Petit Frère

par

ALAIN EMERY


J’ai toujours su qu’il pleuvrait quand on enterrerait William. Pourquoi, je ne sais pas. Que mon frère ait été le minable dont nous nous souvenons tous ne suffit pas à expliquer comment j’ai pu me fourrer dans le crâne une idée pareille mais ce que je sais en revanche, et de ça je suis absolument certain, c’est que je n’oublierai jamais le choc sourd de la terre molle heurtant son cercueil ni le clapot de nos chaussures dans la gadoue...

Quand nous étions gamins, mon père nous répétait que la chance ne vaut pas le travail, qu’on n’a jamais que ce qu’on mérite et qu’on sait vraiment la valeur d’un homme au nombre de gens qui assistent à ses funérailles. Bien sûr, lorsque mon père nous débitait ce genre de foutaises, il avait bu plus que son compte, mais je me dis que si Willy y avait cru juste un peu, nous n’en serions peut-être jamais arrivé là...
En attendant, j’ignore si ça signifie quelque chose, on ne s’est pas bousculé pour le mettre en terre. Quelques fiancées, faciles à reconnaître, avaient fait le déplacement. Deux ou trois vieux copains, des vauriens comme lui et l’habituelle petite foule des gens sur lesquels on n’arrive pas à mettre un nom. Ni ma mère ni mon père ne sont venus. Elle, comme depuis toujours, a préféré garder ses larmes pour elle et lui était de toute façon trop saoul pour mettre un pied devant l’autre. Que le curé ait dit de mon petit frère autant de bien, qu’il avait été un bon fils et un homme courageux, même s’il est de notoriété publique que c’est un ramassis de conneries, j’ai trouvé cela très émouvant.
Mais bien sûr, ça ne change rien au fait qu’il s’est fait descendre d’une balle dans la nuque, comme un chien, et qu’on l’a retrouvé, après trois jours, au fond du canal.

Au soir des funérailles, mon père m’a téléphoné. Il avait l’air bien. Je veux dire en état, pour une fois. Je suis passé le voir et après m’avoir embrassé, comme si de rien n’était, il m’a tendu une boîte à chaussures et m’a dit que mon frère l’avait laissée pour moi. Ce soir là, j’ai emprunté la voiture de Willy et j’ai roulé un moment, en fumant ses cigarettes. Je n’ai ouvert la boîte que le lendemain. Et ce n’est qu’à ce moment là que j’ai su qui l’avait tué...

