La Mer Qui Prend L’homme BLANCHARD641

CHRISTIAN BLANCHARD

La Mer Qui Prend L’homme


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La mer qui prend l’homme

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Christian BLANCHARD




Une lecture de
CLAUDE LE NOCHER

CLAUDE LE NOCHER

Quatre militaires sont revenus très marqués par leurs missions en Afghanistan. Ex-sergent du génie, Xavier Kerlic a été blessé là-bas. Depuis son retour, il recherche les situations conflictuelles dangereuses, au point d’être devenu incontrôlable. Ex-tireur d’élite, Franck Lecostumer ne s’est jamais remis d’avoir abattu un enfant-soldat de dix ans, ses séjours en psychiatrie n’ayant rien amélioré. Aumônier militaire catholique, Paul Brive assume son allure décalée et sa sympathie pour les bikers ; néanmoins, lui aussi garde en mémoire son expérience afghane. Walter Colley était infirmier, proche des trois autres ; rentré en France, il s’est exilé sur l’île de Batz, au nord de la Bretagne. Sans doute le traumatisme a-t-il perduré chez lui, car il vient de se suicider en incendiant sa propre maison.

Le lieutenant Emily Garcia, des services sociaux de l’armée française, a envisagé une expérience destinée à redonner un certain équilibre à Xavier Kerlic, Franck Lecostumer et Paul Brive. Ils n’ont d’ailleurs guère le choix. Les trois hommes et Emily Garcia vont embarquer sur un chalutier partant en pêche vers la mer d’Irlande. Tous se retrouvent à Concarneau, les anciens militaires doutant de la réussite de cet essai de réinsertion. Kerlic et Lecostumer vont remplacer des marins-pêcheurs manquants, tandis que le curé Paul Brive est censé être plutôt un observateur, Emily Garcia veillant à ce que tout se déroule au mieux – ou au moins pire. Dès les premières heures en haute mer, ces néophytes subissent le mal de mer. Mais des situations plus dramatiques les attendent.

Pure citadine, Saadia Aleph est enquêtrice pour une compagnie d’assurance. La mort de Walter Colley n’apparaît pas aussi claire qu’on a pu le penser, le suicide et sa mise en scène méritant d’être examinés de près. Saadia n’est pas enchantée de se déplacer sur l’île de Batz, en ce mois de décembre. Quelques centaines d’habitants seulement qui, dans la bonne tradition des insulaires, ne s’avéreront guère loquaces. Pourtant, la thèse du meurtre est plus que probable. Et la jeune femme a retenu les leçons des bases de la criminologie qu’elle a acquises. Cerner le vrai et le faux autour du défunt Walter Colley, telle est le meilleur moyen de comprendre les faits. Il serait surprenant que personne ne cherche à entraver l’enquête de Saadia…

“Au large des côtes du Finistère, un chalutier à la dérive est localisé. Lors de l’opération de sauvetage, une femme est retrouvée dans une remise, prostrée, terrorisée et amnésique. Le reste de l’équipage a disparu. Parmi eux se trouvaient trois anciens militaires français. Xavier Kerlic, Franck Lecostumer et Paul Brive avaient embarqué sur le Doux Frimaire à Concarneau, encadrés par le lieutenant Emily Garcia, des services sociaux de la Défense. Celle-ci devait expérimenter avec eux une méthode de lutte contre le stress post-traumatique en les insérant dans un groupe d’hommes soudés par de rudes conditions de travail – les marins du Doux Frimaire. «Je ne le sens pas, ce coup. Qu’est-ce qu’on vient faire dans cette galère ?» avait lancé Franck en montant à bord, avant que le chalutier ne lève l’ancre en direction de la mer d’Irlande et ne disparaisse des radars…”

En décembre 2005, à ma question “Quels sont tes auteurs de polars de référence ? Tes livres ou films préférés ?” Christian Blanchard répondait : “Ce ne sont pas nécessairement des auteurs de polars mais, plus généralement, des auteurs de suspense dans le large sens du terme. J’aime des auteurs français connus comme Grangé (Le vol des Cigognes), Jonquet (Les orpailleurs), Izzo (pour l’ensemble de son œuvre) ou Dantec (La sirène rouge)… À l’étranger j’apprécie des auteurs comme Connelly (avec l’inspecteur Bosh), Cornwell (avec le médecin légiste Scarpetta), Mankell.

