|
|
|
Immédiat |
|
Une lumière jaune, brûlante, éclaire la pièce. C'est un petit rectangle de murs capitonnés. Au centre, un homme, nu, ficelé dans une camisole de force grise. Il est attaché sur une chaise qui est vissée au sol. La solitude le tient dans ses bras. Présence pesante. Le visage de l'homme, aux traits défaits, est strié de longues cicatrices composées nerveusement par de larges passages d'une lame de rasoir. Sa chevelure s'échappe dans toutes les directions. Ses pensées sont bouleversées, remuées, tiraillées, torturées. Il n'est plus lui. Il n'est plus personne. Il n'est même plus rien d'humain... La porte, en face de lui, dont on devine à peine les contours, s'ouvre. Un homme en blanc entre dans la pièce. Il pousse une petite table métallique où est disposé, en ordre, classé, tout un attirail d'outils de médecines. L'homme en blanc ouvre une boite, il prend une seringue et un flacon. Méthodiquement, il plante l'aiguille dans le caoutchouc de la capsule et aspire le liquide bleuâtre contenu dans le flacon. Tranquillement, il s'approche de l'esprit errant, lui détache un bras et injecte le produit synthétiques dans une veine... Mais ceci n'est que la fin. Une fin douloureuse et tragique, où la violence et le désespoir se sont mêlés, croisés, entrechoqués, empêtrés, pour aboutir sur une impasse, une fin ! LA fin sans recommencement possible ! L'homme en blanc range son outillage et quitte la pièce sans âme. La porte claque. La serrure crie. La lumière s'éteint... |
Depuis sa mise en ligne vous avez été 575 visiteurs à consulter cette page Vos commentaires
|