'est plutôt à son portefeuille que vont ses pensées, car il contient une belle somme d'argent récoltée en revendant des produits illicites. Les pompiers sont en bas, et sa sœur Delphine, qui habite à deux ou trois rues de là, arrive et se propose avec réticence de l'héberger. Un peu à contrecœur, car dix ans les séparent et ils ne se sont jamais vraiment bien entendus. Avec sa mère non plus, mais ce n'est pas de sa faute. Comme si elle l'ignorait. Mais il n'en connaîtra la cause et les raisons que plus tard.

Il n'avait que quinze ans, en 1989, lorsqu'il a bu son premier kir, chez les Masson. Anne, leur fille pas farouche, l'a aguiché et il s'est permis au dehors dans la nuit quelques privautés qu'elle n'a pas refusées. Le lendemain lors d'un rendez-vous, il la mordille dans le cou et cela lui procure une jouissance inconnue et étrange.

En 2002, Matt est marié, presque. Il vit avec Elisa et ils travaillent dans la même boite. C'est elle qui l'a embauché au service informatique. Fini les petits vols à l'étalage et autres délits avec les fils Masson ou les fils Bonnard. Il travaille régulièrement et ce pourrait être pire. Sauf qu'ils sont tous deux jaloux. Il s'inquiète lorsqu'elle s'enferme dans la chambre pour répondre au téléphone. Quant à Elisa elle n'apprécie pas qu'il aille manger avec Emilie, une collègue qui n'a pas sa langue dans sa poche. Emilie lui narre ses soirées avec ses différents amants, décrit ses positions sexuelles, et l'affuble de petits mots doux qui parfois l'importune. Mais ce qu'il en sait pas, c'est qu'elle est devenue son ombre, surveillant ses faits et gestes le soir lorsqu'il sort. Car Matt qui s'est aménagé une pièce dans le grenier sort souvent le soir.

Matt rencontre des femmes, mais il s'évanouit souvent et lorsqu'il sort de cette léthargie, il ne se souvient plus de rien. De ce qu'il s'est passé avant de sombrer dans l'inconscience.

Depuis quelques années, un fois l'an environ, des jeunes femmes sont retrouvées, à moitié nues, avec des traces sur le cou comme si quelqu'un s'était amusé à les mordre. Et surtout elles sont mortes, un pieu fiché dans le cœur. Les journaux relatent ces affaires et peu à peu les relient, et le scripteur des articles se demande si un vampire ne sévirait pas dans la région dijonnaise.

Surtout ne croyez pas que j'ai défloré le sujet et livré l'épilogue, loin de là.

Le lecteur suit le parcours de ce jeune homme en effectuant de nombreux allers et retours dans le passé. Le temps passe, mais s'intercalent des événements s'étant déroulés quelques années auparavant, et à chaque fois le narrateur change, s'exprimant à la première personne et dont on ne connait le nom qu'au bout de quelques paragraphes. Ce qui oblige le lecteur à s'imprégner de l'histoire avec attention. Car parfois, c'est un peu confus, ce qui ajouterait un peu de charme à cette histoire, si le roman n'était pas aussi long. Le lecteur est avide d'arriver à la conclusion, et élagué d'au moins une centaine de pages, sinon plus, ce roman eut été encore passionnant. Le délayage nuit à la vivacité. Mais il est vrai qu'un romancier débutant a parfois tendance à trop vouloir en faire, s'attardant sur des détails. Et puis cela n'engage que moi, car étant bibliophage, j'aime passer rapidement d'un roman à un autre.

Je pense qu'il vaut mieux lire une version numérique que la version papier, comme celle que je possède, car la mise en page est plutôt chaotique. Mais il ne faut pas en vouloir à l'auteure ni à la maison d'édition qui est toute jeune car le principe est d'éditer en priorité des versions numériques et j'espère que ces petits défauts, que je souligne car il faut bien trouver quelque chose pour ne pas être accusé de flagornerie, que ces anomalies n'apparaissent pas dans les versions PDF ou autres.

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