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DAVID BELL

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David BELL




Une lecture de
CLAUDE LE NOCHER

CLAUDE LE NOCHER

À vingt-six ans, Elizabeth Hampton est étudiante à Dover, sa ville natale, dans l’Ohio. Elle est célibataire, bien qu’ayant eu une relation avec Dan, un copain étudiant. Sa famille se résume à trois personnes, son père étant décédé voilà quelques années. Il y a sa mère, Leslie Hampton, âgée de soixante-neuf ans. Celle-ci s’occupe toujours de Ronnie, vingt-sept ans, le frère d’Elizabeth. Ronnie est trisomique, assez autonome pour avoir un petit boulot, et plutôt intelligent malgré son handicap. Il a parfois des crises d’agressivité, que sa mère sait globalement gérer. Il y a aussi l’oncle Paul McGrath, frère de Leslie Hampton, retraité de l’Enseignement. Il est très compréhensif envers Ronnie. Suite à une dispute, Elizabeth s’est éloignée depuis six semaines de sa mère, au caractère souvent exigeant.

La police alerte Elizabeth lorsque Leslie Hampton est retrouvée morte à son domicile. Elle présente des hématomes, ce qui rend le décès suspect. Quelques jours plus tard, il se confirme que la mère d’Elizabeth a été étranglée. La police embarque Ronnie, le plaçant dans un institut psychiatrique. Cette strangulation peut être le fait du jeune trisomique en crise. La pragmatique Mme Hampton avait préparé les documents nécessaires en vue de ses obsèques, ainsi qu’un testament. L’oncle Paul est désigné tuteur de Ronnie, Elizabeth et son frère héritant des quelques biens de leur mère. La jeune femme confie à son ami Dan son sentiment de culpabilité, et ses rapports un peu difficiles avec sa maigre famille. Elle reprend les cours à la Fac, tout en rendant visite à son frère à l’hôpital psychiatrique.

Une femme inconnue est aussi venue voir Ronnie, ce qui perturbé le jeune homme. Paul ne semble pas savoir qui est cette personne. De retour à son logement, Elizabeth croise un homme mûr et trapu qui est entré par effraction dans son studio. Un toxico, estiment les agents de police qui constatent les faits. C’est peu probable, selon Elizabeth et les enquêteurs. Par ailleurs, une femme a téléphoné à l’avocat de Mme Hampton, au sujet de son testament. En effet, la mère d’Elizabeth en avait rédigé un nouveau récemment. Avec certaines modifications, incluant cette inconnue. Le médecin suivant Ronnie se veut rassurant sur son état psychologique. Elizabeth se demande pourquoi, depuis peu, sa mère s’est intéressée aux traumatismes infantiles, commandant un livre sur ce sujet.

Lorsque Ronnie avoue finalement le meurtre de sa mère, Elizabeth ne comprend pas et n’y croit pas. La jeune femme s’entend bien avec le lycéen Neal Nelson, dont le père est une sorte de détective privé. Neal se sent également des talents en la matière. Peut-être saura-t-il trouver la trace de l’inconnue, qui paraît s’appeler Elizabeth Yarbrough ? Quand un homme prend contact avec la jeune femme, il lui révèle tout un pan de la vie de Leslie Hampton dont Elizabeth n’avait jamais entendu parler. Toutefois, l’oncle Paul n’accorde guère de confiance à cet homme. Il est désormais impératif pour Elizabeth d’explorer le passé et la personnalité de sa défunte mère…

(Extrait) “J’avais supposé que Ronnie ne m’appréciait pas plus que ça, surtout parce que j’avais conscience d’avoir érigé un mur entre nous. Je l’avais laissé à la charge de ma mère ces dernières années, gardant mes distances, allant jusqu’à prendre le large chaque fois qu’il y avait des problèmes. J’imaginais qu’il s’en était aperçu- il était trop intelligent pour ne pas le faire – et qu’il avait décidé d’adopter la même approche avec moi.

-"Il a chanté vos louanges aujourd’hui. Je crois qu’il se rend compte de ce qui est arrivé à votre famille, et de la position dans laquelle ça vous place tous les deux" a dit le médecin. Puis il a ajouté une phrase toute simple, peut-être celle que j’avais le plus besoin d’entendre. Et peut-être que je l’entendais d’autant mieux qu’elle venait d’une personne extérieure à la famille, une figure d’autorité indépendante : "Vous êtes sa plus proche parente"…”

Il faut reconnaître que le "suspense psychologique" peut s’avérer d’un moindre intérêt, en particulier quand les ambiances nous apparaissent artificielles, alourdies par des mystères rendant le récit carrément pesant. Pourquoi ajouter une inutile noirceur énigmatique, alors qu’il est plus logique de camper naturellement les situations auxquelles sont confrontés les protagonistes ? C’est effectivement l’atout majeur de cet excellent roman de David Bell. Au centre, une jeune femme ordinaire, qui n’est pas encore sûre de ses choix de vie. Elle n’a que peu de famille, n’a jamais senti la nécessité de se faire beaucoup d’amis. Tant que sa mère s’en est chargée, le cas de son frère handicapé restait un peu abstrait, d’autant que sa trisomie n’est pas une pathologie extrême. Quantité de famille à travers le monde vivent la même chose dans la réalité, ce qui n’est pas un problème insurmontable.

Ce contexte est parfaitement suggéré par l’auteur, de façon crédible. Au décès de la mère, la vie continue avec les adaptations que cela suppose. Mais plusieurs "grains de sable" ne font que compliquer les faits. Les fameux secrets de famille ! Ils ne sont pas forcément honteux, scandaleux, mais dépendent souvent des époques où ils remontent. C’est ce que David Bell souligne, montrant notamment qu’environ quarante ans en arrière, c’est à la fois loin et proche. Sans être stricte de caractère, la mère d’Elizabeth éluda une part de son passé que ses enfants, il est vrai, n’avaient pas vraiment à connaître. L’image qu’elle donnait d’une femme tranquille n’avait pas a être ternie pour ces souvenirs.

David Bell ne cherche jamais le spectaculaire, les effets exagérés. C’est ce qui fait la force de cette histoire, racontée avec fluidité. Ce qui permet au lecteur de partager les états d’âme et les questions que se posent l’héroïne. Une intrigue absolument convaincante.

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