Willy, au travers de tout un tas de photographies, de coupures de presse et de notes en vrac racontait toute son histoire. Une histoire minable et malsaine, forcément. Je crois que je n’ai pas vraiment été surpris quand j’ai vu apparaître le nom d’Arthur Cossler. J’ai peut-être pesté contre le mauvais sort, j’ai peut-être eu envie de dégueuler, c’est bien possible mais non, je n’ai pas été surpris. Cossler fait partie de notre histoire commune. Tous ceux qui ont grandi dans les quartiers ouvriers le connaissent.
C’est un fumier ordinaire, un type plein aux as qui s’engraisse sur le dos des pauvres types dans notre genre. Il totalise, à lui tout seul, plus de la moitié des immeubles de ce secteur. Et quand je dis des immeubles, je parle de ces cubes délabrés qu’ailleurs on rase et qu’ici on laisse pourrir tranquillement. C’est là-dessus, sur cette masse d’appartements moisis, qu’il règne. Il fait la pluie et le beau temps, double ou triple les loyers, à la gueule du client, sans jamais être inquiété par les flics ni par les services sociaux. Il arrose tout ce petit monde et passe en prime pour un bienfaiteur de l’humanité. Vous trouvez de tout chez lui, ça va de l’ouvrier jusqu’aux fourgues, en passant par les dealers. Et vous pensez bien qu’il se sucre au passage. Je le voyais souvent quand nous étions mômes, Willy et moi. A l’époque, c’était déjà une pointure, un voyou parvenu mais plutôt brillant et encore nettement ambitieux. Ce fou furieux aurait tué père et mère pour y arriver. Et il a réussi. Aujourd’hui, c’est un notable, un bon gros richard avec plus de peau qu’il ne faut et de jolis costumes bien coupés pour enrober tout ça. Il ne se déplace que très peu et toujours accompagné d’une flopée de garde du corps, des types plus effrayants les uns que les autres. C’est que c’est quelqu’un, Arthur Cossler!... On ne l’approche pas comme on veut...
Vous vous demandez ce que mon frère peut bien avoir à faire avec une saloperie pareille? C’est simple. Simple et terrifiant à la fois.
A l’extrémité des quartiers ouvriers s’étend, pour peu de temps désormais, un territoire qu’on a coutume d’appeler La Varsovie, rapport au ghetto et aux polonais qui vivaient là en colonie quand mon père était môme. C’était juste des baraquements, à l’époque. Plus tard, quand on y a construit un ensemble de barres, le nom est resté. Ca représente peut-être deux cent logements, peut-être davantage, je ne crois pas qu’on sache vraiment, parce qu’il y a belle lurette que personne ne va plus voir ce qui peut bien se passer dans ces ruines. C’est un peu la tour de Babel et la Cour des Miracles à la fois. C’est le refuge des clandestins. Toutes les sortes, des turcs, des yougos, des roumains. A une époque, Cossler en employait une partie en sous-main, pour la confection surtout. Mais il a arrêté du jour au lendemain. J’avais jusque là toujours pensé qu’il avait du trouver le business trop dangereux ou pas assez rentable, mais les notes de Willy m’ont prouvé que j’étais loin du compte. En fait, ce que cette ordure avait derrière la tête, c’était de les affamer encore davantage et de les forcer à déguerpir. Il voulait récupérer le terrain, raser tout et construire à la place des petits pavillons pour le bourgeois. Un quartier résidentiel, un peu à l’écart de la misère, pour saigner aussi la classe moyenne...
Seulement, tous ces pauvres gens ont refusé. Ils n’avaient nulle part où aller alors ils sont restés et ils ont organisé la résistance. Ils se sont mis à voler, à dealer, et, finalement, ils ont survécu. Les flics ont cessé de patrouiller dans ce coin là, parce qu’ils avaient peur, je pense, mais aussi parce que ça ne devait pas leur déplaire, au fond, de voir Cossler dans la merde. Sans doute qu’il leur rappelait trop leurs petits arrangements. Les flics n’aiment pas ça...
Pour résumer, Cossler s’est retrouvé embourbé avec un ghetto sur les bras. Impossible de les déloger, impossible de les faire cracher au bassinet. Et c’est là que Willy intervient.

Un soir, avec quatre autres types, recrutés comme lui, par Cossler en personne, ils ont organisé une descente dans La Varsovie. Ils avaient pour consigne de faire un tapage de tous les diables et de tirer des coups de feu en l’air. De l’intimidation. C’était sensé suffire. Sauf que voilà, ça n’a pas suffi. Ils n’ont pas bougé.
Alors Cossler a perdu patience pour de bon. Je vois le tableau. Il devait tourner et virer comme un fauve en cage. Il a rappelé ses gros bras mais cette fois ci, il leur a demandé d’y aller en douce et de foutre le feu aux bâtiments. En pleine nuit.
Vous savez, je voudrais vraiment pouvoir vous dire que mon frère est un type bien et qu’il n’a pas fait ça. Je voudrais qu’il ait renoncé au dernier moment. Mais la vérité, c’est qu’il y est allé. Pour un paquet de blé. Ce qu’il craignait par dessus tout, c’était de nous ressembler, à mon père et à moi. Et moi je dis qu’il n’y avait vraiment pas de danger de ce côté là.
Alors, oui, il y est allé.

On a retiré sept cadavres des décombres, quatre adultes et trois enfants. Des yougos. Surpris en plein sommeil.

