le guet-apens de piscatoris de Jean CONTRUCCI


Le Guet-apens De Piscatoris CONTRUCCI623

JEAN CONTRUCCI

Le Guet-apens De Piscatoris


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Jean CONTRUCCI




Une lecture de
RENE BARONE

RENE BARONE  

JCLattès, septembre 2008, 413 pages, 15€

4° de couverture :

     Par une aube glacée de janvier 1907, entraîné par son oncle Eugène Baruteau, chef de la Sûreté marseillaise, à une battue au sanglier dans le vallon de Piscatoris, à l'est de Marseille, Raoul Signoret, reporter au Petit Provençal, est témoin d'un meurtre. Qui a tiré sur Gaston Cadenel ? Les ennemis ne manquaient pas au paysan-chasseur de Saint-Marcel, fâché avec tous ceux à qui il reprochait d'avoir vendu la terre de leurs ancêtres aux industriels de la vallée de l'Huveaune. Gustave, le fils, disparu au lendemain de la mort du père, devient le suspect numéro un.

     Mais lorsqu’après l'incendie de la bergerie des Cadenel, où périt leur valet, les langues se délient, un " secret de famille " vieux de vingt ans, aux relents de viol et d'inceste, ressurgit. Ce que l'on prenait pour une sordide vengeance paysanne tourne alors à la tragédie grecque. Malgré l'appui de son oncle et l'aide de Cécile, sa précieuse épouse, Raoul Signoret aura bien du mal à dénouer l'écheveau des haines ressassées et des passions refoulées.

 

  Et de 7 ! Le nouveau tome des “nouveaux mystères de Marseille” est arrivé, à la même date et au même prix, avec comme toujours, et ce qui ne gâte rien, une belle couverture illustrant un chapitre de l’ouvrage (couverture que Jean Contrucci déniche lui-même dans les pages des journaux de l’époque).

  Comme il le disait dans une interview, son principal souci est de se renouveler, chose qui n’est pas toujours aisée quand on se lance dans l’écriture d’une série. Soyez rassurés, il le fait encore une fois avec brio. Mais qui en aurait douté ? Il a suffisamment de métier pour éviter tous les pièges.

   Dans ce nouvel épisode il nous entraîne à la “campagne”, sur les hauteurs de Saint Marcel, au milieu des jas et de la garrigue, et nous plonge dans un véritable drame paysan, âpre et dur. Roman noir et social, mais comme toujours teinté d’humour et de bonne humeur.

   Si Jean Contrucci sait se renouveler de roman en roman, moi, je l’avoue, j’ai du mal ! Car une nouvelle fois je suis sous le charme et je vais redire ce que j’ai déjà dit pour ses précédents livres : il arrive à mêler avec adresse des faits historiques au milieu d’une enquête embrouillée à souhait. Et je dois reconnaître que j’ai été bien trompé, croyant avoir compris le pourquoi du comment à la moitié du roman, eh bien non ! il nous réserve de belles surprises finales, ce qui n’est pas pour nous déplaire, n’est-ce pas ?

   Comme je le disais, on est sous le charme grâce aux personnages qui sont devenus des amis au fil des différents épisodes. On y retrouve bien entendu l’oncle Eugène Baruteau, aussi gourmet et aussi gourmand que d’habitude,  Cécile qui  jouera  une de fois de plus les infirmières pour apporter sa contribution à l’enquête, et puis les seconds rôles, comme Auguste Escarguel, le vieux journaliste relégué aux menus faits divers. Sans oublier les clins d’oeil aux amis, comme à De Rocca (journaliste et auteur de polars, pour ceux qui ne connaîtraient pas). Tous ces personnages contribuent au succès de cette série qui pourrait faire (si la télévision s’en donnait les moyens)  une série à succès. Et puis on est encore sous le charme des petites phrases du genre “... Raoul Signoret, car c’était lui...” ou des têtes de chapitres qui rappellent le bon temps des feuilletons d’autrefois. Je ne peux résister au plaisir de citer celle du chapitre 8 : “Où l’on apprend de la bouche d’un expert les secrets bien gardés de la cuisson des pieds et paquets”. Car si Raoul et Baruteau enquêtent, et même si l’enquête est compliquée, ils n’oublient pas de faire de temps en temps un bon gueuleton !

   Je vais me répéter, la dernière page lue, le livre refermé, on regarde la couverture et on se dit “Bravo, encore un bon cru” et on pense déjà au prochain : “Encore un an à attendre !”. Je crois savoir qu’il s’appellera “Le vampire de la rue des Pistoles”. Voilà qui nous met déjà l’eau à la bouche ! 

               

               

 

Jean Contrucci, pourriez-vous nous dire comment vous est venue l’idée de ce roman ? Pourquoi un drame paysan ?

 

C'est tout simple et vous l'avez souligné: mon souci majeur de ne pas me répéter de livre en livre. Quand on écrit une série et qu'on retrouve les principaux personnages, c'est le danger. On risque de se retrouver dans des décors et des situations déjà traitées. Les six premiers tomes étaient urbains, celui-là est plus campagnard. Mais c'est une campagne âpre et dure comme les gens qui y vivaient.

