Suicide

par

ALEXANDRE

Mourir volontairement suppose

qu’on a reconnu, même instinctivement,

le caractère dérisoire de cette habitude,

l’absence de toute raison profonde de vivre,

le caractère insensé de cette agitation quotidienne

et l’inutilité de la souffrance.

Albert CAMUS Le mythe de Sisyphe







Je transcris, ici, à la demande de mon défunt frère, «ce qu’il voulait montrer à l’humain », pour que ce dernier, essaie d’analyser concrètement cette histoire qui pourrait être interprétée comme fantastique. Il aurait voulu que l’Homme puisse voir ce qu’il voyait et ne le nomme pas Fou, Aliéné, Idiot. Moi-même, je ne l’ai jamais cru mais, je crois, que sa mort m’a révélé sa découverte et « vous, lecteur, réfléchissez, un temps soit peu, à cette invraisemblable révélation car si un jour vous comprenez, votre vie basculera ».



« Hier mon attention s’est attardée sur un film ; durant la séance, il m’a semblé que rien ne m’enthousiasmait, simple détente ! Une ou deux heures après ce fut comme une longue poésie lorsque par hasard je repensais à la projection. Mon cœur s’embrasa, découvrant la beauté d’un art cinématographique, je rêvais éperdument amoureux d’une fiction. Mon âme se soulevait sous de violentes émotions et haletant, mes yeux commençaient à pleurer. Larme de beauté, un poids pesait lourd au fond de ma poitrine et sans douleur je m’allongeais, fermais les yeux sur une pensée idyllique. Quel bonheur de sentir sous sa masse une légèreté, une aile blanche, prête à élever vos pensées vers ce soleil si âcre et pourtant si beau. Je frôlais de ma main la mort, mes larmes de joie ne cessaient de couler. Des plaisirs trop véhéments m’entraînaient avec passion…impossibles rêves…mon âme saignait d’un sang pourpre qui souille les êtres et la terre depuis la nuit des temps. Chacun de mes songes rejoignait ces irréelles séquences dont je fus bercé. Berceau de lumière, le cinéma couve d’ineffables sentiments, d’indicibles fantasmes. Aliéné, depuis l’assimilation de l’infini, mon esprit voguait à mille lieux de mon corps, divinisé il ne pouvait que sonder l’univers ayant tout appréhender de l’homme par l’absorption intellectuelle d’un film, il empêchait son corps de se donner la mort.

Tous ces regards, toutes ces phrases semblables à de légères suffocations, toute cette sensibilité qui durant le film ne se posa sur mon cœur, me vinrent à l’esprit, insuffler par mon inconscient. Des éléments nouveaux s’entrechoquaient dans les tréfonds de mon cadavre, détruisait par leur violence mon passé, le monde à travers lequel je m’abstenais de vivre, les yeux de mon puéril amour et l’amour de ma frêle existence, pour laisser place à une simple et incommensurable étendue de marbre blanc qui n’attendait que les premières empreintes d’une ère nouvelle à graver.

Plus un bruit, le silence…un lourd chaos imprimait sur mon cœur languissant un vide absolu, un bonheur infini noyait mes pensées de mille chimères, et me laissa utopiste prêt à découvrir l’élégance, l’extravagance d’un monde nouveau. Je songeais.

« Souffrez mes semblables, tordez-vous les mains, brûlez-vous les yeux car jamais plus vos sarcasmes satyriques n’atteindront la noble existence d’un opprimé. A trop railler ceux qui dans le dénuement le plus complet aspirent avec probité au bonheur, vous vous retrouverez face au miroir inexorable de la vérité et vous pleurerez d’apercevoir l’image avilie de votre corps autrefois si beau. Elancez-vous des montagnes, des pics enneigés, ne craignez plus la mort et ses démons, planez sur l’aile des zéphyrs, sur un cri d’effroi et de stupeur ; je voudrais entendre grincer votre carcasse sous mon pied, voir suinter votre chaire de mille écorchures. Quel spectacle ! Et affamé tel un vautour je deviendrais nécrophage pour mordre votre peau glacée par la mort.»

« D’où me viennent ces pensées ? Est-ce bien moi ? Moi, dont le caractère si fébrile autrefois restait des journées entières effondré à la vue d’une mort qui à chaque seconde sonne un peu plus fort le glas sous le battement de notre cœur.

