Enfance

par

J MICHEL L

C'est à l'aube de ma cinquième année que je commis mon premier meurtre. Cet instant singulier me marqua tout particulièrement parce que c'était la première fois que je ressentais ce curieux plaisir... Celui de la douleur !

Cette après-midi là le ciel gris envahissait ma chambre. Les murs, les meubles, mes jouets et mon esprit trempaient dans la grisaille du temps. Assis par terre, Nounours en face de moi, nous nous regardions. Sans bouger, sans parler, sans penser, Nounours me fixait. Nounours, mon ours en peluche, me suivait de partout. Il avait le même nombre d'années que moi. Je l'Aimais. Nounours était mon Ami, mon confident.

Je me mis à quatre pattes. J'avançai. Je m'allongeai, prenant Nounours dans mes bras. Je restais là, couché sur la moquette, serrant Nounours contre moi et regardant le plafond. Les yeux fixés sur cette immensité blanche où bougeaient des formes grises, l'ombre des nuages. Je me faisais peur en pensant.

"Quand je serai grand, je devrai me séparer de Nounours !"

J'angoissais.

Soudain, je jetai très violemment Nounours contre le mur. Je me levai rapidement, je serrai les poings et criai trop fort pour ma petite gorge.

La porte de ma chambre s'ouvrit. Ma mère apparut, inquiète. Me voyant en larmes, elle s'approcha de moi et me fit un gros câlin. Nounours n'avait pas de câlin, lui. Il restait à terre, dans une drôle de position. L'attitude ridicule de Nounours me fit rire. Puis je me calmai. Mais depuis ce jour, était née en moi cette violence sentimentale. Je laissais de plus en plus Nounours. Je faisais exprès de l'oublier, je le soumettais à des violences physiques, plus terribles chaque nouveau jour. Juste parce que je l'Aimais.

Plus ma douleur grandissait, plus Nounours souffrait et j'avais encore plus besoin de lui.

* * *

* *

C'était une autre de ces après-midi grises et tristes. Sans occupation précise, je regardais passer le temps. Nounours se reposait sur mon lit, allongé. Moi, je me cachais sous le lit, couché sur la moquette au milieu de mes jouets.

Je pensais... Je réfléchissais...

Sortant la tête de ma cachette, je regardais dehors. Des nuages gris aux teintes de rose, défilaient trop lentement sur un ciel entièrement dissimulé. Cette masse moutonneuse prenait diverses formes. Il y avait de grands vaisseaux de l'espace, des monstres, des armes, comme dans les dessins-animés. Il y avait aussi plein d'autres objets ; des casseroles, des tasses, des couteaux et, même Nounours qui se coupait en deux nuages.

Je sortis de dessous mon lit pour aller dessus, près de Nounours, tout en évitant de le toucher, de le regarder. Le spectacle mouvant des nuages m'attirait toujours, me distrayait temporairement. Je rêvais les yeux grand ouverts. Les secondes s'écoulèrent et se transformèrent en minutes pour, à leur tour, se métamorphoser en heures... Le temps m'avait pris dans ses bras et me berçait doucement avec ses images de ouate.

Je ne me réveillais que deux heures plus tard. Nounours se blottissait contre moi, comme cherchant la chaleur et la sécurité. Soudain, une très étrange idée jaillit de ma tête !

"Que se passerait-il si j'ouvrais le ventre de Nounours ?"

D'un bon je sautai du lit. Je me dirigeai vers la cuisine. Je m'emparai du grand et beau couteau à viande de Maman. Le temps de quelques secondes, je m'amusais à examiner le métal froid où des formes bizarres apparaissaient. Les reflets de la lumière les faisaient danser. Je m'étonnais en regardant ce grand couteau que tenait ma petite main.

