Le Mystère Du Salon Bleu

par

RENATO BERANO


À Jean Contrucci
Qui, j’espère, me pardonnera
d’avoir parodié les personnages de ses romans.

La scène se passe à l’hôtel de police de l’Évêché à Marseille, dans le bureau de l’inspecteur Barutard. Nous sommes en 1910.

Barutard tire nerveusement sur sa cigarette en feuilletant le dossier ouvert sur son bureau. Il lit une page, la relit, la pose, pousse un grand soupir en marmonnant  « Ce n’est pas possible, c’est même impossible ! » puis reprend la feuille, la relit lentement, quand on frappe à la porte :
- Entrez !
Entre un jeune homme souriant vêtu d’un élégant costume d’alpaga aux tons clairs. Il enlève son canotier et d’un geste désinvolte l’envoie sur le porte-manteau.
- Bonjour mon oncle.
- Enfin, te voici. Tu en as mis du temps !
- Cécilia avait des malades à voir ce matin et il a fallu que j’accompagne les enfants à l’école. Et vous savez comment ils sont !
- Oui, oui, bien sûr, bien sûr.
- Alors que me vaut cette convocation ?
- Ah ! Ne m’en parle pas !
- Mais si au contraire, parlons-en. Je vois au nombre de cigarettes dans le cendrier que vous êtes passablement énervé et mon petit doigt me dit que j’en connais la raison ! Et il s’assoit sur la chaise qui est devant le bureau.
Barutard écrase la cigarette qu’il était en train de fumer.
- Ah ! Je vois que tu es au courant !
- Comme tout bon reporter qui se respecte, mon oncle.
- C’est vrai que j’ai devant moi Raoul Signoretti, le grand reporter du
Petit Provençal !
 Raoul se lève et soulevant un chapeau fictif  il en balaie le sol tout en faisant une courbette.
- Lui-même pour vous servir cher commissaire !
Puis il se rassoit dans un grand éclat de rire.
- Bon, venons-en au fait, je suppose que c’est pour le crime de St Barnabé ?
- Exactement.
- Et bien sûr vous pataugez !
Barutard allume une nouvelle cigarette.
- Bigre mon oncle ! C’est encore plus grave que ce que je pensais.
- Ah parce que Monsieur pense ?
- Ça lui arrive, surtout quand un joli petit meurtre met la police sur les dents.
- Un meurtre, oui, mais un meurtre impossible !
- Oh, oh ! Voilà qui est nouveau.
Alors que Barutard est sur le point d’éclater, Raoul le devance :
-Bon mon cher oncle, assez plaisanté. J’ai eu quelques échos. Si j’ai bien compris, il s’agit d’un meurtre dans une chambre close, comme dans
Le mystère de la chambre jaune ?
- Quelle chambre jaune ? Elle était bleue !
- Comment ? Vous ne lisez pas
L’illustration ? Ni les romans de monsieur Pierre Lafitte ?
- Avec tous les voleurs, les escrocs, les criminels dans notre belle ville de Marseille, ton oncle n’a guère le temps de lire, sauf les articles de son neveu dans son journal !
- Merci ! Cela me va droit au cœur. Bon et si on commençait par le commencement ? Que s’est-il exactement passé dans ce petit château du charmant village de St Barnabé ?
Barutard écrase sa cigarette et prend le rapport qu’il a sous les yeux.
- Voilà : le châtelain, un nommé Rodolphe de Saint-Jean, y habite seul avec sa vieille servante Hortense. Et il a pour habitude, après une courte sieste, de se retirer dans un minuscule salon, et pas une chambre, hein ? Un salon et bleu le salon ! Pour y lire tranquillement un livre qu’il a pris dans sa bibliothèque.
- Et pourquoi va-t-il dans un minuscule salon alors qu’il a, je suppose, une belle est vaste bibliothèque ?
- C’est un original et d’après Hortense, c’est là qu’il aurait appris à lire étant jeune, ceci explique peut-être cela !
- Un excentrique.
- C’est ce que je disais : un original. Et à quatre heures précises, Hortense lui porte sa tasse de thé.
- Avec des petits fours ?
Barutard jette un coup d’œil sur ses fiches.
- Ce n’est pas précisé, mais je ne pense pas que cela ait de l’importance pour notre affaire.
- Les gâteaux étaient peut-être empoisonnés ?
- Qui t’a parlé de poison ? Il a été poignardé. Et arrête de m’arrêter, sinon ce soir on sera encore-là.
- Ah, non ! à midi je dois aller chercher les enfants à l’école.
- Je continue.
- C’est ça continuez.
- Mais cesse de m’interrompre avec ce petit rire niais de monsieur je sais tout !
- Eh oui je sais qui est l’assassin fait Raoul en riant de plus belle. C’est le fils !
- Le fils ? Comment tu sais qu’il a un fils ?
- C’est classique ! Il y a toujours un fils qui a besoin d’argent et comme papa ne meurt pas alors couic ! Et d’un geste Raoul fait mine de se trancher la gorge.