Je me levais, mon regard balaya ma chambre sans la reconnaître, toute chose me semblait différente, transformée, j’avais la certitude de percevoir au plus profond de l’espace qui m’entourait, l’infini, le caractère divin d’un souffle léger qui s’immisçant sous ma fenêtre venait me frôler le visage, et la vision du vide tel un chaos de matières. J’appréhendais l’histoire, le sens idéologique des objets hétéroclites.

Mon regard se perdît dans le passé lorsque par hasard une pièce de monnaie attira mon œil, sans nul effort je pus retracer toute l’existence (de sa fabrication au lieu où j’en devint le possesseur) de ce bout de ferraille. Il avait survécu à son errance entre de nombreuses mains, parfois avait été la cause de cris, de pleurs, avait goûté au doux confort d’une tirelire, mais aussi à la pluie, à la grêle, à la semelle de quelques humains distraits, à la main gracieuse d’une sylphide, aux doigts rugueux d’un vieil avare, à la langue curieuse d’un enfant ; mais aujourd’hui épuisé d’un si long voyage il ne désirait que tranquillité et solitude. Ayant compris sa misérable condition, je le mis au fond d’un tiroir pour qu’il puisse dormir éternellement.

Satisfait de mon geste de charité, je mis fin à mon étude historique sur les objets insignifiants d’une vie sans réel sens et sortis entreprendre ma première marche à travers un monde remodelé pour une meilleure compréhension de lui-même.

Horreur et volupté ! Je souhaite à ceux dont le regard libidineux bave à la vue d’une muse, et à celles dont les lèvres déversent une liqueur impure face à un (apollon), de rester dans l’ignorance de leurs actes car si un jour l’aliénation frôle leur esprit, ils assimileront leur condition humaine à une perte de leur âme, et ils laisseront couler le sang de cette partie insane.

Dehors le froid me fouetta le visage, mes yeux pleuraient brûlés par le vent ; c’était une de ces journées maussade d’automne. Un souffle fougueux brisait la beauté statuaire des grands arbres, on les voyait cambrer leurs longues branches, faire danser leurs mille feuilles, leurs mille étincelles de joie, soulever leurs longues robes pour laisser apparaître l’élégance d’une silhouette fine et tortueuse ; çà et là, la nature morte valsait, enclin à une allégresse sans mesure, on la voyait sauter, frémir sous le hurlement sourd du vent ; invisible la bise tenait une longue note aiguë et les bourrasques harmonieuses résonnaient avec mélodie sur la façade gelée des grandes bâtisses ; tout autour de moi la nature ressemblait à un ballet majestueux orchestré par le ciel.

Toute la grâce d’un monde aux aspects nouveaux me semblait figée sur chaque parcelle de nature, l’espace environnant aux élans tumultueux m’enivrait de son chant continu, la terre et ses halètements perçaient mon regard, mon ouïe, mon toucher, absorbaient, dévoraient mon corps tout entier ; et, englouti au fond de ses entrailles je me débattais pour ne pas succomber à la mort. Indicible sentiment ! Je me sentais la proie d’une terre anthropophage qui absorberait tout humain, chaque jour, un peu plus, insensiblement…

Au centre de la scène, je contemplais la terre me dévoiler toute sa lascivité : chaque mouvement léger puis véhément, chaque souffle roque puis aigre. La vie s’animait, obsédée par le plaisir de la chair ; une passion intense se créait entre chaque essence de vie, le désir charnel, la fornication naissaient sous mes yeux ébahis ; la nature tout entière, dans un dernier élan d’espoir face au cycle inébranlable des saisons, voulait enfanter derechef, faire éclore la beauté éphémère de ses enfants et échapper au froid de l’hiver, à une longue nuit glaciale. Sous de lourds nuages, sous un lugubre horizon, l’homme croit percevoir l’affront du ciel, alors que les tempêtes, les typhons, les ouragans incarnent l’érotisme de la terre. Si belle, cette terre déploie ses ailes et s’élève tel une divinité, son corps se meut, se contorsionne et immortalise dans les esprits la plus noble des danses ; elle se défend contre le pouvoir inflexible du temps, elle essaie, sans réussite, de mettre un terme à ce défilé inébranlable.

Moi, ridicule, risible, grotesque, miniaturisé, je m’allongeais sous le joug de mes sentiments ; mon esprit était dans l’impossibilité, à cet instant, de rester serein et, pétrifié par la vue soudaine du plaisir charnel de la nature, ma tête toucha le sol et ma vue devint obscurité.

« Monsieur ! Monsieur ! » On me frappa au visage. Je me réveillais.

