tu peux crever ! de E. v. CUNNIGHAM


Tu Peux Crever ! CUNNIGHAM331

E. V. CUNNIGHAM

Tu Peux Crever !


Aux éditions SERIE NOIRE


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Le dimanche 1 Mars 2015

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E. v. CUNNIGHAM




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE  

Shirley - 1964. Traduction de C. Grégoire. Parution août 1965. 256 pages. Réédition Folio Policier N°62. Parution avril 1999. 256 pages. 5,80€.

Rassurez-vous, ce n'est pas à vous que je m'adresse !

Employée au service comptabilité d'une fabrique de produits plastiques, Shirley, vingt ans, se méfie des hommes, dont Morrow le directeur et Bergman le sous-directeur, les rabrouant vertement dans leurs entreprises de séduction.

Elle n'a qu'une amie, Cynthia, auprès de qui elle se confie volontiers. Un soir, deux hommes pénètrent chez elle et la kidnappent, vérifiant que leur otage ressemble bien à une jeune fille dont ils possèdent la photo. Elle provoque un accident de voiture et s'enfuit, les deux ravisseurs étant gravement blessés. Au commissariat où elle se présente, le lieutenant Burton a d'abord du mal à croire en son histoire, mais les faits parlent d'eux-mêmes. Burton croit la reconnaître sur la photo prélevée dans le portefeuille de l'un des tueurs, mais Shirley nie, ne se reconnaissant pas dans le portrait de jeune fille mélancolique qu'on lui montre.

Un homme l'importune au téléphone, l'appelant Carlotta, et Bergman lui apprend qu'un individu style matador s'est renseigné à son sujet. Rentrant chez elle, elle est assaillie par un inconnu, le fameux matador, qui joue nerveusement du couteau. Heureusement le lieutenant Burton la tire de ce mauvais pas en blessant son agresseur. Mais ses ennuis ne sont pas terminés pour autant.

Un jeune homme s'introduit chez elle et lui raconte une fable. Il serait le dernier descendant d'une petite principauté nichée entre l'Espagne et la France et que des tueurs sont à la poursuite de Shirley, la confondant avec sa cousine Carlotta, morte depuis des années. Shirley ne tombe pas dans le piège et Albert Soames, le jeune homme qui n'est autre qu'un acteur au chômage, emploie les grands moyens. Il l'oblige à quitter son appartement par les toits, des policiers veillant sur le trottoir.

En réalité elle est le sosie de Janet Stillman, fille d'un riche industriel, qui a quitté le foyer paternel et est morte depuis deux ans. Joey Santela, le secrétaire de Stillman, a imaginé un coup monté qu'il pense fructueux. Shirley endossera l'identité de Janet et Stillman le millionnaire qui, selon les médecins, n'a plus que quelques semaines à vivre lui lèguera la fortune qu'elle s'empressera de partager entre la bande. Mais il faut convaincre Shirley et surtout lui parfaire son éducation, ce qui s'avère une tâche ardue.

Shirley, dont le père est décédé un mois avant sa naissance et qui a perdu sa mère à l'âge de douze ans, est en butte avec la société. Possédant un quotient intellectuel élevé, elle cache une certaine timidité et une envie de faire son trou dans la société par une agressivité verbale. Sarcastique, insolente, elle n'a qu'un leitmotiv dont elle use abondamment et qui désarçonne ses interlocuteurs : Pouvez crever!

Et c'est ce personnage de petite fille perdue dans les vicissitudes de la vie, impertinente dans ses propos, désirant se montrer plus forte qu'elle est mais fragile au fond d'elle même, qui sauve ce roman un peu faible, nettement en-dessous de la production habituelles du grand Howard Fast alias E.V. Cunningham, le signataire de Mirage, de Sylvia ou encore de Spartacus.

Un roman qui ne manque pas de charme, ni d'humour, mais à la trame un peu mince. Si mince que l'enquêteur désigné, Burton, arrive presque à l'extinction des feux. Il a mené son enquête consciencieusement, lorsqu'il a été convaincu que Shirley ne le menait pas en bateau, mais tout le mérite revient toutefois à la jeune fille d'avoir su se tirer de ce mauvais pas en gardant son intégrité.

Curiosité :

Cynthia, l'amie de Shirley, est également le titre d'un roman de E.V. Cunningham qui fait partie de sa fameuse série des romans à prénoms.

Citation :

La plupart du temps, elle faisait la cuisine le soir, quand elle n'avait pas rendez-vous, car elle estimait qu'acheter de la charcuterie était l'indice d'un caractère sans énergie.

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