- Non, il a été poignardé et pas égorgé et le fils n’était pas sur les lieux, il est arrivé peu de temps après.
- Peu de temps après ? Tiens, tiens. Continuez ça devient intéressant.
- Ah tu m’embrouilles ! Où j’en étais ?
- Au moment crucial où Hortense devait lui apporter son thé à quatre heures précises.
- C’est ça. C’est immuable. Et à quatre heures elle est dans le couloir son plateau à la main, elle est vieille Hortense, mais elle n’est pas sourde et elle entend Rodolphe en train de se disputer avec un homme à l’accent étranger.
- Un allemand ?
- Elle ne l’a pas dit. Elle ralentit le pas, se demandant qui est là, elle n’a ouvert à personne, mais n’importe qui peut s’introduire par les portes fenêtres donnant sur le jardin. Puis elle entend un cri et un bruit comme celui d’un corps qui tombe. Alors, inquiète et tremblante, elle se dépêche, arrive à la porte, pose le plateau sur une desserte qui se trouve à côté et ouvre la porte en grand, porte qui va claquer contre le mur. Et là qu’est ce qu’elle voit ?
- L’assassin le couteau à la main ? fait Raoul en riant.
- Non, elle voit Rodolphe étendu par terre, avec du sang. Mais surtout dira-t-elle aux  policiers plus tard, la pièce, qui n’est pas meublée, était vide. Elle va se précipiter vers Rodolphe quand celui-ci lui dit dans un râle « vite, docteur, police »
- Il n’était pas mort ?
- Pas encore. Alors elle s’en va chercher le téléphone qui est  à l’autre bout de la maison. Elle perd du temps à chercher le numéro du docteur, à attendre l’opératrice, elle finit par l’appeler, puis la police et elle revient dans le bureau. Mais c’est trop tard. Rodolphe est mort. C’est ce que vont constater le docteur et la police arrivés sur les lieux peu de temps après.
- Bah ! Ce n’est pas un meurtre dans une chambre close, pendant qu’elle est partie l’assassin a eu le temps de s’esquiver.
- Mais elle jure que la pièce était vide. Elle n’en démord pas. Cette pièce est très petite, le seul meuble c’est le fauteuil.
- Il était caché derrière !
- Elle dit que c’est impossible car le fauteuil est contre le mur. Et elle a ajouté que l’assassin n’a pas pu se cacher derrière la porte car quand elle a ouvert elle l’a distinctement  entendu claquer contre le mur. Et il n’y a pas de fenêtre !
- Je résume : il y a deux hommes dans une petite pièce, ils se disputent, l’inconnu tue le châtelain qui pousse un cri et l’inconnu disparaît comme par enchantement. C’est ça ?
- C’est ce que soutient Hortense.   
- Et je suppose que vous avez cherché un passage secret, une trappe au plafond, une porte cachée ?
- Bien sûr, mais rien de rien, des murs épais, pas la moindre porte, même pas un ancien canon de cheminée.
- Ma foi alors c’est très simple. C’est pour ça que vous me dérangez ?
- Tu as déjà compris comment a fait l’assassin pour disparaître ?
- Mais il n’y a pas d’assassin ! C’est Hortense qui a fait le coup tout simplement, et elle invente toute cette histoire pour se créer un alibi. Enfantin !
- Figure-toi beau masque que j’y ai pensé. Mais pourquoi elle aurait tué le châtelain qu’elle a vu naître et qu’elle considère presque comme son fils ?
- L’héritage, encore l’héritage. C’est toujours une affaire de sous.
- Mais que va-t-elle hériter ? Une petite rente de rien du tout, alors que là, elle est logée, nourrie, et qu’elle vit dans un petit château. Ridicule !
- Il a essayé de la violer et elle s’est défendue, lance Raoul en riant aux éclats.
- Cesse un peu de faire le pitre et essayons de tirer cette histoire au clair.
Redevenant sérieux, Raoul jette un coup d’œil à l’horloge :
- Déjà 10 heures, à 11 heures je dois avoir fini pour aller chercher les petits à l’école de la  place de Lenche. Une heure ce sera largement suffisant.
- Tu es optimiste !
- C’est ma nature, et puis il suffit de raisonner, c’est comme un problème de mathématique, ou d’algèbre avec des variables connues et une inconnue, le  X de l’équation que nous avons à résoudre !
- Mais qu’est ce que j’ai fait au Bon Dieu pour avoir un neveu qui a des idées aussi saugrenues. De l’algèbre, des X et pourquoi pas des Y ?
- Mais parce qu’il n’y a qu’un assassin et pas deux !  Je reprends : on a H dans le couloir, R et X dans le petit salon. X tue R, reste H et X, puis X s’évanouit et il ne reste que H.
