Le Mur De Pierres

par

CHRISTIAN BOURRIER

Chaque matin, Monsieur Durant se rendait à son bureau.

A grandes enjambées, il longeait d'abord la voie ferrée jusqu'au jardin public, atteignait le quartier résidentiel qui le conduisait à un très long et très haut mur de pierres, si haut qu' il était impossible de voir ce qui se cachait de l'autre côté. Il prenait alors à gauche au bout de la rue et retrouvait enfin la porte d'entrée de son cabinet d' expertise - comptable.

Après une bonne et saine journée de travail, il attendait dix-neuf heures précises pour retourner à son domicile en empruntant exactement le même itinéraire. Depuis vingt-sept ans que durait son labeur, il ne s'était posé la moindre question. Que lui convienne ou non ce métier, il se devait de l'exercer jusqu'au jour de sa retraite. Et puisque ce chemin restait le plus court pour s' y rendre. Pourquoi changer?

Ce soir là, l' heure de la fin de journée ayant sonné, il quitta son cabinet d' une démarche régulière et soutenue, un léger sourire lui fendant le visage...

Nous étions vendredi. Un paisible week-end l' attendait. Il savait déjà qu' il allait tondre la pelouse, tailler ses arbustes et arroser ses fleurs; il allait aussi concocter de bons petits plats dont il détenait, pensait-il, le secret: Saucisses aux lentilles vertes, gratin de carottes et pommes de terre mais surtout, côte de porc aux câpres et tarte à la crème d'anchois!

A l' idée de se réjouir ainsi, une humeur légèrement guillerette l' envahit. Il eut soudain envie, en regardant Le mur que chaque jour il longeait, de s'extraire de sa routine. C'était une très belle construction de pierres brutes, jointes par du ciment maigre. Rugueuses et poreuses, elles semblaient avoir une histoire, une très longue histoire...

Mais un détail l'intriguait par dessus tout, c'est qu'elles semblaient provenir de la même carrière que celles de sa maison!

IL s'arrêta alors au pied de la muraille et la considéra longuement, du haut en bas et de bas en haut et recommença ainsi un certain nombre de fois. C'était la première fois qu'il la regardait de si près et il comptait bien en retirer quelque crédit, avantage ou intérêt particulier...

Le souvenir d'un moment consacré à la simple curiosité ne convenait pas à Monsieur Charles Durant ou Charlie pour les intimes... Mais Charles n'avait pas d'intime, ou du moins n'en avait-il plus. La seule qui le devint fut son épouse, jamais réapparue depuis leur fâcheux divorce. Fort bouleversé de l'avoir vue partir alors qu'il venait juste d'obtenir son poste d'expert-comptable, il se promit de ne plus jamais se remettre en ménage, considérant qu'il aurait plus de temps à consacrer à lui-même et à son travail.

Sa devise la plus profonde consistait en une seule phrase: On ne vit qu'une fois et il faut profiter de cette chance! La philosophie de Charles Durant était simple: Plus on connaît de gens, moins on se connaît soi-même!

Mais un mur n'étant pas une personne, Le risque était faible de s'écarter de sa conduite et de son mode d'exis tence! Et il n'avait rien contre ce qu'il pouvait tirer de son observation... Les murs ne parlent pas, ils n'ont ni yeux ni oreilles, et il avait beau chercher dans sa conscience, il ne percevait aucune bonne raison de libérer son regard de cette accumulation de grosses pierres.

" De si belles pierres ne peuvent avoir été posées ici sans raison ", songea t-il...

La force de sa logique était telle qu'il ne parvenait pas à imaginer un mur, sans rien de l'autre côté. Comparable à celle d'un ordinateur, elle lui interdisait de se référer à des notions impalpables ou inconnues qui, de ce fait, ne pouvaient plus être considérées comme telles. D'après lui, les notions étaient issues du long apprentissage et de l'expérience de la vie et n'avaient de valeur que sur le fil conducteur d'une probabilité concrète.