Le reste, c’est facile à comprendre. En devenant un assassin, Willy avait franchi la limite, et impossible de revenir en arrière. Nous autres, de sa famille, on ne s’est rendu compte de rien sinon qu’il venait de moins en moins souvent nous voir et qu’il ne restait jamais longtemps à chaque fois. Ce n’est pas qu’avant on se fréquentait beaucoup mais tout de même. Il venait parfois me chercher à la sortie de l’usine. On buvait un verre. On parlait de notre jeune temps...
Je suppose qu’il s’est enferré dans son truc et qu’il a continué de bosser pour Cossler. L’engrenage... Il aimait la belle vie, Willy, les filles et l’argent faciles alors j’imagine qu’il était comme un poisson dans l’eau. C’est la suite qui m’échappe. Peut-être qu’il a eu envie de raccrocher. Ce qui est certain, c’est qu’il a eu besoin de blé. Sinon je ne vois pas pourquoi il serait fourré dans le crâne de faire chanter Cossler. Parce que ça, c’était vraiment une idée à la con. La preuve, c’est qu’il n’a plus jamais eu l’occasion d’en avoir une autre...

Cette nuit là, sur le bord de la route, une image m’est revenue, une seule, celle de mon frère - il devait avoir une vingtaine d’années -arrivant en trombe dans la rue de la cité, au volant d’une énorme bagnole, une américaine, dont on a su plus tard qu’il l’avait échangé contre une pleine cargaison de blousons de cuirs volés. Il a passé sa tête par la vitre de l’auto, il a klaxonné et nous a lancé un sourire que j’aurai toutes les peines du monde à oublier. Ca ne suffira sans doute pas à tout expliquer mais cette nuit-là, seul dans l’auto, sur la bande d’arrêt d’urgence, je me suis souvenu qu’avant d’être un petit voleur à la manque et un putain d’assassin, William Ancelin était mon frère. Mon petit frère.

Alors, j’ai pris un congé maladie - l’évasion du pauvre - et j’ai commencé à me demander ce que j’allais faire de toutes les cartes que j’avais en main. Je ne suis pas joueur et je n’étais même pas certain d’avoir beau jeu. Je menais une vie tranquille, jusque là, rien d’exaltant, c’est vrai, mais l’idée même de ma mort me paralysait. Mon frère, tel que je le connais, aurait sûrement prétendu que je n’avais rien à perdre. Et moi, je me demandais plutôt ce que j’avais à y gagner. Question de tempérament...
Alors vous auriez fait quoi, à ma place? Vous l’auriez donné aux flics, au risque de tomber sur ses protecteurs? Vous vous seriez pointé chez lui et vous l’auriez abattu comme un chien, après l’avoir obligé à vous demander pardon? On s’imagine bien souvent meilleur que l’on est mais de ce côté là, je ne me faisais guère d’illusion. Alors, j’ai fait pour le mieux. J’ai négocié.

J’ai ouvert une boite postale et je m’y suis expédié le colis, avec toutes les pièces à conviction. Je suis du peuple, c’est dans ma nature d’avoir confiance dans les vieilles institutions... Et puis j’ai déposé un testament chez le notaire. C’est une expérience très étrange à laquelle je croyais bien ne jamais me livrer. Les gens comme moi, c’est connu, ne lèguent rien de terrible, d’ordinaire. Sinon des emmerdements. Et justement, j’étais bien décidé à en laisser un paquet derrière moi s’il m’arrivait malheur...

C’est bizarrement la veille de me jeter dans la gueule du loup que le chagrin m’a, pour la première fois, serré la gorge. En me souvenant qu’un soir, alors que nous revenions de l’école et que j’allais suivre Willy, une fois de plus, dans les rues, mon père m’a retenu par l’épaule et m’a fait asseoir. Il était dans son état habituel mais avec une gravité particulière, comme s’il devinait que le dernier de ses fils finirait voyou. Il nous a servi un verre et au bout d’un long silence, il a dit: « Tu sais, je sens bien que tu ne m’aimes pas beaucoup. Mais moi je sens bien qu’au fond on est pareil. On est des petits, des besogneux, toi et moi. Je sais bien que ça te réjouit pas, va, mais tu seras un ouvrier, comme ton père...Alors je voudrais que tu me promettes quelque chose. Promets moi, Pierre, promets moi que, quoi qu’il arrive, tu ne feras pas comme ton frère... »
Je n’ai jamais rien promis à mon ivrogne de père, ce soir là mais j’ai fait ce qu’il fallait. Et je peux vous dire que j’étais bien décidé à continuer...