Nounours m'attendait dans la chambre. Je venais à lui. Il était là, très calme au milieu de mon lit, la tête posée sur mon oreiller. Il me regardait de ses yeux d'agate. Ses yeux bleus aux reflets noirs et gris. Le reflet des nuages qui avançaient dans le ciel triste. Des nuages gris, gonflés de tristesse comme s'ils venaient pleurer sur ma maison. La grisaille faisait ressortir mes yeux. Mes yeux bleus devenus noirs...

Je regardais Nounours qui me surveillait. Nous étions comme deux innocents face à face. Je cachais le couteau de Maman dans mon dos. Mes mains étaient moites. Je ne quittais pas Nounours des yeux ; son regard me suivait. Il m'emprisonnait, me captivait. Mes genoux touchaient le bord du lit. Je caressais le couteau dans mon dos. Mes muscles se paralysaient, se contractaient. Je me forçais. Je m'obligeai à brandir la lame de métal au-dessus de ma tête, comme à la télé. Et dans un mélange de cris et de pleurs, j'enfonçai dans la peluche, dans la chair de Nounours le grand couteau de cuisine. La bourre synthétique de Nounours s'échappait de ses blessures béantes.

Je pleurais, je criais, j'hurlais ma douleur, ma terrible douleur. Nounours ! Nounours était mort. Je souffrais et pourtant, cela me plaisait !

Maman venait d'arriver, elle entra. Elle me serra contre elle. Elle n'avait pas vu le couteau. Je gardais l'arme dans la main. Je criais toujours. Des bruits de tambour secouaient ma tête. L'image de Maman s'évapora, disparut. Ma chambre devint invisible. Le monde me jetait. Il ne voulait plus de moi. Tout était noir. Mon esprit se ferma. Je tombai. Je lâchai mon grand et beau couteau à viande.

Je partais rejoindre Nounours...

* * *

* *

Deux fois par semaine, Maman et Papa m'emmenaient chez un monsieur à qui je devais parler. Je ne lui disais jamais rien, il me laissait m'amuser avec ses jouets. Il me regardait. Pendant trois mois, le monsieur me regarda jouer. Pourtant, un jour, il s'amusa avec moi. Moi, je lui parlai. Il tenait dans ses grandes mains un ours en peluche. Il était moche. Le monsieur me demanda, en faisant marcher l'ours vers moi :

- Pourquoi as-tu fait du mal à Nounours ? Tu ne l'aimais plus ?

Je levai la tête. Les yeux dans sa direction, je dis :

- J'avais envie de voir !

Et je continuais à m'amuser. Jamais il ne rejoua avec moi, jamais je ne lui reparlais.

Le dernier jour, Maman et Papa vinrent avec moi chez le monsieur. Maman, Papa et le monsieur parlèrent longtemps. Moi, je jouais.

- Qu'en pensez-vous docteur ?

La réponse, d'un ton assez sûr :

- Votre fils n'est pas malade, il passe par une phase normale de l'enfance. Rien de plus ! Le temps passera...

* * *

* *

- Happy birthday to you ! Happy birthday to you ! Happy birthday to you Valèrian !

Mes parents et tous mes amis chantaient pour mon anniversaire. La fête de ma vingtième année éclatait. La soirée devait enchaîner sur une nuit terrible. Alcools, danse et amusement en tout genre étaient au rendez-vous. Les heures passaient sans que l'on s'en aperçoive. Le temps s'envolait avec les esprits embués.

- Je propose que l'on termine cette soirée en boite !

Brigitte avait parlé ! Notre destination serait donc la boite traditionnelle, celle où nous avions l'habitude de débarquer. Le Tabou Club !

Nous étions quinze, quinze jeunes en mal de fête, fous de gaieté et de joie. Nous étions quinze. J'étais à la tête de la bande, bouteilles aux poings. Brigitte me suivait. Et juste derrière, il y avait... Marc, Sébastien, Patrick, Christophe, Pierre, Thierry, Sophie, Magali, Stéphanie, Valérie. Tous, nous nous étions connus au bahut. Mais il y avait aussi Fabienne, Emmanuel et Fabrice, que nous avions connu lors de soirées. Nous étions quinze amis de longue date.