Vision d’horreur ! des yeux de mort, sans iris, incolores, livides me contemplaient, j’apercevais dans ces regards la flamme incarnate de la luxure, la profondeur, le vide de l’ineptie. Tout autour de moi, un chuchotement sifflait, un cercle d’hommes et de femmes grognait telle une meute primitive autour de sa proie.

Mon œil parcourut instinctivement le visage de chaque personnage et se posa sur la face sensuelle d’une chair. Je plongeais mon regard dans le bleu de son œil et distinctement m’apparurent sa personnalité, son caractère – comme avec la pièce de monnaie.

On aurait pu assimiler ce noble visage au reflet d’une grande intelligence, d’une vertu d’âme et d’esprit, d’une femme intransigeante sur le respect des hautes valeurs morales. Son corps gracieux me fascinait, mon attention succombait au plaisir ardent de la contemplation. Mais pouvait-on imaginer sous cette apparence fantastique, sous cette carapace romanesque, la souillure, la stupidité d’un caractère fébrile et luxurieux ?

Sa peau de neige était, aujourd’hui, maculée de rougeurs par le vent et le froid, ses lèvres telle une rose en éclosion laissaient s’évaporer au rythme régulier de sa poitrine son souffle dans l’espace, et ses yeux azurés m’enivraient, fasciné par le voile léger de ses paupières qui le temps d’un regret couvre le secret de son visage. Péchés de séduction, ces artifices nous empêchent de concevoir les pensées incontinentes de son corps, les gestes grotesques de son esprit, ils nous contraignent à percevoir son apparence mensongère.

Je dansais submergé par la musique de son cœur, je déambulais à travers chacun de ses membres ; je découvrais le chaos, le vide de ses pensées, l’exaltation, le souhait incessant de sa libido.

Quel malheur ! elle s’entretenait sur des sujets plats où la pensée reste figée incapable de s’élever, sa bouche laissait s’évader des paroles sans consistance dont le seul but était de rendre plus ridicule le sens de ses phrases. A chaque lieu où elle s’arrêtait, la raillerie s’abattait sur elle et sans s’apercevoir de ces moqueries, elle restait la même, toujours empreinte d’une simplicité d’esprit, ses réponses courtes et incisives formaient une toile de mots inintelligibles. Quelques fois un homme compatissait à son absence de savoir et essayait de lui apprendre un langage correct et ordonné, mais elle, incapable de (fixer) son attention s’extasiait de sa bêtise ; alors un rire idiot gâtait sa voix, une expression confuse déformait son visage. Pourquoi les femmes à l’apparence si belle délaissent-elle, en général, l’érudition et s’imprègnent-elle d’une existence où pour survivre leur corps est employé, sans trêve, indécemment ?

Elle se donnait à l’homme, sans aucune retenue, parfois même sans éprouver le moindre plaisir, dans le seul but de sentir sur sa peau les frémissements, sur sa gorge les halètements de jouissance de son partenaire ; mais parfois, emportée par son désir insatiable du plaisir sexuel, elle se laissait pénétrer par un mouvement répétitif, alors la douleur de l’apogée lui brûlait le ventre et un cri de meurtre parcourait sa chair meurtrie par le crime. Pour elle, la jouissance était devenue une fatalité inexorable, un accouplement quotidien avec une brute au souffle roque ; lorsqu’un homme étendu sur son corps gesticulait avec virulence et maladresse, elle s’imaginait princesse dans un monde de beauté et délaissait, pour un instant, le monstre baveux qui l’étreignait violemment et lui procurait une extase surannée, alors une larme brillait et elle aurait voulu s’enfuir, courir pour ne plus jamais revenir…idée de suicide.

Horrifié de cette vision, mon regard se détourna de cette femme avec dégoût et dévisagea, à nouveau, chaque humain qui m’entourait. Cette fois-ci, un homme attira mon regard – n’étant pas fasciné par le physique masculin, je vais essayer de transcrire, de la meilleure manière possible, l’impression de ce personnage au regard d’une femme.

Agé, probablement d’une trentaine d’année, ses trais étaient secs, sévères, et coupés par des angles droits dont les prolongements dessinaient son cou. Cette forme géométrique donnait à sa figure un aspect de statue grecque, de bronze modelé dans le but de plaire et dont l’utilisation serait restreinte à la contemplation. Ses yeux semblaient refléter l’érudition mais ses sourcils noirs et épais accentuaient la profondeur de son œil et le rendaient pervers, adorateur sexuel de la femme. Son menton relevait son visage d’un air noble et mondain mais à rester tout le long du jour la tête haute, il m’apparaissait heureux de sa personne. Un buste large et puissant, pilier de son effigie, portait avec fierté l’apparence de la beauté. Ses jambes, anormalement petites face à la hauteur de son buste trépignaient, incapables de supporter son corps tel un manchot sur le sol gelé de l’arctique.