 

Avez-vous pensé à l’affaire de Lurs en l’écrivant ? Les prénoms de Gaston et Gustave comme Dominici, semblent y faire allusion.

 

Bien vu. Gaston, Gustave... et Clovis. C'est un petit clin d'oeil à ce fait divers majeur. Les situations ne se ressemblent pas, mais le personnage du père, Gaston Cadenel a beaucoup de points communs avec le "sanglier de la Grand'Terre". Il est ,comme lui,  tyrannique et sans scrupules. Ce n'est pas un hasard.

 

Comment avez-vous choisi St Marcel,  le lieu de l’action ?

 

C'est une affaire de famille. Ma fille venait de s'y installer quand j'ai cherché un décor pour le tome 7. Ce fut l'occasion pour moi de découvrir tout un terroir aux portes de Marseille dont j'ignorais tout. Le roman se passe sous les fenêtres de ma fille et de son compagnon, à qui le livre est dédié. Mais ne le répétez pas, c'est une affaire privée.

 

Comme à chaque roman vous glissez à l’intérieur des évènements, petits ou grands. Cela doit demander de nombreuses recherches. Comment faites-vous ?

 

Je n'oublie pas avoir été journaliste durant près de 40 ans. Avant de publier une enquête, on se renseigne. C'est ce que fait mon héros, Raoul Signoret. C'est ce que je fais aussi. Je lis tous les journaux de l'époque pour restituer l'ambiance, les préoccupations, les événements petits ou grands. J'y ajoute une couche d'histoire et celle de Saint-Marcel n'est pas banale, puisqu'il y a de fortes chances pour que ce village soit encore plus ancien que Marseille, qui est pourtant la doyenne des villes françaises.

 

Toujours à propos de ces petits détails qui font vrais, en lisant certains passages je me demandais si vous aviez poussé la minutie jusqu’à vérifier les horaires des chemins de fer, comme par exemple à la page 51 quand Raoul prend le train de 8 h 47 ?

 

Non, pas jusque là. "Le train  de 8h47" est le titre d'une comédie fameuse de Georges Courteline où il règle ses comptes avec les militaires.

 

Et je suppose que le bottier Charpin du Bd Chave a vraiment existé ? De même que le charcutier Slissa ou le Chalet de l’Huveaune spécialiste des pieds et paquets ?

 

Oui, tous ceux-là, je les ai dénichés soit dans l'annuaire, soit dans les "réclames" des journaux (on ne disait pas publicité) et aussi dans un livre intitulé "Saint-Marcel Mon village" écrit par l'ancien président du CIQ, qui m'a fourni de précieux détails.

 

Page 57 il est question d’un oppidum à St Marcel qui remonterait à 700 ans J. C. Un ensemble qui existerait avant la fondation de Massalia. Ce serait donc la trace des premiers habitants de la région, ceux de la légende de Gyptis et Protis ?

 

Exactement. Certains archéologues pensent que c'était là, au bord de l'Huveaune, donc un peu en retrait du littoral, que vivait les tribus celto-ligures des Ségobriges, ceux qui cédèrent (de gré ou de force?) les terrains aux Grecs  venus de Phocée, désireux de s'installer sur les bords du Lacydon.

 

Vous n’oubliez jamais de rappeler dans vos romans les conditions de travail au début du siècle comme celui des « cigarières » dans « Double crime de la rue Bleue », et ici celles des « bugadières » qui lavaient le linge dans les eaux glacées de l’Huveaune.

 

C'est aussi pour montrer à ceux qui se plaignent des conditions de travail actuelles, qu'il y a eu plus malheureux qu'eux. Surtout chez les femmes, à qui étaient dévolues les tâches les plus contraignantes.... et  les moins bien payées...

 

Page 183 vous citez un « poème » paru dans la presse en 1907. Pourriez-vous nous en donner la suite, si vous l’avez ? En voici le début :

J’ai peur

 

Nous manquons de sécurité

Dès que la nuit étend ses voiles

Le crime envahit la cité

Quand Dieu rallume ses étoiles

 

J’ai peur dès que j’entends marcher

A minuit comme dans un rêve

Et que je viens de me coucher

J’ai peur que le poignard se lève !

 

Chaque jour quand l’aube renaît

Dans notre ville de Marseille

On se demande si l’on n’est

Pas décédé depuis la veille

 

Vous êtes dur avec moi...

 

Ah! le temps devenu lointain

Où sans cette crainte importune

Les amoureux, le gaz éteint

Rêvaient encore au clair de lune

 

Où l'on pouvait sitôt dîné

- Maintenant fermons nos demeures -

Sans crainte d'être assassiné

Sortir le soir après huit heures.

 

Où les honnêtes citoyens

Pouvaient porter de fortes sommes

ah! que ces temps mérovingiens

Mont loin de l'époque où nous sommes.