Le lendemain matin, j’ai appelé Cossler chez lui, à son hôtel particulier, en centre-ville. Soit dit en passant, une belle demeure en pierres, façades baroques, bourgeoisie apparente. Une grille, bien entendu, donnant sur des jardins à la française et des petites fontaines surmontées d’anges joufflus. Tout ce que j’aime... J’ai d’abord parlé à un de ses gorilles. Le genre catégorique. « Monsieur Cossler a demandé à ce qu’on ne le dérange sous aucun prétexte » . J’aurais pu hausser le ton, au lieu de ça je me suis contenté de murmurer: « Dites lui que j’appelle de la part de William Ancelin ». Moins de trente secondes plus tard, je l’avais en ligne.
J’aurais parié que sa voix m’intimiderait, qu’elle réveillerait chez moi un vieux complexe de soumission. Mais il parlait comme le vieux qu’il était, en tremblant légèrement, en piaffant en bout de phrase. Avec comme un fond de saloperie, une pointe de vraie sauvagerie.
« Vous avez quelque chose qui m’intéresse, je crois, dit-il calmement. Vous me proposez quoi, exactement?
J’ai pris ma respiration, comme avant de rentrer dans de l’eau glacée et j’ai dit:
« Un échange. »

J’ai fixé les conditions. Rien que lui et moi, au bar du casino Barrière. J’ai annoncé vingt cinq briques avant d’essayer de faire la conversion en euros. A ce moment là, je reconnais, j’ai eu l’air lamentable. Amateur, petit épargnant. Mais il n’a pas relevé. Il était trop occupé à me jauger. Je lui ai expliqué le principe classique: Si je venais à disparaître, diffusion des preuves à la presse dans les quarante huit heures. Si tout se passait bien, il n’entendait plus jamais parler de moi mais je gardais les preuves sous le coude en guise d’assurance vie. Il a marqué un silence et a fini par demander:
« Et votre frère? »
J’ai compris où il voulait en venir. Il n’avait pas peur, il s’étonnait. Le désir de vengeance lui paraissait plus naturel, plus légitime que le chantage. Il n’arrivait pas à deviner ce que j’avais en tête et les gens comme Cossler, je crois, préfèrent ne rien laisser au hasard. Alors, je l’ai rassuré comme j’ai pu:
« Mon frère est mort. Et moi j’ai bien l’intention de rester vivant. Libre et vivant»
Il a ri. Pas de bon coeur, non, avec une certaine lassitude, comme quelqu’un qui s’amuse à tirer les ficelles depuis très longtemps et qui se surprend à y trouver encore du plaisir...

Deux jours plus tard, j’entrai au Casino, dans un costume bleu marine de location. J’avais choisi l’endroit idéal. Une foule incroyable piaillait au milieu des tentures de velours. Le fric dégringolait en cascade, les rombières en fourrure gloussaient en fumant cigarette sur cigarette pendant que leur vieux gâteux opinait du chapeau à plumes au dessus du décolleté des hôtesses. Absolument pathétique.