De nouveaux, la transparence des choses me redevint visible.

Cet humain ne représentait qu’une pâle copie de l’être précédent mis à part son anthropocentrisme acharné. Sectateur de la toute puissance de l’homme, il croyait incarner le théoricien du savoir, le fondateur de l’intelligence ou même encore une sorte de messie, alors que lui, athée il crachait son fiel à la vue d’un ecclésiastique. Représentant idéologique du monde, son caractère acrimonieux engendrait la souillure, la dépravation de son âme par une tentative désespérée, la recherche de ce qu’il ignore. Ignorant toute chose, il essayait inlassablement de connaître ce qu’il disait savoir, d’interpréter son absence de connaissance par des paroles tortueuse qui laissaient ses proches sans mot dire, hébétés par des mots confus. Ses discours, dont la stupidité ne frôlait pas l’élite, étaient parsemés de mots évadés de l’on ne sait quelle langue, mais leur résonance vibrait avec mélodie au fond de sa gorge et cette symphonie donnait une vraisemblance à son récital ; alors, la meute accourait, clamait, portait le nouveau despote de la tromperie. Parfois, il perdait sa domination sur la masse, alors une larme sans vie marquait sa joue d’une trace humide, sa voie résonnait comme l’appel du pardon, la torture d’un condamné, et la foule émue, sans savoir pourquoi, sous l’emprise du malaise à la vue d’un pleur, à l’ouïe d’un cri de souffrance – honteuse souffrance – acclamait et se mortifiait en espérant l’absolution de son incartade. Lui, fléau de la tyrannie, s’exclamait de son influence sur les Idiots (son propre terme) et de son cœur n’émanait en rien un hurlement de détresse mais simplement un rire moqueur sorti de l’Enfer.

Son despotisme ne se restreignait pas à cela, il exerçait sur les femmes, dont seule la chair nous attirent, une autorité malsaine, il les contraignait non par la force mais par une simple demande à exécuter les plus abaissantes perversités. Son enveloppe charnelle frémissait d’enthousiasme lorsque sa langue glissait et humidifiait les bras, les jambes, les seins de ses esclaves. Mais elles, indolentes, dans l’inanité la plus complète, contemplaient leur maître les engloutir dans un calme entrecoupé de légères suffocations. Rassasié de ce plaisir furtif, il déchirait leur âme avec violence, pénétrait leurs entrailles et diminuait leur humanité jusqu’à les rendre tel de serviles animaux ; l’acmé l’effleurait, il s’estimait maître de la nature et de la procréation, dominateur de la femelle (à nouveau son propre terme), absolu et éternel.

« Comment allez-vous », plusieurs personnes me posèrent cette question, toujours avec une intonation inhumaine, aigre, rescapée de la gorge de Lucifer.

Ils me réveillèrent de mon cauchemar, je ne savais plus si tout cela ne représentait qu’une chimère ou si j’avais rêvé réalité. Pris d’une angoisse, je me levai brutalement, brisais la ceinture humaine qui m’encerclait et courus chez moi.

Ô ! Quel dégoût, quel incompréhensible dégoût je ressentais envers ces êtres déshumanisés, infamants dont l’esprit a été diminué, broyé et dont la pensée a perdu le sens de la Vie. Ô ! Quel dégoût !







Mourir…?Aujourd’hui, mes lèvres sont encore imprégnées d’une liqueur mortifère, dans quelques minutes je disparaîtrais, sans laisser la moindre trace de mon existence mis à part cet écrit grotesque sur la révélation qui me frappa, il y a un mois. Depuis le jour où, sous le poids d’un emportement trop violent, mon cœur livra son secret à l’Humain, sans cesse, les Hommes avilirent ma personne par le surnom de Fou. Un fou, que cela signifie-t-il ? A notre époque ce terme a perdu son sens initial et la race humaine l’emploi pour désigner tout homme dont la pensée diffère de la sienne. Mais, si l’on a eu le droit de me traiter de fou, le monde tout entier devrait porter ce nom, lui, le plus cynique de tous les grands idiots…je me sens partir, la vie sort de mon corps…il me semble éprouver de la tristesse…quelle tristesse peut-on éprouver pour cette terre mensongère et étern… »
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