La musique frappait violemment nos tympans. Cela nous plaisait. Nous dansions, nous nous agitions aux rythmes de la musique, dans la sueur et les cris. Tous ces bruits nous enchantaient.

Brigitte se dirigea vers moi. Elle voulait me parler. Je tendais l'oreille pour comprendre ce qu'elle me hurlait.

- Valérian, tu viens boire un coup, j'ai horriblement soif !

Je la suivis. Nous réussîmes à atteindre le bar et, dans un immense effort vocal, je demandai deux malibu-coca. Brigitte restait à côté de moi. Elle me prit la main. Nous allâmes sur la terrasse. Tout le monde s'amusait.

Le lendemain, le réveil fut excessivement pénible. J'avais mal au crâne. Une batterie de marteaux-piqueurs jouait ses morceaux les plus douloureux. J'avais la bouche pâteuse et l'estomac en pièces détachées. Nous étions tous très fatigués mais tellement contents.

* * *

* *

Les jours s'ajoutèrent à mes vingt ans tout neufs. La vingt et unième année enterra bien vite l'âge fétiche...

Cela n'avait pas duré très longtemps avec Brigitte. Nos rapports n'allaient jamais. Nous nous aimions, ou le croyions, mais nous ne nous entendions pas. Nous décidâmes de nous voir que de temps en temps, en amis, comme des amis intimes, mais pas trop.

* * *

* *

L'après-midi était grise, le ciel pleurait. Mon esprit devenait noir. Mon imperméable était mouillé. J'aimais ce temps et le détestais aussi.

Brigitte m'ouvrit la porte. Je rentrai, veillant à ne pas mettre de l'eau de partout. Habillée d'un jean noir et d'une chemise rouge, elle était très belle, très désirable. Je l'aimais et pourtant, je l'évitais. Nous nous évitions. Notre travail n'aboutissait jamais, nous disputions sans cesse. Nous finissions toujours l'un contre l'autre.

Comme l'Amour est étrange...

Mais aujourd'hui, le ciel était plus gris que d'habitude... Je repensais à l'histoire de mon enfance, celle de mon ours en peluche. Brigitte m'attira dans sa chambre, elle s'allongea sur le lit, déboutonna sa chemise et m'invita à la rejoindre.

- Non... Un instant... Je reviens...

Mes mots sonnaient faux.

J'allai dans la cuisine. Je m'approchai du tiroir des couverts. Je l'ouvris. Je pris un couteau à couper la viande, comme celui de ma mère. Je m'amusais à observer les reflets sur le métal. Je rejouais mon enfance.

J'étais devant le lit, mes jambes touchaient le bord. J'éprouvai de l'angoisse, de la peur, un début de douleur. J'aimais ça. Ma main ne tremblait pas pourtant, une sueur froide me glaça le dos. Je gardais, contre moi, caché, le couteau de cuisine. Je n'avais pas besoin de beaucoup me forcer, je commençais à aimer ce que j'allais faire. J'allais commettre un meurtre pour la seconde fois.

Je brandis le couteau.

Brigitte hurla.

Le métal déchira sa chair.

Brigitte se tut.

Les draps étaient tachés de sang, mes mains tremblaient maintenant et mon coeur battait rapidement. Je retrouvais la même douleur que dans mon enfance. Cette impuissance face à mon geste. Aucun moyen de retourner en arrière. J'avais tué, enlevé la vie, je venais encore de perdre un être que j'aimais. Brigitte me manquait déjà. J'avais mal mais j'appréciais. Je dégustais ma douleur, comme dans mon enfance, comme un sentiment précieux !

Les murs se mirent à danser. Tout se noircit. Je tombai. Le monde m'abandonna une nouvelle fois...