" Il y a quelque chose derrière ce mur, j'en suis sûr! " se répéta-t-il avec conviction.

Poussé par une curiosité instinctive et incontrôlable, Charles voulut s'en persuader en escaladant la muraille.

Observant rapidement à gauche et à droite pour s'assurer de sa solitude en ce lieu, il se mit à grimper, pierre par pierre, jusqu'au sommet hérissé de pointes dissuasives. Ces barres de fer rouillées ne lui servirent qu'à se hisser plus aisément, afin de plonger ses regards par dessus le mur...

Malheureusement pour lui, il n' y avait rien! Rien qu'un immense terrain en friche, envahi par une végétation chaotique.

" Quel jardin mal entretenu! " pensa aussitôt Monsieur Durant.

Il regarda encore autour de lui, dans la rue, si personne ne l'observait et malgré la certitude de commettre un acte pervers, il passa de l'autre côté. Une fois à terre, rejetant sa phobie du désordre, il se risqua à travers les broussailles avec une mine dégoûtée, s'enfonça dans une forêt de ronciers grimpant sur des chênes agonisants, traversa des champs d'orties, passa sur des troncs d'arbres morts, contourna des rochers moussus, se glissa entre des lianes entrelacées, des feuillages ébouriffés, lorsque, dans la pénombre, il se heurta contre une surface dure.

C'était un mur! Un énorme mur constitué des mêmes pierres que le mur d'enceinte! Il était très haut et à son sommet apparaissait le bout d'une toiture. La découverte d'une maison, en ce lieu dominé par la végétation, eut pour effet d'aiguiser plus encore la curiosité de Charles. Au fur et à mesure de sa progression, il se sentait devenir un être plus bestial qu'humain, un être livré à ses plus futiles instincts, à ses plus viles envies...

Inaccoutumé à lutter contre de tels élans intérieurs, contre un tel flot d'indiscipline mentale, il se laissait emporter inexorablement. La décision qu'il devait prendre lui était si difficile qu'elle lui communiquait de la fièvre! Mais la spontanéité étant plus forte que la réflexion, c'est elle qui gagna la partie. Et puisqu'on ne pouvait calculer un taux de spontanéité, Charles s'engagea à lui confier le total contrôle des opérations.

Et c'est seulement alors, qu'il se mit en devoir de longer le mur qui l'empêchait de poursuivre son chemin.

Mais l'acte de longer un mur ne pouvait être sans conséquence, surtout s'il s'agissait de celui d'une maison. D'apparence anodine, il était en fait lourd de signification! Tout d'abord, il supposait qu'on n'allait pas marcher indéfiniment sans revenir au même en droit. D'autre part, son exécution porterait un caractère de violation et la prise en flagrant délit pouvait conduire à des poursuites judiciaires!

Estimant la maison inhabitée, Mr Durant défia, à son grand regret, les lois qu'il aimait tant appliquer. Il faut dire que la seule évocation d'une double côte de porc aux câpres suffisait à lui redonner du courage, dès qu'il se sentait perdu...

Il poursuivit donc l'idée de longer la paroi et atteignit un angle. Serré entre muraille et végétation, il se faufila jusqu'au niveau du second angle et continua ainsi pour enfin revenir à son point de départ. Charles était à bout de souffle. Il s'appliqua contre la maison et regarda le ciel comme s'il venait de commettre un crime. Il avait réussi et rien ne lui était arrivé! Cet exploit personnel l'épuisa! Ses genoux se mirent à fléchir tandis que son dos glissait le long de la paroi...

Charles était presque fier de lui!

" J'ai fait le tour de la maison et j'ai réussi à retrouver l'endroit d'où je suis parti ", songea t-il.

La demeure n'était pas si grande que cela mais pour un homme comme Monsieur Durant, c'était un véritable tour de force... mentale !

