|
|
MARTIAL CAROFF |
Liberté Pour La LibertineAux éditions COOP-BREIZHVisitez leur site |
2417Lectures depuisLe lundi 24 Aout 2009
|
Une lecture de |
Le cyber-reporter Léo Tanguy a rendez-vous sur l’île de Bréhat avec Jacques-Pol Goaziou. Le journaliste n’éprouve guère de sympathie pour cet homme d’affaire, qui exploita une boite à partouzes dans la région. Sujet à des rumeurs de sanglantes orgies, le club a fermé après un incendie. Goaziou en a créé un autre - toujours destiné à une clientèle de libertins friqués - sur l’île anglo-normande de Sercq, dirigé par Mylène Cerjac. Suite au meurtre d’un client de ce club Libert’île, Mylène a été emprisonnée. Goaziou souhaite que Léo Tanguy prouve l’innocence de la gérante. “Vous savez, moi, le monde du sexe à paillettes, ça me branche pas plus que ça. Mais puisque vous me dites qu’il y a de la merde à remuer…” répond Léo, acceptant la mission. Grâce à son vieil ami coiffeur homo Dominique, Léo découvre les clubs libertins du secteur de Lannion. Il y fait la connaissance de la chaude Liza, qui va l’accompagner à Sercq. Léo ne doute pas qu’elle soit à la solde de Goaziou. Avant leur départ, il interroge l’ex-animateur télé Roger Servières, qui a fréquenté les luxueuses soirées orgiaques du club incendié. Plus tard, il faudra aussi fouiller de ce côté-là, se dit-il. Léo et Liza se rendent sur Sercq, où ils sont attendus au Libert’île. Pour Cobo, le policier de Guernesey présent, les faits incriminent Mylène. Il est vrai que son alibi, un scientifique, a vite fichu le camp. Léo rencontre l’aimable constable local Heaume, paysan-policier, et l’étudiante en géologie Pauline, qui lui semblent de francs alliés. Léo ne tarde pas à trouver un témoin. Cet adolescent voyeur confirme l’alibi de Mylène, qu’il avait coutume d’observer. Convaincu, le policier Cobo fait libérer la gérante du club. Léo s’avoue troublé par la belle Mylène, métisse antillaise qui lui rappelle un amour défunt. Elle concocte pour lui de curieux cocktails, et organise une fête sexuelle qui excite plus les autres clients que Léo. Reste pour le reporter à démasquer le véritable assassin, même si Goaziou ne le lui a pas demandé. Par une nuit de pluvieuse tempête, Léo entreprend de visiter les anciennes exploitations minières de Little Sark, où Pauline aurait vu des ombres menaçantes. Ce que Léo va découvrir, en s’exposant au danger, pourrait conclure l’affaire. Mais il a encore des comptes à régler sur l’île de Bréhat… Dans ce nouvel épisode, de Martial Caroff, voici notre ami Léo plongé dans des rites sexuels qu’il maîtrise mal : “C’est un jeu, soit ! Mais quel jeu, quelles en sont les règles ? Le libertinage n’est pas plus anticonformiste que quelque autre activité sociale que ce soit. Quoi que différentes, les conventions sont très prégnantes (…) Le monde libertin est un monde à l’envers, où les femmes ont le pouvoir et les hommes deviennent des objets de désir. Mais ainsi que dans toutes les sociétés fermées, il y a plusieurs niveaux d’initiation. Léo sent qu’il y a plein de choses qu’il n’a pas comprises…” Il conserve une certaine distance avec cet univers non dénué d’hypocrisie mondaine. Mais c’est un justicier, pas un moralisateur. Parmi les proches de Léo, c’est surtout Dominique qui tient ici un rôle actif. Après Bréhat, Léo découvre les beautés, l’Histoire et les mystères de l’île de Sercq. C’est à une enquête en plusieurs étapes que nous convie l’auteur, multipliant les péripéties. Scénario et narration sont solides, Caroff possédant une vraie écriture. Une aventure captivante, dans la meilleure tradition du roman populaire. |
Autres titres de |