J’ai presque fini Braquages, aux éditions du serpent à plumes, collection serpents noirs.
C’est un bon roman d’action que l’on suit avec intérêt. Il a tous les ingrédients du roman noir.
Au niveau de l’intrigue, on suit deux fils, celui du trio de « voyous », et celui du commissaire, dont le fils, comme par hasard, gravite dans les mêmes eaux que nos voyous recrutés.
On s’aperçoit par la suite que la mission des apprentis braqueurs est à double étage, ce qui montre que les recruteurs avaient de l’astuce, ainsi que le romancier pour leur prêter cette combinaison.
C’est un premier roman, ce qui explique quelques naïvetés , comme l’intitulé de chapitres : « le recrutement », « le hold up » « les vengeances ». Le lecteur est bien guidé, au besoin, on rappelle le double jeu d’un personnage, non dupe d’un stratagème des braqueurs pour quitter la banque :
Citation:
« ils sont complètement fous. J’ai jamais vu un coup de poker pareil ! » pensa l’inspecteur Oscar. Il savait évidemment à qui il avait affaire…
(page 108)
Oui, évidemment.
Par ailleurs quelques questions restent en suspens, comme la propension des victimes à se remettre entre les mains de ceux qui les ont piégés, ou peuvent le faire, le fils du commissaire ne faisant pas exception : les personnages servent donc bien l’intrigue, mise au premier plan par Christian Roux, héritier de Patrick Manchette.
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