La Course à La Mort à Travers Les Campements Ennemis BUFFALO657

BILL BUFFALO

La Course à La Mort à Travers Les Campements Ennemis


Aux éditions EICHLER

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Bill BUFFALO




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

N°1. Editions Eichler. Parution 7 ou 10 janvier1907. Fascicule hebdomadaire de 32 pages.

S’il est un héros américain dont la légende est encore vivace, c’est bien William Cody dit Buffalo Bill. Plus que Davy Crockett, personnage réel mort le 6 mars 1836 lors du siège de Fort Alamo, Daniel Boone ou Kit Carson.

Des exploits qui furent consignés par son ami et compatriote le colonel Prentiss Ingraham (1843 – 1904) qui fut son agent dans le cadre du cirque créé par le chasseur de bisons, le Wild West Show. Il fut l’auteur de plus de 400 romans ou nouvelles créant de nombreux personnages mais qui n’atteindront pas la renommée de Buffalo Bill.

Né le 26 février 1846 à North Plate dans l’Iowa, Cody perd son père à l’âge de 11 ans, sa mère déménage dans le Kansas où il devient convoyeur de bestiaux pour une compagnie de chariot, participe à la ruée vers l’or à 14 ans et travaille pour le Pony Express l’année suivante. Il fait partie des messagers, franchissant les Rocheuses, transportant le courrier entre le Missouri et la Californie. Puis durant la guerre civile il sert comme éclaireur de l’armée fédérale contre les Kiowas et les Comanches et entre en 1863 au 7e de cavalerie dans le Missouri et le Tennessee. Puis il deviendra homme de théâtre et de spectacles.

Lorsque nous faisons sa connaissance, il a seize ou dix-sept ans environ, au commencement de la guerre civile (ou guerre de Sécession) selon le fascicule, et appartient au 7e régiment du Kansas, basé à Fort Hayes.

Le général Custer attend des dépêches importantes du général Smith qui lui se tient à Fort Leavenworth. Cent-vint milles environ séparent les deux garnisons. Ses exigences, connaître le pays et être familier des indiens, opèrent une sélection rigoureuse, et seul Bill Cody se propose d’effectuer cette mission périlleuse. Custer ne peut s’y opposer malgré le jeune âge de Cody. Mais celui-ci a en tête l’idée de voir sa mère mourante et peut-être de s’affronter à Charles Dunn et son capitaine, le trop célèbre Jesse James. Une rancune tenace lui commande de vouloir affronter ces hommes, Charles Dunn étant à l’origine de la mort de son père.

Et c’est ainsi que le jeune Cody part pour Fort Leavenworth connaissant au cours de son périple de nombreuses mésaventures. D’abord il est poursuivi par des Sioux et il ne leur échappe qu’en se réfugiant dans une grotte en traversant le Missouri. Seulement cette grotte, qu’il pensait être seul à en connaître l’existence est déjà occupée par Charles Dunn et ses complices. Il est fait prisonnier et sauve la vie à une jeune fille, Louisa, qui a été enlevée le jour de son mariage. Son père, riche entrepreneur dans des mines a été tué sous ses yeux de même que son fiancé Charles. Selon ses souvenirs qui ne sont peut-être pas précis.

Cody parvient à s’enfuir avec Louisa qui lui narre les événements auxquels elle a participé malgré elle, mais ils sont bientôt rattrapés par d’autres indiens qui obéissent à un bandit ayant pignon sur rue, Don Ramiro qui a passé alliance avec Jesse James. Cody connaîtra le plaisir mitigé d’être attaché au poteau des supplices, les Indiens lançant dans le tronc des lances dont la pointe a été rougie, et autres joyeusetés. Mais ce n’est pas tout et l’équipée aura bien du mal à parvenir à Fort Leavenworth, but de sa mission. Là, je ne dévoile rien, car le lecteur sachant que d’autres aventures l’attendent, sinon à quoi serviraient les fascicules suivants, sait très bien qu’il ne faillira pas à sa mission, même s’il est sérieusement blessé.

Ce court roman, véritable hommage appuyé au courage de Bill Cody, pas encore surnommé Buffalo Bill, reprend certains épisodes réels de la vie du chasseur de bisons, y incorporant des scènes fictives, toutes plus grandiloquentes les unes que les autres, l’action prévalant.

On découvre un Bill Cody jeune, mais déjà imposant physiquement, courageux, tenace, revanchard, flegmatique devant le danger, n’ayant pas encore bu une goutte d’alcool, tireur émérite et cavalier non moins émérite et infatigable. Et n’ayant connu des bras féminins que ceux de sa mère. Comme le qualifieraient les magazines féminins, le gendre idéal.

Toutefois, certains passages sont un peu mièvres tandis que d’autres se révèlent pompeux et ampoulés. Certes, il parait que le style narratif d’Ingraham laissait à désirer, mais le traducteur, inconnu, n’y est peut-être pas pour rien non plus. Par exemple, lorsque les bandits ou les Indiens sont évoqués, un seul mot prédomine : coquins. Un mot un peu faible pour les qualifier, et d’autres termes plus forts auraient pu être employés. Mais après tout, il s’agit de raconter des histoires destinées principalement à des enfants plus ou moins grands, et le vocabulaire s’efface devant la rapidité d’action des mésaventures qui s’enchainent pratiquement sans relâche.

Mais ce pourrait être également une histoire écrite par Ned Buntline, cet écrivain ayant été le premier à narrer les exploits de Buffalo Bill, Ingraham prenant la suite. Seulement à qui attribuer réellement ce texte, sachant que la chronologie française n’est pas forcément celle d’origine ?

Une lecture amusante et le mieux est d’en découvrir la suite afin de se replonger dans une époque qui a fait et continue de faire rêver, celle des Westerns, avec ses bons et ses mauvais côtés. Par exemple la façon dont sont décrits les Indiens, Sioux et Kiowas par exemple. C’était la façon de présenter alors ces autochtones, les Américains blancs étant fiers de leur prépondérance fallacieuse. Il fallait conquérir des terres pour les colons et donc montrer les natifs comme des ennemis sanguinaires.

La guerre de Sécession qui voulait abolir l’esclavage, côté Nordiste évidement, n’empêchait pas ceux qui se prévalaient d’agir comme des défenseurs de la cause des Noirs de se montrer racistes envers d’autres peuplades, et principalement celles qui occupaient à l’origine les terres convoitées. Il suffit de se remémorer les grandes batailles, dont celle dite de Little Big Horn qui se soldat par la victoire des Amérindiens, une coalition entre Sioux et Cheyennes. Mais ceci est une autre histoire.

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