Raoul ferme les yeux, passe un doigt sur sa fine moustache, repousse sa chaise en arrière tout en plaçant ses pieds sur le bureau de son oncle et commence à se balancer.
- Te gênes pas, fais comme chez toi !
- Ça m’aide à réfléchir ! Passons en revue toutes les possibilités, on finira bien par trouver celle qui colle avec les faits.
Il passe son pouce que ses lèvres et regardant son oncle, lance :
- Première hypothèse : Encore une fois tout ça c’est pour nous embrouiller, comme dans un tour de magie. Hortense protège quelqu’un, elle sait qui a tué … Qui ? Le fils ! Toujours l’héritage ! Elle est de mèche avec le fils ! Tout est clair. Il n’y a pas de mystère de salon bleu !
Barutard regarde Raoul d’un air dubitatif :
- Je n’y crois pas. Hortense est trop attachée à son Rodolphe et le fils, d’après ce qu’elle nous a dit, elle ne l’aime pas beaucoup, un moins que rien qui dépense son argent au jeu, fréquente des filles de petite vertu, enfin tu vois le genre.
- Je vois le genre et je le vois de plus en plus en assassin, le fiston. Mais comment a-t-il fait ? Un tour de passe-passe, un tour de magie … Raoul réfléchit à voix haute, les yeux fermés … Je suis Hortense, j’avance dans le couloir et j’entends … Au fait elle entend quoi ?
Barutard cherche dans ses feuilles :
- Elle dit qu’elle n’a pas bien compris ce qu’a dit Rodolphe, et que l’autre a répondu avec un accent guttural un mot comme atchoum !
Raoul sursaute et manque tomber de sa chaise. Il ouvre de grands yeux :
- Achtung ! Un allemand ? C’est trop beau !
Puis il referme les yeux, reprend son balancement sur sa chaise, les pieds sur le bureau et reprend :
- Tout ça c’est de la fumée pour nous empêcher de voir la vérité qui est toute simple … je sens que j’approche du but …
Puis :
- Hypothèse numéro deux : on veut nous faire croire qu’il y a un autre homme, un allemand, c’est pour détourner les soupçons, il n’y a pas de X tout simplement ! X = R ! R parle puis lance achtung et se poignarde, mais comme dans le contrat d’assurance il y a une clause, en cas de suicide pas de sous pour l’héritier. Alors il simule un crime. Elle est pas belle ma théorie ?
Barutard regarde  son neveu avec un petit sourire en coin :
- Très jolie ta théorie, malheureusement on n’a pas trouvé de couteau et il y a peu de chance pour que le Rodolphe se soit suicidé pour les beaux yeux du fiston dépensier !
Raoul reprend son balancement.
- C’était juste  une hypothèse, parce que ça laisse entrevoir … on avance, on avance … H, R, X … H+R +X moins R reste H … Donc elle entend « Achtung »
- Oui ça ressemble à atchoum.
- Un mot allemand que tout le monde connaît et qui signifie « attention » et pourquoi l’assassin dirait attention à celui qu’il va tuer, ça ne tient pas debout. Encore une fois, tout ça c’est de la fumée pour nous empêcher de voir la vérité … On veut nous faire croire qu’il y a un allemand dans le salon pour nous détourner de la vérité, comme dans un tour de magie, le magicien nous occupe avec la main droite alors que tout se passe avec la main gauche, ici c’est pareil. Donc il n’y a pas d’allemand, il y a un français qui a besoin d’un alibi ! Je le vois, il est là dans le salon, il a tué Rodolphe, et il sait qu’Hortense va arriver, donc il va lui faire croire qu’il y a un étranger, d’où le « Atchoum » qu’elle entend !
Barutard le regarde sans rien comprendre.
- Et Hortense arrive … il doit se cacher, mais où ? Il n’y a pas d’issue …
Barutard pris d’une inspiration subite crie presque :
- Il se colle au plafond !
Raoul sursaute et regarde son oncle avec un large sourire :
- Ah parce qu’il a apporté des ventouses ?  Chut mon oncle, vous m’égarez, j’y étais presque … c’est comme dans la chambre jaune, mais à l’envers !
Barutard se met les mains sur la tête :
- Il est fou !
- Oh non, au contraire ! Dans le roman de Gaston Leroux, Mathilde crie, on croit que l’agresseur est dans la chambre alors qu’il n’y est plus …
Barutard n’y comprend plus rien :
- Mais ici, ton X il est dans le salon, oui ou non ?
Raoul continue :
- Oui, X est dans le salon, mais pas Rodolphe ! Pas Rodolphe ! C’est ce que je disais, c’est le contraire de la chambre jaune !
Barutard n’en peut plus et prenant le ciel à témoin :
- Un coup c’est de l’algèbre, puis c’est de la magie et maintenant c’est la chambre jaune à l’envers ! Pauvre de nous, il part en biberine !
