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JOHN DICKSON CARR

La Chambre Ardente


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John dickson CARR




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

The Burning Court - 1937. Traduction de Maurice-Bernard Endrèbe. Parution Janvier 2014. 320 pages. 6,60€.

Souvent imité, jamais égalé.

Deux mystères en chambre close pour le prix d'un.

Découvrir dans un manuscrit relatant des affaires criminelles célèbres la photographie de sa femme, cela engendre un choc dont Ted Stevens se remet immédiatement, ou presque. Chargé de relire le manuscrit d'un célèbre écrivain spécialisé la relation des crimes célèbres, Gaudan Cross, Stevens le parcourt dans le train qui l'emmène à Crispen près de Philadelphie. La photographie représente Marie d'Aubray, guillotinée pour meurtre en 1861. Or Marie d'Aubray est non seulement le nom de jeune fille de sa femme, mais également celui de la Marquise Marie de Brinvilliers.

Ceci l'amène à penser à la mort du vieux Miles (qui n'avait que 56 ans !) quelques jours auparavant d'une gastro-entérite. Mais des bruits ont circulé suggérant plutôt un empoisonnement à l'arsenic. Mrs Henderson, la gouvernante-cuisinière aurait aperçu la veille au soir du décès, alors qu'elle était dans la véranda attenante à la chambre de Miles Despard afin d'écouter son émission favorite à la radio, aurait aperçu donc entre deux plis d'un rideau tiré sur la porte-fenêtre une femme tendant au malade une tasse. Cette femme était habillée d'un costume d'époque et serait partie par une porte dans le mur. Détail macabre la tête de cette femme dont elle n'a pu distinguer le visage semblait simplement posée sur son cou. Autre détail, un bout de corde sur lequel neuf nœuds avaient été confectionnés à égale distance l'un de l'autre a été retrouvé sous l'oreiller de Miles Despard.

Stevens possède un pavillon non loin de Despard Park et lors de ses séjours en fin de semaine il s'entretient régulièrement avec Mark, le neveu du défunt. Ils parlent bien entendu de cette mort qui n'aurait pas été consécutive à une gastro-entérite mais à un empoisonnement que le docteur n'aurait pas décelé. Et Mark Despard a demandé à un ami toubib exilé en Angleterre, suite à un incident de parcours, de pratiquer à une autopsie. Pour cela il leur faut procéder à l'exhumation du cadavre. Quelle n'est pas leur surprise en descellant la dalle de la crypte et en ouvrant le cercueil fermé par des verrous placés à l'extérieur de la bière de constater qu'il est vide.

Deux mystères se présentent donc aux trois hommes ainsi qu'à Henderson le mari de la gouvernante cuisinière qui les aide dans leur entreprise et aux autres membres de la famille, Lucy la femme de Mark, Edith, sa sœur, puis Ogden, son jeune frère qui vient perturber leur réunion ainsi que Mary la femme de Stevens. Plus un invité surprise.

Une histoire complexe et simple à la fois. Complexe car John Dickson Carr sait insuffler une aura de fantastique et de surnaturel tout au long du développement de son intrigue; simple lorsque l'auteur, par le truchement des protagonistes, dévoile les trucs et astuces qui ont alimenté cette fiction rigoureusement construite.

John Dickson Carr mêle à sa fiction des épisodes historiques qui accréditent et compliquent à la fois l'intrigue. Car en manipulateur rigoureux, l'auteur se joue du lecteur en accumulant les événement qui empruntent au surnaturel tout en se montrant logique dans ses explications.

Le lecteur cartésien peut arrêter de lire ce roman, s'il le désire, au chapitre clôturant la quatrième partie : Explication tandis que celui qui aime frissonner continuera son périple littéraire jusqu'à l'épilogue qui est également l'unique chapitre de la cinquième et dernière partie intitulée Verdict. Un roman donc qui propose deux épilogues à savourer selon les sensibilités de tout un chacun. Et pour parodier un autre titre de John Dickson Carr, Le lecteur est prévenu !.

Ce roman publié pour la première fois en 1937, et dont l'intrigue se déroule en 1929 (du moins pour la version qui est en ma possession), n'a aucunement souffert des rides du temps et se lit toujours avec autant de plaisir.

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