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Une lecture de
CLAUDE LE NOCHER

CLAUDE LE NOCHER

Keller est supposé être mort. Après avoir appris son métier de tueur à gages au service de Joey Rags, qu’il appelait le Vieil Homme, Keller devint l’un des meilleurs de la profession. New-yorkais d’origine, il exécuta ses cibles à travers les États-Unis, selon les cas que lui confiait son "agente", Dot. Du bon boulot, qui lui permit d’économiser un gros paquet de dollars sur un compte off-shore. Vu la tournure des événements, Dot et lui ont cessé leur activité. Elle s’est installée sous un faux nom en Arizona. Il est devenu Nicholas Edwards, vivant à La Nouvelle Orléans, avec sa compagne Julia et leur fille en bas âge, Jenny. Son associé Donny et lui se sont lancés dans la rénovation de maisons, fructueux artisanat après l’ouragan Katrina. L’économie américaine est fluctuante. La période faste a cédé la place à un certain marasme, réduisant fortement leur activité.

Par ailleurs, Keller est un philatéliste passionné. Il collectionne les timbres d’avant 1940, de divers pays du monde hors États-Unis. Un plaisir très coûteux, mais Keller a mis assez d’argent de côté pour s’y adonner. De nouvelles rentrées financières se présentent quand il est recontacté par Dot, qui s’ennuie dans sa vie bourgeoise à Sedona. Dans l’immédiat, Keller estime qu’il est trop tôt pour parler à Julia de cette facette de sa vie. Et puis, une mission à Dallas en marge d’une vente exceptionnelle de timbres, ça lui permet d’agir discrètement. Un mari voulant faire supprimer son épouse infidèle, dont il vit séparé, rien de très compliqué en apparence. Encore que dans un quartier huppé, Keller se ferait vite repérer s’il opérait ouvertement. Le maillon faible chez sa future victime, c’est l’employée de maison. Keller en profite, même si le résultat va s’avérer mitigé.

Un deuxième contrat ramène le tueur à gages dans sa ville natale, New York. Bien qu’il soit prudent et que les quartiers d’antan aient quelque peu changé, Keller sait qu’il risque d’y croiser d’anciennes relations. Y compris parmi les philatélistes. Quant à éliminer un homme d’Église véreux, aussi protégé dans son monastère que lorsqu’il en sort brièvement, l’affaire s’annonce complexe. D’autant que le père O’Herlihy possède une autorité naturelle qui trouble Keller. L’approcher par la ruse ne suffit pas pour réussir à le tuer, leur lieu de rendez-vous ne s’y prêtant guère. Invité dans un immeuble voisin du monastère, Keller envisage une solution pour s’y introduire. Néanmoins, il finit par entrevoir un moyen d’atteindre O’Herlihy, sans être sûr que ça provoque sa mort.

Ayant mis sa compagne Julia dans la confidence, d’autres missions attendent Keller. Une croisière en couple, au départ de Fort Lauderdale, n’est pas pour déplaire à Julia. La cible, car ce n’est pas seulement un voyage d’agrément, est un homme mûr et fortuné. Qui est accompagné de sa jeune épouse, très sexy, et d’un duo de gardes du corps costauds. À l’escale de Nassau, début des opérations… Le contrat suivant sera entre Denver, où Dot lui a désigné une cible, et la ville de Cheyenne, où la veuve d’un collectionneur de timbres a des merveilles à proposer. Un tri s’impose avant de négocier ce trésor impressionnant, au risque d’oublier d’exécuter sa mission… Il va devoir également se déplacer jusqu’à Buffalo, pour une affaire d’héritage autour de Mark, quatorze ans, philatéliste déjà assidu…

(Extrait) “Il n’aurait jamais eu l’idée de chercher un monastère dans un tranquille quartier résidentiel des East Thirties de Manhattan. On ne s’attendait pas à voir un ordre monastique hébergé à Murray Hill, dans un bâtiment de cinq étages à la façade en calcaire. Et pourtant.

[…] Il était là ce bel homme. Tout comme il était là lorsqu’une équipe d’agents fédéraux est venue sonner à sa porte. (Si tant est qu’il y ait une sonnette. Keller remarqua un grand heurtoir en cuivre, et les fédéraux s’en étaient peut-être servis pour manifester leur présence). Keller aimait cette idée. Lorsqu’ils arrêtaient des dealers ils utilisaient un bélier et défonçaient la porte. En tout cas, c’était comme ça qu’ils faisaient à la télé et c’était impressionnant. Mais lorsqu’ils rendaient visite à un homme de Dieu, il était inutile de nuire à la tranquillité de l’endroit. Un discret coup de heurtoir devrait suffire.

C’est donc ce qu’ils ont fait, se dit Keller. Et il savait que leur venue n’avait pas été une surprise pour le père O’Herlihy, qui avait été prévenu par téléphone et était prêt à les recevoir, son avocat à ses côtés.”

Les plus célèbres séries de romans de Lawrence Block ont pour héros des new-yorkais : le policier Matt Scudder, devenu détective privé sans licence, d’un côté ; et le libraire Bernie Rhodenbarr, as du cambriolage, de l’autre. Il est possible que l’on connaisse moins la série dédiée au tueur à gages Keller, qui ne compte que cinq titres écrits depuis 1998 (L’amour du métier, Le pouce de l’assassin, Le blues du tueur à gages, Keller en cavale, Tue-moi).

Certes, il s’agit d’un pro du crime, d’un assassin chevronné. Mais il n’est pas sans réfléchir à ses actes, pas uniquement au sujet du mode opératoire. Il déplaît à Keller de causer des dommages collatéraux, voire d’abattre certaines victimes visées. Aussi particulière soit-elle, il garde une sorte de morale. Dénuée d’aspect religieux, trait commun des principaux héros de Lawrence Block. Il arrive à Keller de profiter des circonstances, des réactions d’autres protagonistes, afin d’en tirer avantage. Capacité d’adaptation qui est son meilleur atout. Quant à sa "couverture", c’est la philatélie. Fin connaisseur en ce domaine, car les timbres rares ont une histoire, il ne cache pas que c’est une passion onéreuse. Plaisir de collectionner, et parfois fièvre d’acquérir des pièces circulant peu.

Les cinq missions qu’il effectue cette fois pourraient être lues telles des nouvelles. Étant un écrivain expérimenté — sa carrière couvre quelques décennies, Lawrence Block apporte une homogénéité à ces intrigues. Cette suite d’aventures se présente comme un roman, dont le pivot n’est autre que la famille de Keller : Julia et la craquante petite Jenny, qui s’intéresse aux "timbes" de papa. Comment ne pas apprécier la tonalité si personnelle des livres de Lawrence Block, qui reste un des maîtres du roman noir ?

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