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DEL PAPPAS

Le Baiser Du Congre


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Del PAPPAS




Une lecture de
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Del Pappas fait partie de ces auteurs qui ne peuvent se défaire de leur ville. Lui c’est Marseille… La cité millénaire avec un léger penchant pour l’Estaque

« Endroit mythique : Cézanne, Duffy, Renoir et quelques autres peintres impressionnistes des plus connus ont été inspirés par cette rade et les couleurs de ses cieux.

Quelques cubistes aussi, ont immortalisé sur leurs toiles le port, le pont du chemin de fer, le château Fallet ou les calanques du Rôve.

(…)

Le blason de l'Estaque représente le Saint Patron Saint Peïre l'Estaca sur un fond d'azur avec les clefs de la ville et deux sardines. Le Saint tient dans la main un lien, « uno estaco », d'où le nom du village. Et c'est bien le lien qui symbolise ce tranquille quartier de Marseille. Lien de la nature et de l'homme. Pas de parking, pas de commerce folklorique, pratiquement pas de rue et surtout il n'y a rien à voir sinon une façon de vivre, un air que l'on ne trouve pas ailleurs. »

L’Estaque, le Panier (où il domicilie son personnage, dit le Grec) et la mer :

« Soudain, un clapotis nous fait sursauter. Comme un " poisson sautant hors de l'eau pour échapper à un prédateur. L'avant de la barque tangue et l'on voit apparaître une sirène brune, dorée, ruisselante. »

Spillane ouvrait « en quatrième vitesse » par :

« La fille apparut brusquement dans le champ lumineux de mes phares, agitant ses deux bras comme une marionnette, et je lâchai une bordée de jurons qui me laissa les oreilles bourdonnantes. Je donnai un grand coup de volant, sentis l'arrière de ma voiture partir allégrement vers le bord de l'abîme, poussai à fond la pédale de l'accélérateur et freinai aussitôt, histoire de ne pas aller m'aplatir contre la falaise. »

Mike Hammer croissait la beauté, l’amour et la mort au sortir un virage, le Grec les pêche au large du Frioul.

Mais pour ceux qui ne retiennent de Spillane que ses idées ultra-conservatrices, se rassurent Del Pappas ne les partage pas et le parallélisme s’arrête là : au meilleur !

« A.Hitchcock : La fameuse clause secrète, c'était notre MacGuffin. Il faut que nous parlions du MacGuffin!

F.Truffaut : Le MacGuffin, c'est le prétexte, c'est ça ?

A.Hitchcock : C'est un biais, un truc, une combine, on appelle cela un « gimmick ». » (dans Hitchcock Truffaut)

Et tel est le cas avec le Baiser du congre : le prétexte est confus, improbable, abracadabrantesque ( digne de Johnny Métal chez les réducteurs de têtes) :

« - Les Ndjukas font partie d'une tribu noir marron du haut Maroni, le fleuve frontière de la Guyane et du Surinam. J'ai vécu avec mon père et ma mère là-haut.

- Tu ne m'as jamais parlé de ta mère. Tu ressembles père, où à ta mère ?

- Ma mère était une princesse indienne Wayana. »

Mais peu importe Del Pappas en profite pour nous faire « traverser » la ville en compagnie de ses amis ; Féfe, Esther et Emilien, le chien.

Il en profite pour nous parler du bonheur authentique qu’engendre l’amour et du malheur de l’absence.

Il en profite pour nous parler de la vie…

Mais pas de panique, nous restons malgré tout loin de la littérature nombriliste, et si Del Pappas nous parle d’amour c’est par l’entremise d’un polar, d’un polar auquel ne manque aucun des ingrédients qui font le genre : le flic véreux psychopathe, les tueurs sanguinaires, les poursuites en voitures, les morts violentes, la drogue et la prostitution…

« Je perçois maintenant des détails épouvantables. Tine a les bras attachés par des ceintures.

Féfé hagard attrape le crâne de sa compagne. Il pousse un cri. Celui-ci vient de lui rester dans les mains, il le lâche.

La tête de la femme roule dans la flaque de sang avec un bruit écœurant. J'ai un haut-le-cœur, je vais être malade. On l'a coupée et replacée sur le tronc, mais à l'envers.

Ça donnait au cadavre un côté farce et je suis épouvanté de penser que cela a dû amuser le ou les auteurs de ce crime abominable. »

De l’art… du grand art

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