* * *

* *

Cela faisait maintenant deux ans que je vivais en prison. Chaque jour un psychiatre venait me voir. Il souhaitait que nous parlions. Je ne répondais jamais à ses questions. Je ne disais rien, sauf une fois ; le matin où il m'apporta un gros cahier de classe et un stylo plume. Il me dit :

- Je ne peux pas grand chose pour vous si vous ne me dites rien, si vous ne me confiez pas vos problèmes. Ecrivez ce qui vous se passe dans votre esprit si vous préférez. Réfléchissez. Et si vous voulez me voir, faites-moi prévenir.

Je levai la tête. Je le regardai en face et lui dis :

- J'avais envie de voir...

Il me fixa, surpris. Il demanda :

- Voir... ? Voir quoi ?

Je baissai la tête et ne dis plus rien.

Il me restait encore cinq années à passer dans cette cellule. J'avais le temps d'écrire.

J'écrivais beaucoup. Tout ce qui me passait dans ma tête se figeait sur papier.

Ma mère mourut un jour de pluie. Je lui dédicaçai une poésie.

Je regardais tous les jours par le petit carré de ciel qui s'ouvrait sur ma cellule. Le ciel restait gris. Des nuages en flocons se promenaient, ils défilaient devant moi. Ils avançaient lentement comme pour un pèlerinage. Le soleil les éclairait quelques fois. Des rayons de lumière traversaient, déchiraient mes nuages. La lumière coulait de mes nuages comme du sang coulant de blessures. Quand je le souhaitais, mes nuages venaient me voir. Ils passaient devant mon morceau de ciel gris. Et, pour moi seul, ils paradaient. Ils prenaient différentes formes. Il y avait des vaisseaux de l'espace, des monstres, des armes futuristes, des casseroles, des couteaux et Nounours, comme dans mon enfance.

J'écrivais des textes et des poésies.

Je lus Baudelaire.

Mon corps ne vivait plus, seul mon esprit était. Je réfléchissais, je mijotais. Je me transformais en un assemblage de pensées torturées.

La septième année me surprit lorsqu'elle arriva avec ma libération. J'étais si bien dans ma cellule. Mon carré de ciel gris me satisfaisait, ma place réduite me permettait de mieux penser. Toutes mes idées avaient trouvé leur place dans cet espace restreint. Je n'avais pas envie de partir, de retourner dans le monde des hommes. Je me sentais en sécurité en prison. J'aimais repenser mon passé entre ces quatre murs...

Le psychiatre m'accompagna chez moi. Il me parla pendant tout le trajet. Je ne lui répondis pas. Puis il me laissa seul, enfin.

Mon salon était froid. J'étais mal, je ne pouvais plus penser. Je me retrouvais là, seul au milieu de chez moi. Un chez moi que j'avais dû laisser pendant sept ans. Un chez moi totalement inconnu, hostile à présent. J'avais envie de partir. Je voulais quitter la réalité pour retourner en prison. J'avais peur de la liberté.

* * *

* *

Avec le temps, je réappris un peu à vivre parmi les autres, à ma manière. Je ne parlais plus, ne répondais plus aux questions. Je restais seul au milieu de la foule, enfermé dans mon mutisme. Mes nuits se passaient accoudé à un comptoir de bar, essayant tous les alcools, m'habituant beaucoup trop à certains. Mon appartement puait, il n'était plus rangé. Mes volets restaient fermés, de jour comme de nuit. J'avais un travail. C'était le psychiatre qui me l'avait trouvé. Je peignais des socles de soldats de plomb. Ma vie ne ressemblait plus à rien, moi non plus !

Pourtant, un jour de grisaille, je rencontrai Marilyn ; une jeune fille de vingt-cinq ans qui travaillait au même endroit que moi. Cela faisait deux ans que j'étais dans les soldats de plomb, comme elle, et je ne la voyais qu'aujourd'hui !

Elle aurait voulu devenir une star. Comme moi, elle avait commis un meurtre. Ce point commun nous rapprocha.

Elle remit mon appartement en état, me redonna le goût de vivre. Elle mit de l'ordre dans mes idées. Elle me réapprit l'Amour.

Le temps passa différemment.