Je l’ai reconnu tout de suite. Imaginez vous un type obèse avec des cheveux roux clairsemés et un éternel sourire humide et méprisant. Hormis l’arrogance, il avait pas mal changé, le malfrat de mon enfance, le caïd des années soixante-dix... Des tâches de son lui couraient le long de ses mains fines, sa peau écaillée s’était comme éclaircie, laissant apparaître toute une toile de petites veines mauves, fragiles et claires. Son triple menton pendait et tremblait même un peu. J’ai pensé à un iguane. Jusqu’à ce que je croise son regard.
Dès cet instant là, j’ai eu peur. Une trouille noire, poisseuse, qui s’est vissée à mon ventre et ne l’a plus quitté. J’ai senti que s’il décidait de me tuer, rien ne l’arrêterait, pas plus la peur du scandale que la crainte de finir ses jours en taule. Si j’avais pu, à cet instant, j’aurais reculé. Mais il m’a fait signe de m’asseoir, alors, je me suis exécuté. Pas de gaieté de coeur, à vrai dire... J’ai inspecté les alentours. Deux gardes du corps, un au bar, l’autre aux machines à sous, nous surveillaient du coin de l’oeil. Deux molosses bien dressés et prêts à mordre.
« J’avais dit vous et moi, monsieur Cossler »
J’ai aussitôt regretté de l’avoir appelé Monsieur. J’étais venu jouer gagnant, pas larbin. J’ai voulu rattraper le coup mais il ne m’en a pas laissé le temps.
« Ne me décevez pas. Je crois que vous êtes plus intelligent que votre frère. Plus raisonnable aussi. Je le sens. Et puis vous savez bien que je ne peux rien contre vous.
- A moins que vous ne vouliez crever en taule, Cossler, non vous ne pouvez rien contre moi... Vous avez l’argent?
- J’ai l’argent. 40 000 Euros. J’ai converti. J’ai arrondi aussi. »
Il donnait l’impression de s’amuser comme un petit fou, en me tendant la mallette mais quand j’ai posé la main sur la poignée, j’ai quand même lu dans ses yeux que ma vie ne pesait pas lourd.
« Ne vous inquiétez pas, Cossler. Vous n’entendrez plus jamais parler de moi.
- Je ne m’inquiète pas. Votre frère était un flambeur, un instable. Vous n’êtes pas comme lui. Il suffit de vous regarder pour comprendre que vous n’avez aucune ambition. Vous n’êtes pas un joueur, Monsieur Ancelin...»
Il a sorti une cigarette d’un étui en argent, il l’a allumée et après la première bouffée, il a pris son temps, m’a bien regardé et a dit cette chose incroyable...
« Je sais, Monsieur Ancelin. Je sais que vous ne ferez pas les erreurs de votre frère... »
Je me suis levé et je suis parti. Comme ça. Sans un mot. Et je vous jure que c’est vrai, une fois dehors, j’ai remercié le ciel de m’avoir empêché de me pisser dessus...

Voilà comment les choses se sont passées. A peu de choses près. Je m’attendais à pire. Je crois qu’encore aujourd’hui je ne me fais pas vraiment à l’idée d’avoir survécu. En me lançant dans cette histoire, je pense qu’inconsciemment j’avais tiré un trait sur mes chances. Il me faudra un certain temps pour recommencer à vivre normalement...
Vous savez, il ne se passe pas une journée sans que je pense à Willy. Je me dis souvent qu’avec une pareille somme, il aurait sûrement filé en Floride, ou quelque part dans les îles, aux Marquises ou ailleurs. Il aurait pu se la couler douce là-bas, se trouver une petite femme et fonder une gentille famille. J’aurais fait le voyage, il m’aurait emmené pêcher... Je me dis ça mais au fond je sais bien que ce qu’il n’aurait pas claqué à faire la bringue, il l’aurait misé sur le pire canasson du monde et en moins de deux, il aurait fini sans un... De mon petit frère, c’est triste à dire, mais fallait pas espérer autre chose

Celui qui rigole aujourd’hui, c’est Cossler. 40 000 euros, pensez, pour lui, c’est une bricole. Il continue de vivre comme un pacha, dans son hôtel où passent des filles qu’il paye et qu’il consomme sans vraiment en avoir envie. Parce qu’il peut le faire. C’est tout.
Il va continuer cette existence là un bon moment, je pense. Jusqu’à ce qu’il se fasse descendre, en fait. Ce sera un matin. Il sera encore tout heureux d’avoir survécu à la nuit, encore un peu ému de cette nouvelle journée. Ce sera peut-être en ouvrant les rideaux, peut-être en sortant dans la rue...
Je ne connais pas les détails. Je sais juste que ce sera un matin parce que j’ai payé pour. Et vous pouvez demander au type que j’ai engagé. 40 000 euros, pour un job aussi facile, c’est plutôt bien payé...

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