Puis s’adressant à Raoul :
- Je ne suis peut-être pas très doué en algèbre mais j’ai mon certificat d’études et ton équation ne tient pas debout : deux moins un égale zéro, c’est impossible. Pour faire zéro il faut faire un moins un.
Soudain il ouvre de grands yeux :
- C’est ça, c’est clair, l’assassin, ton X, il n’est pas dans le salon, il est à l’étage au dessus, il utilise un tube acoustique !
- Et pourquoi pas un ventriloque ? Mais vous avez raison, l’équation c’est bien un moins un, mon oncle vous êtes un génie !
Barutard le regarde étonné.
Raoul arrête son balancement et se penche vers lui :
- Vite, est-ce qu’on a une photo ou un croquis de la scène ?
Barutard fouille dans ses papiers et lui tend une photo :
Raoul s’en empare, ouvre de grands yeux et lance tout joyeux :
- Il fallait me la montrer tout de suite. La solution est là, on la voit comme le nez au milieu de la figure.
Barutard le regarde éberlué :
- On l’a vu 50 000 fois cette photo et tout ce qu’on voit c’est le cadavre de ce pauvre Rodolphe.
- Mon oncle ! Mon oncle ! Fait Raoul en levant les yeux au ciel.
Barutard n’en peux plus, il est proche de l’apoplexie :
- Qu’est ce qu’il a ton oncle ?
- Mon oncle, il est aveugle tout simplement ! annonce Raoul en se levant.
Et il met la photo sous le nez de son oncle :
- Alors ?
- Mais alors quoi, c’est le cadavre de Rodolphe. Point !
- Oui un joli cadavre avec une belle veste à carreaux et … et …
Barutard s’énerve :
- Et quoi Nom de Dious ?
- Ne jurez pas mon oncle. Je vous explique. Imaginez la scène. Hortense avance dans le couloir, il y a un inconnu dans le salon avec Rodolphe, elle ouvre la porte à la volée et là que voit-elle ?
- Le cadavre de Rodolphe et pas ton X !
- Non, regardez la photo mon oncle : elle voit un homme allongé avec une veste à carreaux, comme celle de Rodolphe, et chose importante il est de dos ! DE DOS ! Elle ne voit pas son visage. Mais ça ne peut être que Rodolphe à cause de la veste. Elle avance et que fait le soit disant Rodolphe ? Il l’arrête en disant dans un râle : vite, docteur, police. Alors Hortense sort.
Raoul arrête sa démonstration et regarde son oncle :
- Vous avez compris ?
- Oh coquin de sort ! Ce n’est pas R, c’est X !
- Tout simplement. X est dans le salon, il est seul, il entend venir Hortense, il simule la voix de Rodolphe, lance son Achtung, fait du bruit pour simuler un corps qui tombe et pour disparaître il lui suffit de s’allonger dos à la porte. Quand Hortense entre il ne faut pas qu’elle voit que ce n’est pas Rodolphe, d’où son « vite, docteur… ». Elle part en courant. Alors X se lève, sort et va chercher le cadavre de Rodolphe qu’il a tué peu de temps avant et placé sans doute dans une pièce voisine. Le place dans la même position qu’il était et s’en va tranquillement. Enfin, pas tout à fait, il doit faire vite et ne pas se faire voir. Et voilà, le tour est joué. Quand Hortense revient, c’est la même scène, mais avec le vrai Rodolphe cette fois. Un simple tour de passe-passe !
Barutard donne un grand coup de poing sur la table.
- Tout se tient ! Ah mon neveu, je reconnais que là, tu as fait fort ! Et qui est donc ce X ?
- Je vous l’ai dit cent fois : le fils ! C’est pour l’héritage. Le fils qui a caché sa voiture pas très loin et qui arrive dix minutes après, comme par hasard.
- Mais comment le confondre ? 
- Il croit avoir pensé à tout : il n’a pas laissé le couteau sur place, pour que le crime ne fasse aucun doute, il ne fallait pas  qu’on puisse invoquer le suicide. Ce couteau devrait être facile à trouver, il y aura peut-être des empreintes, il doit y avoir du sang dans la pièce en face, dans sa voiture ? Et il lui a fallu acheter la même veste à carreaux. Des témoins ont peut-être vu sa voiture garée dans le coin. Et puis vous savez faire parler les suspects, hein mon oncle ?
- Ça, tu peux me faire confiance !
Raoul récupère son canotier, embrasse son oncle, regarde l’horloge :
- 11 heures, je serai à l’heure à la sortie de l’école. Au fait on se voit toujours dimanche ? Que nous a prévu Thérésine ?  Bouillabaisse ou soupe au pistou ?
- Des alouettes sans tête !
- Avec des pâtes en sauce ?
- Bien sûr lance Barutard avec un sourire gourmand.
- On va se régaler !
Et Raoul sort en fredonnant un air à la mode.
- Ma Tonkiki, ma Tonkiki, ma Tonkinoise …