Après s'être accordé un temps de repos, il fut tenté cette fois, d'accomplir un deuxième tour en sens inverse, tant il était grisé par son aventure. Il était fortement attiré par cette grosse bâtisse constituée des mêmes pierres que celles de sa propre maisonnette et d'ailleurs, cette comparaison avait pour effet de le rendre légèrement euphorique... Il se sentait presque chez lui, s'imaginait déjà ce qu'on pouvait en tirer, en y effectuant quelques travaux d'élagage, de débroussaillage et de jardinage, en y perçant quelques... ouvertures!

" Mais, bon sang! La maison ne possède pas d'ouverture! Aucune fenêtre! Aucune porte! "

Il réalisa cette évidence en un quart de seconde, se revoyant mentalement faire le tour de la maison et longer sans cesse un mur, toujours le même mur de pierres brutes. Il n'avait guère pensé à regarder vers le haut mais il était certain que le rez-de-jardin, en tout cas, ne présentait pas la moindre fenêtre...

Pour un homme ordinaire, une telle constatation relevait de l'étrange et du surnaturel mais pour Mr Durant, il s'agissait d'un véritable défi à son sens du rationnel !

Il ne pouvait ni le concevoir ni l'accepter et ceci, pour les mêmes raisons qu'il n'aurait pas admis une entreprise sans charges sociales, un nain de jardin sans bonnet ou une côte de porc sans câpre. De tels non-sens déclenchaient en lui un sentiment de révolte, un bouillonnement, un feu interne qui le faisaient rougir des pieds à la tête. Exaspéré, fou de rage, il se mit alors à hurler...

" Non! Ce n'est pas possible! Tout cela ne peut pas exister. Il n'y a pas de maison sans porte ni fenêtre! Non! Non!

Charles se comportait comme un prêtre se livrant à un acte d'exorcisme. Il tentait, par la seule force de sa pensée, de rejeter l'irrationnel comme s'il s'agissait d'une créature vivante née d'une entité diabolique! Après un quart d'heure de lutte et protestation, il parvint à se calmer. Mais la demeure de pierre était toujours là, imposante et immuable.

Le silence retomba lourdement, comme une massue! L'attitude de Mr Durant changea. Bien que la peur le paralysait, il s'engagea, comme il se l'était promis, à refaire un tour de maison en sens inverse en regardant de bas en haut. Au retour, sa conclusion fut brutale et fort simple:

" La vocation première d'une maison étant de servir d' habitat à des êtres humains, elle ne peut se passer des ouvertures permettant le transfert entre l' intérieur et l' extérieur. Par conséquent, soit cette maison n'est pas une maison, soit elle ne sert pas d' habitat à des hommes! "

Pour l'heure, la réflexion de Mr Durant s'arrêtait là. Son cerveau cloisonné lui interdisait toute extrapolation. Il se retint méthodiquement de dériver sur des hypothèses imaginatives dépourvues d'une valeur quelque peu scientifique. Il croyait beaucoup en la science, surtout en celle des chiffres car il pensait que tout pouvait être calculé... et démontré! C'est pourquoi il se garda bien de solutionner le problème à partir d'une pensée légère et vaporeuse... Son inconscient refusait l'idée qu'une maison close fut habitée par des esprits sous prétexte que leur immatérialité autorise le passage d'un mur. Pour lui, l'esprit était contenu dans un crâne et ne pouvait jamais en sortir. Il était d'autant plus improbable qu'il puisse entrer et sortir d'une maison!

En fait, Charles trouvait insupportable au delà de tout qu'une maison ne soit pas une maison! Cette aberration le rendait malade! Il commençait à détester cet endroit stupide et grotesque, déroutant et inexplicable, à la fois retranché du monde, inaccessible et bouché aux regards.

Refusant d'être venu inutilement en ce lieu, il se donna comme objectif de ne pas repartir sans en avoir percé le secret. Il se soumit donc à la terrible épreuve d'essayer de faire travailler son imagination...

Aussi maladroit en ce domaine qu'un coléoptère essayant de traverser une paroi de verre, son esprit cherchait la lumière, se débattant avec peine, pataugeant entre un tourbillon de données chiffrées et un monde de routine délimité, organisé, fragmenté et dosé à la seconde près.