Nous fêtâmes ensemble mes trente et un ans. Elle m'offrit une peluche. Un ours bleu avec un coeur rouge comportant une inscription : "Je t'aime !"

Je l'accrochai dans notre voiture.

Trois ans plus tard, je décidai de faire publier mes textes écrits en prison. Un an après, j'avais vendu plus d'un million d'exemplaire en Europe. Le livre s'appelait "Ciel gris".

J'avais fait le point. J'étais redevenu un être équilibré. J'avais épousé Marilyn et elle m'avait donné un enfant. Pour mes trente-six ans j'étais le plus heureux des hommes.

* * *

* *

Notre enfant avait maintenant quatre ans ; nous l'avions appelé Michel.

Il jouait calmement dans sa chambre. J'allai le voir pour le coucher. Il était par terre, en face de lui, jeté négligemment, il y avait son ours en peluche. Il restait souvent, assis sur la moquette à jouer de longs moments. Cela me rappelait mes jeux d'enfant.

Je ne dormais pas ; Marilyn oui. J'avais ouvert la fenêtre et je regardais le ciel. La lune était dissimulée par des nuages gris. Une pluie fine tombait. J'aimais ce temps. L'envie de la douleur me reprit. J'avais de nouveau une famille, des amis, je pouvais encore tout détruire. Me faire souffrir, juste une dernière fois, pour le plaisir.

Je m'habillai. Je descendis, sans faire de bruit, le large escalier de bois. Dehors, je m'installai dans la voiture. L'ours bleu au coeur rouge me fixait. Je pensai. Je réfléchis.

"L'Amour ! C'est curieux ! C'est une question de hasard. Un autre temps, un autre lieu et je n'aurais jamais connu Marilyn mais une autre ! Après tout, quelle différence ! ? L'Amour est un jeu de construction mais, certainement pas une valeur."

La pluie tambourinait contre la taule de la voiture. Sur le siège, à côté de moi, j'avais déposé un revolver. Je le pris délicatement. J'examinais l'arme sur laquelle se reflétait l'ampoule du plafonnier. Des formes dansaient sur le métal.

Je pensai.

"J'ai envie de voir encore une fois."

Je me faisais plaisir. Je me faisais souffrir pour la dernière fois.



Une détonation traversa la nuit. Un chien aboya. Les nuages pleuraient...
Depuis sa mise en ligne vous avez été
472

visiteurs à consulter cette page

Vos commentaires

Des erreurs de style mais déjà une certaine force de la narration. Un style fort que l'on retrouve dans ses autres écrits. Il faut qu'il continue.


Le lundi 17 Novembre 2004

Vos commentaires
peuvent sauver
J Michel L

Cliquez
Commentaire
Nom
Mail
Recopier le code:
Le champs commentaire est obligatoire
Les commentaires apparaissent immédiatement

Les réclames du RayonPolar

Pour votre publicité, contactez le site

Pub sur RayonPolar

Sur les 32200 pages du Site
chiffres Google Le mercredi 3 Novembre 2011

1.89 euros au format Kindle
sur








En accédant à ce site marchand par l'intermédiaire de ce lien vous soutenez financièrement le RayonPolar






Site dédié au Polar (roman policier)
Si vous entrez directement sur cette page,
Retrouvez ses nouvelles en ligne, ses critiques de polars, de films, de séries TV
Sa liste de revues et sa galerie de couvertures de polars anciens.
Visitez le Rayon Polar
Il y a trois sortes de mensonges : les mensonges, les gros mensonges et les statistiques.
- Benjamin Disraeli (1804-1881), homme politique britannique

















Pinterest
(C) Les textes n'engagent que leurs signataires
RayonPolar
La majorité des illustrations de ce site sont des reprises des couvertures de la collection Néo et sont signées de
Jean-Claude Claeys.

Reproduit ici avec son aimable autorisation
Pour visiter son Site
Pour acheter des originaux
Cliquez sur l'image
RayonPolar