Hormis les films de science fiction et fantastique, mes attirances cinématographiques vont vers les films assez violents. Cette violence ne se traduit pas nécessairement dans les images mais surtout par les thèmes abordés ou leur traitement. Je ne les citerais pas tous mais des films comme "Seven", "8mm", "L’échelle de Jacob" m’ont particulièrement interpellé.” En octobre 2014, répondant à une autre interview, il précise encore : “Je suis un fan inconditionnel de Karine Giebel, une écrivaine redoutable… Demandez à votre libraire habituel sa bibliographie, tout est à lire, rien à jeter. Si je peux citer deux ouvrages qui ont guidé mes choix littéraires depuis des années, ce sont "Shutter Island" de Dennis Lehane et "Seven" d’Andrew Kevin Walker. Déjà avec ça, cela donne une bonne idée.”

Dans cette interview de 2014, Christian Blanchard évoquait l’intrigue de “L’homme qui prend la mer”, alors publié dans une première version : “L’idée de base était de faire un livre sur le stress post-traumatique d’ex-militaires de la guerre d’Afghanistan et de l’immersion de ces personnes dans un contexte plus dur encore afin qu’ils comprennent qu’il peut y avoir des peurs pires que les leurs. D’où l’idée de leur intégration sur un bateau de pêche en haute mer.

Ça ne me semblait pas être suffisant pour un roman noir, alors j’ai repensé l’intrigue en intégrant une affaire d’incendie volontaire sur l’île de Batz. J’y ai rajouté aussi une Parisienne à talons hauts ne supportant pas la Bretagne en hiver mais ayant un caractère bien trempé… un gendarme n’aimant pas qu’on se mêle de ses affaires… une assistante sociale des Armées voulant absolument soigner les ex-militaires… Et puis tous les hommes du "Doux Frimaire", chalutier de haute mer. Un roman noir au large des côtes d’Irlande avec un détour par les îles Féroé et quelques heures à l’île de Batz.

Dès le prologue, une femme est impliquée "salement" dans cette affaire. Laquelle ? C’est une partie du suspense. Le lecteur est amené à imaginer une histoire pas nette en Afghanistan… Peut-être, mais laquelle ? Qui sont les gentils et les méchants ? Peut-être tout le monde en même temps ou à tour de rôle ? Le lecteur cherche aussi le lien entre tous ces gens. La solution existe évidemment… à la fin.

Et puis, le lecteur subit, comme tous les acteurs de ce livre, la mer : l’humidité, le froid, les vagues, les tempêtes hivernales dans l’atlantique nord… le mal de mer. Il y aura aussi les odeurs : l’iode, le gasoil, le poisson,… le café et le fumet des plats du cuistot.”

Interrogé sur ses sources d’inspiration, Christian Blanchard répond : “Quand je suis en chasse d’idées, j’ouvre les yeux et les oreilles à ce qui m’entoure, la presse, les reportages-télé… Il y a toujours un truc lié à un fait divers banal ou extraordinaire qui m’inspire. Le fait en tant que tel ne m’intéresse pas. C’est ce qui est sous-jacent qui me parle : le pourquoi ? Le principe d’un roman qui explique un meurtre, une enquête et une résolution où l’objectif est de trouver le "méchant" ne revêt pour moi (comme auteur) que très peu d’intérêt. Ce qui me motive c’est comprendre pourquoi les choses se passent de cette façon, pourquoi cette victime est-elle la victime, pourquoi le "méchant" était-il comme ça. Voilà les ressorts qui guident ma motivation à écrire des histoires.”

Déjà en 2005, à l’époque de ses premiers titres, il expliquait sa méthode : “…Je développe un plan précis d’écriture.Je pars d’une idée générale que j’ai trouvée de différentes façons (en observant un groupe de personnes sur une place à Morlaix, en regardant un documentaire à la télé, suite à une conférence sur les dangers de l’adolescence, suite à une lecture du psychiatre Boris Cyrulnik) Ensuite, j’effectue des recherches sur des moteurs de recherches Internet en associant des mots. Je découvre alors différents sites (plus ou moins regardables) et mon histoire prend forme. J’aboutis à une trame générale et je cherche tout de suite la fin et la chute de l’intrigue. En tant que lecteur, j’ai toujours été énervé (et le suis toujours) par des livres où l’on sentait que l’auteur ne savait pas trop comment finir son histoire. D’un coup, il nous balançait un fax qui donne l’élément vital, ou bien la clé de l’énigme introuvable au préalable... Bref. Quand j’ai ma trame générale et la chute, je travaille sur le déroulement de l’histoire et sur le résumé des chapitres. Je fais des fiches par personnage et des photos des lieux… Évidemment, je ne peux empêcher quelques évolutions de l’histoire mais à 80 % je respecte mon plan préalable.” (Sources rayonpolar.com et Éd.du Palémon)

Avec “La mer qui prend l’homme”, Christian Blanchard a concocté un roman puissant. Des contextes insolites autant que réalistes, un suspense tendu tout en noirceur, de multiples degrés d’intrigue avec leur mystère, voilà la garantie d’une lecture fascinante.

 

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