Ses veines et ses artères se tendirent. Ses tempes battaient. Ses paupières étaient closes...

Au loin, le hululement d'un chat-huant se fit entendre.

La nuit tombait...

Charles n'en pouvait plus. Cette ébullition mentale lui absorbait peu à peu son énergie. Victime d'une extrême lassitude, il se déconcentra totalement et s'affaissa pesamment sur le sol humide, le dos appuyé au mur.

Ses efforts avaient été vains et le mystère portait toujours une ombre noire sur les vestiges de sa conscience. Il pensa en être dépossédé, au point de percevoir un vide immense prendre place entre ses lobes pariétaux.

La lune éclairait de ses fades rayons lumineux, la façade nord du bâtiment. Charles se trouvait tout en bas, à la racine du mur, prostré dans l'attitude d'un mendiant désespéré, en quête de lui-même...

La seule idée qu'il retint de cette étrange méditation fut qu'un espace clos, privé de l'image et du contact avec son environnement, ne pouvait ni évoluer, ni même exister et il ne sut jamais pourquoi cette évocation le rendit si profondément morose...

Très mal à l'aise, il se leva comme s'il cherchait à sortir de son état. Il s'éloigna un peu de la muraille et contempla la rigidité de l'architecture, dont chaque pierre luisait sous l'astre de la nuit.

L'énorme masse imposait le respect. Il resta un long moment immobile, face à elle, les yeux fixés dessus, comme hypnotisé. Par sa couleur et son aspect rugueux, cette propriété lui rappela la sienne... La ressemblance le frappa à tel point que, l'espace d'un instant, il crut qu'il s'agissait vraiment de la même construction, sans porte, sans fenêtre et sans vie! Il en éprouva une sorte de vertige. Incapable de bouger, il revoyait son existence défiler devant lui, s'imprimant sur la façade comme la projection d'un songe. A la fin de la séance, sa demeure mourait en fermant les paupières, à la manière d'un être humain, et redevenait celle qu'il avait devant les yeux...

C'est alors que, revenant à la réalité, il fut attiré par un détail qu'il n'avait pas encore remarqué: Tout en haut du mur, sous le toit, une dalle rectangulaire, plus lisse et plus blanche que les autres pierres, apparaissait faiblement...

Très étonné de constater l'existence d'une pierre différente, il s'approcha... Des inscriptions étaient gravées à sa surface! Encore plus intrigué, il entreprit, au mépris de toute prudence, de se hisser sur le mur. Franchir la distance qui l'en séparait. Centimètre par centimètre, prenant toujours plus de risques, il progressait vers cette impensable découverte. Il baignait dans un état second. Ses yeux brillaient comme ceux d'un adolescent qui aurait déniché un trésor. Il dégoulinait de sueur et de bonheur, se sentait tour à tour alchimiste, chercheur ou savant, sa pierre était philosophale, lunaire ou universelle...

Il s'en approchait, la voyait venir à lui, s'écorchait mains et genoux, s'accrochait aux moindres aspérités... Le marbre blanc était phosphorescent sous la lumière de la lune...

Du bout des doigts, il parvint à en effleurer la matière lisse et glacée... Et, dans un ultime effort, il atteignit son objectif !

Ses muscles étaient tétanisés, ses membres meurtris tremblaient, il entendait ses pulsations cardiaques rythmer le silence de la nuit, et il resta un temps qui lui parut interminable, agrippé au dessus du vide, la face bloquée contre la paroi.

Le souffle court, il ne disposait que de quelques secondes pour déchiffrer ce qui était inscrit, avant de redescendre. Les doigts crispés sur les anfractuosités, à la limite de lâcher prise, les dents serrées, il put lire, gravé en caractères d'imprimeries de trois centimètres de hauteur, le message suivant:

" Charlie, je savais qu' un jour tu viendrais ici. Cette maison, c'est toi. Oui, toi ! Tu la détestes parce qu'elle est à ton image! Je l'ai fait construire pour toi, pour que tu réalises qui tu es. Je suis enterrée à l'intérieur et si tu meurs, toi aussi, ce sera peut-être ici-même, sous tes pieds. Si tu glisses à présent de ton perchoir, tu ne pourras pas mieux tomber car il se trouve une fosse qui t'amènera là où je suis. Voilà tout le secret de cette maison. Adieu et bonne chance...



