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RIEN - ROMAN A SUVIRE - DIFFUSION HEBDOMADAIRE
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Konsstrukt



RIEN - roman à suvire - diffusion hebdomadaire
Message posté vendredi 28 Aout 2009 à 13:33:44

konsstrukt en live le 17 septembre à la librairie Le bal des ardents à lyon.

à l'occasion du vernissage de la nouvelle exposition d'anne vanderlinden, je lirai les premiers chapitres de mon roman RIEN, accompagné à la basse et à la game boy par gredin et à la flute et au clavier par je serai pas maton.

pour tous renseignements concernant horaires, adresse, etc. : scribelius@gmail.com

***

Et puis on s’est repris. Elle s’est relevée. Elle a remis la cannette. Elle l’a stabilisé. J’ai visé – un peu – pas trop. J’ai tiré. La cannette a éclaté – je n’en croyais pas mes yeux. J’ai crié de joie. Elle avait de la bière partout sur la tête et les épaules et des débris de verre dans les cheveux. Elle a crié elle aussi. Elle a secoué la tête pour faire tomber le verre. Elle riait aux éclats. Je l’ai rejointe près du feu. J’étais en sueur. Je sentais la chaleur des flammes cuire la sueur qui séchait sur mon visage. Nous nous sommes embrassés. Nous avons bu d’autres bières.
Elle m’a déshabillé. Je l’ai aidée. Nous nous sommes retrouvés à poil devant le feu – entre l’alcool et les flammes nous n’avions pas froid – nous avons à baiser – à cause de l’alcool j’ai débandé. J’ai voulu la lécher mais je léchais mal – trop pété – alors on a juste fait un câlin. Je ne sais pas combien de temps ce moment a duré. Elle m’a branlé et elle a pris le revolver dans son autre main. Je rebandais – à moitié. Nous étions de profil par rapport au feu. Les flammes dansaient dans ses yeux. Les reflets changeaient sur son visage. Elle avait l’air d’une sorcière – elle avait souvent l’air d’une sorcière – c’était – plus ou moins – une sorcière – mais jamais à ce point-là.
Je ne sais pas pourquoi j’ai fait ce que j’ai fait. Ca n’est pas une question d’alcool – ça. Ca n’est pas une question de drogue non plus. Je l’ai fait en conscience – en sachant ce qui allait se passer.
Je lui ai pris le revolver. Elle m’a branlé à deux mains – une sur ma bite et l’autre sur mes couilles – elle ondulait du bassin – ses yeux flamboyaient – son sourire était celui d’une folle – je l’aimais. J’ai ouvert le barillet. J’ai enlevé toutes les balles sauf une. Je les ai jetées à l’écart du feu. J’ai refermé le barillet. J’ai posé le revolver. J’ai avancé la main vers sa chatte – elle mouillait.
Nous avons continué à nous branler mutuellement pendant deux ou trois minutes. Nous ne jouissions pas – ça ne risquait pas vu ce qui circulait dans notre sang – mais c’était bon. C’était doux – et en même temps il y avait quelque chose de sournois. Tous les deux on pensait à autre chose. A qui ferait – le geste – en premier.
Ca a été elle.
Elle a enlevé la main qui me pelotait les couilles – elle a pris l’arme. Son sourire s’est élargi. Elle a continué à me branler – mais plus lentement – elle pensait à autre chose. Je continuais à la doigter. Elle a fait tourner le barillet avec son pouce. Elle a du s y’reprendre à plusieurs reprises. Elle était trop bourrée – son doigt glissait sur les échancrures du barillet sans parvenir à le faire tourner. Elle a posé le canon contre sa tempe. Elle voulait me regarder dans les yeux – son corps oscillait – tanguait lentement. Moi je me sentais blanc. Je savais que j’allais vomir. L’ambiance devenait oppressante pour moi même si je sentais les ondes agréables de sa branlette. Ses pupilles étaient dilatées. Elle a pressé la détente. Ca a fait clic. Au moment du clic sa main s’est crispée sur ma queue et j’ai senti un tremblement parcourir son corps – ça a duré une seconde – j’ai eu la chair de poule et mon sang est devenu froid. Ses pupilles se sont encore dilatées – comme celles d’un chat – et puis sont revenues à leur dilatation – déjà exagérée – alcool et drogue – antérieure. Mon malaise – c’était comme un voile noir – comme quand on se relève d’un coup – et que le sang quitte le cerveau – sauf que je n’avais pas fait un seul mouvement – est passé.
– A toi mon chéri.
Elle m’a tendu l’arme. Elle me branlait toujours. Je me sentais monter. Mes doigts dans sa chatte – je ne lui faisais plus rien – je n’y pensais pas.
– Tu veux jouir d’abord ?
– Je ne sais pas.
Elle m’a branlé plus vite. Sa coordination était mauvaise. J’ai soupiré plus fort. J’ai hoqueté. J’ai tout lâché en petits jets qui giclaient en cloche et retombaient sur sa main. Mon cœur cognait trop fort. J’avais une attaque de tachycardie. Je sentais que j’allais gerber. Je me suis dit il faut que je le fasse avant de gerber alors j’ai pris l’arme – les doigts de mon autre main toujours dans sa chatte – j’ai collé le canon contre ma tempe – j’ai senti le métal écraser l’artère – j’ai pressé la détente – sans réfléchir.
Ca a fait clic. J’ai eu une drôle d’impression. C’était la première fois. Que je faisais ça. J’ai senti. La mort. Vraiment. Je me suis imaginé la balle entrer et puis plus rien. J’ai pali – je me suis senti pâlir. J’ai éprouvé un sentiment d’horreur accompagné d’une puissante euphorie. Je me sentais bizarre. J’avais la chair de poule. Les mâchoires serrées. Tout ça n’a duré qu’une minuscule seconde. Le temps qui sépare le déclic très sonore de la prise de conscience que ça y’est – je n’ai pas perdu – je suis vivant. Ensuite – j’ai senti la gerbe arriver en même temps qu’un flot de mouille envahir mes doigts. Sa chatte s’ouvrait. Je me suis retiré d’elle. Je me suis levé.
Elle a ri.
– T’es tout blanc mon chéri.
J’ai été gerber. Ca n’a pas pris très longtemps. Enorme quantité de liquide. Aigre – ça me ravageait la bouche et la gorge. Ca m’a dégrisé. Je suis revenu – j’allais lui dire d’arrêter mais elle a appuyé dès que j’ai croisé son regard. Clic.
Elle m’a tendu l’arme. Je ne pouvais pas me dérober. J’ai dit après on arrête d’accord ?
– D’accord.
Je n’y suis pas arrivé. J’ai calculé – il ne faut pas. Trois tirs. Une chance sur six. Et puis une chance sur cinq. Et puis une chance sur quatre. Et puis maintenant une chance sur trois. J’ai eu peur. Elle s’est penchée vers moi. Elle m’a embrassé.
– T’es pas obligé – elle a dit. Donne.
J’ai donné l’arme. Elle a souri – les yeux froids. Elle a mis l’arme. Je n’ai pas fait de geste pour l’arrêter – j’aurais pu – j’avais le temps – mais son mépris m’avait blessé.