David Nolande

Peine perdue

Avec
Claude Faraldo (Alexian), Natalia Dontcheva (Manon), Christian Henning (Michel), Fred Nony (le patron de l'agence de publicité), Jennifer Herrera (Sophia), Jean-Louis Loca (le gitan), Stéphane Algoud

Dans ce premier épisode, David Nolande doit empêcher une jeune inconnue de se suicider s'il ne veut pas que sa fille meure.

Trois scènes méritent d’être soulignées :

1- Le réveil de David.
La voiture quitte la route, transperce la roulotte de la gitane et David se retrouve dans une chambre, que l’on devine d’hôpital.
Mais avant, comme prolongeant l’accident, la caméra tournoie sur elle-même avant de se stabiliser et, en une fraction de seconde, de nous présenter la chambre, étrangement blanche et vide. Ce même cadrage est utilisé trois autres fois. Le blanc est trop bleu, le vide est trop immense…
Visuellement nous comprenons que David vient de se réveiller dans un monde où les règles de la rationalité sont obsolètes.

2- La chute de l’homme par la fenêtre.
La caméra cadre un pied sur une marche. Puis un homme est filmé en contre-plongée. Il bouge, la caméra cadre de nouveau le pied : seule la pointe du pied est posée sur la marche.
Nous devinons l’instabilité de la position.
La caméra quitte la pièce et cadre l’homme depuis extérieur. Nous découvrons entièrement la scène. Retour à l’intérieur, léger travelling avant. Retour à l’extérieur, filmé de très bas. Le vertige nous gagne...
Nouveau retour à l’intérieur : l’homme va-t-il descendre de l’escabeau ? Les images le laissent croire… mais le téléphone sonne et l’homme tombe. Il disparaît du plan, comme on disparaît de la vie. La caméra repasse à l’extérieur et suit la chute étrangement longue de l’homme.
Fin de la scène : David se réveille dans une lumière bleue. Il ne s’agissait que d’un rêve, mais d’un rêve filmé de telle façon à ce qu’il s'inscrive dans le réel.
Et lorsque l’accident se produira vraiment, c’est la même séquence qui nous sera présentée. Rêve ou réalité : les visions de David s'inscrivent dans les deux.

3- La scène du suicide.
La caméra cadre la voûte de la station de métro (Porte des Lilas - bleu sur blanc). Puis elle se pose sur une femme qui s’avance. Elle abandonne la femme. La caméra est maintenant fixée à une rame de métro qui file à grande vitesse : défilement de lumières blanches aux reflets bleus. Retour à la femme qui s’avance toujours. Phénomène de ralenti… le temps se dilate l’image se brouille. Le visage de la femme est maintenant cadré de profil : nous devinons qu’elle fait face aux rails. Gros plan sur son visage. Retour au métro qui entre dans la station.
Jusqu’à maintenant nous avions deux éléments distincts : une femme, une rame. Maintenant ces deux éléments fusionnent dans un même plan. D’abord floue l’image du métro gagne en netteté. Un plan sur les pieds de la femme qui s’avancent vers le rebord du quai, lui permet de devenir totalement net.
La femme bascule en avant, le métro s’avance. La caméra change de quai la femme passe sous les roues dans un bruit de déchirure.
Natalia Dontcheva
Natalia Dontcheva
 

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