A la lecture de toutes ces horreurs, Charles se sentit défaillir. Il était bouleversé, décontenancé, humilié au plus profond de son être. Ses forces l'abandonnèrent, ses mains dérapèrent, sa peau s'arracha sur les rugosités.

Incapable d' opposer plus de résistance, il se projeta en arrière afin d'éviter l'entrée de la fosse, fit une chute de huit mètres, traversa la végétation en rebondissant de branche en branche et se retrouva étendu au sol, le nez dans les broussailles.

Il se releva aussitôt, couvert d'égratignures et de contusions, et se mit à courir à folles enjambées à travers le chaos végétal, cherchant à s'éloigner au plus vite de cet endroit maudit. La peur lui donnait des ailes, il refusait de croire à cette odieuse histoire de ressemblance...

Après vagabondage et tâtonnement, il atteignit enfin le mur d'enceinte donnant accès sur l'avenue, se précipita au sommet et sauta littéralement de l'autre côté!

Comme d'habitude, le trottoir était désert d'un bout à l'autre. Reprenant tout à coup ses esprits, il regarda le mur une dernière fois puis se dirigea directement vers son domicile d'un pas régulier et soutenu. La tête vide, il passa devant le jardin public et le long de la voie ferrée, en regardant droit devant lui. Il ouvrit la grille de sa propriété, gravit les marches accédant au perron, dépoussiéra prestement ses vêtements et entra dignement chez lui...

Sa femme était là, derrière la porte, à l'attendre les bras croisés! Déployant un sourire qui ressemblait à un rictus, fronçant les sourcils, elle s'adressa à lui:

" Hé bien, Charlie, d'où viens-tu? Tu as sept minutes de retard!

- De nulle part, répondit-il, je me suis arrêté devant un mur et j'ai imaginé plein de choses...

- C'est stupide! Rétorqua son épouse. Tu sais fort bien que tu n'as jamais été capable d'imaginer quoi que ce soit ! "

La table était déjà mise, le couvert en argent était dressé comme chaque vendredi soir, et la côte de porc se desséchait sur la poêle. Monsieur Durant s' installa en bout de table, attacha sa serviette blanche autour de son cou et attendit silencieusement que le repas fût servi...

" Tant pis pour toi, ta côte de porc sera trop cuite! intervint bruyamment Madame Durant.

Elle déposa l'assiette entre les couverts d'un geste sec et retourna s'asseoir dans son fauteuil, pour se goinfrer de gâteaux fourrés et de sucreries.

- Mais... pourquoi n'y a t-il pas de câpres? As-tu oublié que cela m'est insupportable?

- Parce que tu n' y as pas droit ce soir, pas plus que tu n'as droit à la tarte à la crème d'anchois. Je ne t'ai pas attendu pour la finir. Tu n'avais qu'à venir plus tôt, Charlie! "

Hors de lui, Charles se leva de table en furie, bondit à la cuisine, s'empara d'un énorme couteau à viande et revint vers sa femme.

" Que t'arrive-t-il, mon chéri?

Il eut un moment d' hésitation et répondit évasivement:

- Rien... Je n'arrivais pas à couper ma côte de porc..."

Durant le week-end, Monsieur Durant, sous les directives de sa chère et tendre épouse, s'employa à faire de son jardin un paradis sur terre, et de la cuisine, un laboratoire culinaire.

Puis le lundi revint... Et comme chaque matin de la semaine, il partit au travail à pied, en longeant les voies ferrées, le jardin public, un quartier de la haute bourgeoisie, puis un long... un très long mur de pierre.


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