Hammer of the gods. La saga Led Zeppelin

DAVIS STEPHEN


Hammer Of The Gods. La Saga Led Zeppelin

Aux éditions COLLECTION ATTITUDES

1525

Lectures depuis
Le jeudi 11 Novembre 2011
 
 

Une lecture de
PAUL MAUGENDRE


Traduction de Philippe Paringaux. Collection Attitudes. Editions Le Mot et le Reste.
A la fin des années 60, alors que les Beatles avaient en tête de se séparer, suite à des conflits internes et afin de se produire séparément, que les Stones roulaient leur bosse contre vents et marées, des groupes émergeaient apportant un nouveau souffle, un nouvel élan, une nouvelle conception, une nouvelle perception de la musique rock. Mais souvent, comme dans d’autres domaines, on refaisait du neuf avec de l’ancien. Les groupes se font et se défont, au gré des humeurs des uns et des autres. Et le public découvre ainsi des ensembles pétris de professionnalisme sans pour autant connaître leurs antécédents, succédant, ou émergeant, à des groupes ayant pour noms: The Birds, The Yardbirds, The Small Faces, The Who, Them, The Young Rascals, Pink Floyd, The Doors, Barclay James Harvest, Yes, The Animals, The Byrds, The Monkees, The Kinks, Spencer Davis Group… Liste non exhaustive à compléter selon affinité.
Mais pour s’imposer dans les esprits, il ne suffit pas d’un simple professionnalisme musical, que possèdent déjà la plupart du temps ceux qu’on appelle les requins de studios et qui améliorent les formations dans des enregistrements auprès de chanteurs n’ayant pas d’accompagnateurs attitrés. Pour impressionner les esprits et acquérir les faveurs du public jeune, rien ne vaut quelques bons scandales, réels ou fictifs, colportés par les rumeurs, afin d’assoir une popularité qui va crescendo.
Ainsi Led Zepellin, fondé en 1968 par Jimmy Page et qui appartenait aux Yardbirds, dont fit partie Eric Clapton avant leur dissolution en 1968, a bâti sa légende sur des supputations dénuées de tout fondement mais qui attirèrent les groupies. Des légendes selon lesquelles la moins vénéneuse était la vente de leur âme au Diable. Mais qui étaient les membres de ce quatuor qui révolutionnèrent le rock, lui insufflant un souffle tonique s’imposant comme les pionniers du hard rock et du heavy métal ?
D’abord Jimmy Page, auteur-compositeur, guitare rythmique, guitare solo et basse. John Paul Johns, compositeur et multi-instrumentiste (basse, piano, orgue, claviers, à l’occasion guitare) rejoint Page qui veut former un nouveau groupe. Robert Plant, parolier, chant, harmonica, percussions et guitare à l’occasion, et John Bonham, dit Bonzo, compositeur, batterie, percussions, complètent rapidement ce groupe qui prend le nom de New Yardbirds puis adoptent celui de Led Zeppelin le 9 novembre 1968. Ce nom provenant d’une blague de Keith Moon, qui appartenait aux Who, déclarant à Jimmy Page lorsqu’il apprit l’intention de celui-ci de fonder un supergroupe, que ce projet allait s'écraser au sol comme un Zeppelin de plomb.
Led Zepellin connaitra son apogée entre 1971 à 1975 puis enregistrera un déclin entre 1975 à 1980. Suite au décès le 25 septembre 1980 de John Bonham, décès dû à une absorption effrénée d’alcool au domicile de Jimmy Page, le groupe se dissout. Mais les trois acteurs restants, ou plutôt les trois musiciens, entameront des carrières solos, se retrouvant parfois à l’occasion de fêtes de charité, de show télévisés ou d’enregistrements studio, mais la plupart du temps n’y participeront que deux des membres restant sur les trois du groupe mythique. Un peu comme le firent les Beatles.
Des rumeurs de reformation du groupe circulent de temps à autres, mais il est peu probable que cela soit entériné officiellement.
Cette saga d’un groupe qui a marqué l’histoire du rock, pionnier du hard rock et du heavy métal mais qui emprunta aussi au blues, au folk, au reggae, au rockabilly, à la soul et au funk, sans oublier les musiques du monde comme la musique classique, celtique, indienne, arabe ou country, vendant plus de trois cents millions d’album de par le monde, est narrée avec rigueur, précision, passion, amour, clairvoyance, lucidité et impartialité par Stephens Davis qui a bien connu le groupe de par son métier de journaliste musical. Il raconte le parcours de Led Zeppelin, de l’ante jusqu’au post-Led Zeppelin, avec objectivité, franchise, ardeur, patience, et son texte est truffé d’anecdotes toutes plus intéressantes les une que les autres, avec ce sentiment qui est réservé par des parents à leurs garnements, des enfants turbulents mais au combien attachants.
Evidement ce document copieux ne serait pas complet sans les annexes, la bibliographie française, la discographie et l’index des noms cités.
Un ouvrage indispensable à qui veut mieux cerner non seulement le mythe de Led Zeppelin mais aussi comprendre leur apport musical, connaitre l’ambiance et les à-côtés, l’atmosphère et tout ce qui a contribué à cette ascension ainsi qu’un regard critique sur une époque a marqué toute une génération.
PAUL MAUGENDRE


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