 

Même on peut le soir en rentrant

Trouver un mort à chaque étage

Bienheureux quand c'est un parent

Dont on espère l'héritage (sic)

 

Dernière question à propos de votre prochain roman qu’on commence déjà à attendre ! J’ai vu sur votre site qu’il devrait s’appeler « Le vampire de la rue des Pistoles ». Pouvez-vous nous en dire un peu plus ? Est-il déjà écrit ?

 

Il est écrit aux neuf dixièmes. S'il n'y a plus de questions, je vais peut-être pouvoir le terminer... :-)

 

Jean Contrucci, je vous remercie

 

Marseille, octobre 2008



Une autre lecture du

Le Guet-apens De Piscatoris

de
RENE BARONE

RENE BARONE

4° de couverture :

     Par une aube glacée de janvier 1907, entraîné par son oncle Eugène Baruteau, chef de la Sûreté marseillaise, à une battue au sanglier dans le vallon de Piscatoris, à l'est de Marseille, Raoul Signoret, reporter au Petit Provençal, est témoin d'un meurtre. Qui a tiré sur Gaston Cadenel ? Les ennemis ne manquaient pas au paysan-chasseur de Saint-Marcel, fâché avec tous ceux à qui il reprochait d'avoir vendu la terre de leurs ancêtres aux industriels de la vallée de l'Huveaune. Gustave, le fils, disparu au lendemain de la mort du père, devient le suspect numéro un.

     Mais lorsque après l'incendie de la bergerie des Cadenel, où périt leur valet, les langues se délient, un " secret de famille " vieux de vingt ans, aux relents de viol et d'inceste, ressurgit. Ce que l'on prenait pour une sordide vengeance paysanne tourne alors à la tragédie grecque. Malgré l'appui de son oncle et l'aide de Cécile, sa précieuse épouse, Raoul Signoret aura bien du mal à dénouer l'écheveau des haines ressassées et des passions refoulées.

 

Et de 7 ! Le nouveau tome des “nouveaux mystères de Marseille” est arrivé, à la même date et au même prix, avec comme toujours, et ce qui ne gâte rien, une belle couverture illustrant un chapitre de l’ouvrage (couverture que Jean Contrucci déniche lui-même dans les pages des journaux de l’époque).

  Comme il le disait dans une interview, son principal souci est de se renouveler, chose qui n’est pas toujours aisée quand on se lance dans l’écriture d’une série. Soyez rassurés, il le fait encore une fois avec brio. Mais qui en aurait douté ? Il a suffisamment de métier pour éviter tous les pièges.

Dans ce nouvel épisode il nous entraîne à la “campagne”, sur les hauteurs de Saint Marcel, au milieu des jas et de la garrigue, et nous plonge dans un véritable drame paysan, âpre et dur. Roman noir et social, mais comme toujours teinté d’humour et de bonne humeur.

Si Jean Contrucci sait se renouveler de roman en roman, moi, je l’avoue, j’ai du mal ! Car une nouvelle fois je suis sous le charme et je vais redire ce que j’ai déjà dit pour ses précédents livres : il arrive à mêler avec adresse des faits historiques au milieu d’une enquête embrouillée à souhait. Et je dois reconnaître que j’ai été bien trompé, croyant avoir compris le pourquoi du comment à la moitié du roman, eh bien non ! il nous réserve de belles surprises finales, ce qui n’est pas pour nous déplaire, n’est-ce pas ?

Comme je le disais, on est sous le charme grâce aux personnages qui sont devenus des amis au fil des différents épisodes. On y retrouve bien entendu l’oncle Eugène Baruteau, aussi gourmet et aussi gourmand que d’habitude,  Cécile qui  jouera  une de fois de plus les infirmières pour apporter sa contribution à l’enquête, et puis les seconds rôles, comme Auguste Escarguel, le vieux journaliste relégué aux menus faits divers. Sans oublier les clins d’oeil aux amis, comme à De Rocca (journaliste et auteur de polars, pour ceux qui ne connaîtraient pas). Tous ces personnages contribuent au succès de cette série qui pourrait faire (si la télévision s’en donnait les moyens)  une série à succès. Et puis on est encore sous le charme des petites phrases du genre “... Raoul Signoret, car c’était lui...” ou des têtes de chapitres qui rappellent le bon temps des feuilletons d’autrefois. Je ne peux résister au plaisir de citer celle du chapitre 8 : “Où l’on apprend de la bouche d’un expert les secrets bien gardés de la cuisson des pieds et paquets”. Car si Raoul et Baruteau enquêtent, et même si l’enquête est compliquée, ils n’oublient pas de faire de temps en temps un bon gueuleton !

Je vais me répéter, la dernière page lue, le livre refermé, on regarde la couverture et on se dit “Bravo, encore un bon cru” et on pense déjà au prochain : “Encore un an à attendre !”. Je crois savoir qu’il s’appellera “Le vampire de la rue des Pistoles”. Voilà qui nous met déjà l’eau à la bouche !  

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