FIN

Depuis sa mise en ligne vous avez été
189

visiteurs à consulter cette page

Vos commentaires
peuvent sauver
Renato BERANO

Commentaire
Nom
Mail
Recopier le code:
Le champs commentaire est obligatoire
Les commentaires apparaissent immédiatement

Les réclames du RayonPolar

Pour votre publicité, contactez le site

Pub sur RayonPolar

Sur les 32200 pages du Site
chiffres Google Le mercredi 3 Novembre 2011

1.88 euros au format Kindle
sur








En accédant à ce site marchand par l'intermédiaire de ce lien vous soutenez financièrement le RayonPolar






Site dédié au Polar (roman policier)
Si vous entrez directement sur cette page,
Retrouvez ses nouvelles en ligne, ses critiques de polars, de films, de séries TV
Sa liste de revues et sa galerie de couvertures de polars anciens.
Visitez le Rayon Polar
Il y a trois sortes de mensonges : les mensonges, les gros mensonges et les statistiques.
- Benjamin Disraeli (1804-1881), homme politique britannique

















Pinterest
(C) Les textes n'engagent que leurs signataires
RayonPolar
La majorité des illustrations de ce site sont des reprises des couvertures de la collection Néo et sont signées de
Jean-Claude Claeys.

Reproduit ici avec son aimable autorisation
Pour visiter son Site
Pour acheter des originaux
Cliquez sur l'image
RayonPolar