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John Cassavetes

John Cassavetes

Sa Filmographie

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John Cassavetes
Avant d’en venir à la réalisation John Cassavetes est d’abord un acteur qui se fait remarquer du large public dans « Face au crime » (Don Siegel, 1956) ainsi que dans « L'homme qui tua la peur » (Martin Ritt, 1957) ou dans « Libre comme le vent » (Robert Parrish, 1958).
Ce n’est qu’en 1958 qu’il se lance dans la mise en scène avec « Shadows », en lançant un appel à la radio :
« Si les gens veulent vraiment voir des films sur des gens, ils devraient contribuer »
L’appel lui rapporte 2000 euros auxquels il rajoute ses cachets
Totalement improvisé, ce film sera un échec qui le conduira à en revoir le montage, et donc le sens. Et c’est cette seconde version qui est aujourd’hui la seule visible.
Dès son premier film, il s’affirme comme un cinéaste indépendant, indépendance qui le poussera à quitter les studios pour lesquels il tente durant deux films de travailler.
 

Cinéma indépendant

John Cassavetes

Financés sur ses propres deniers, filmés dans sa propre maison, montée dans son garage, les films de Cassavetes ne sont pas seulement en marge du système hollywoodien, ils sont thématiquement et donc esthétiquement en rupture.
Leur sujet est unique : l’amour.
Qu’est-ce que l’amour? Comment survient-il ? Comment survit-il? Comment disparaît-il?
Mais non pas l’amour dans sa durée, dans son cheminement qui le conduit de la naissance à l’extinction, avec sa monté en suspens et ses nœuds dramatiques. Mais d’un instant dans une vie dont le commencement est hors film, tout comme le dénouement, ce qui n’interdit pas une trajectoire.
Partant de là, de ce besoin de saisir le sentiment, John Cassavetes ne plante pas sa camera, il la saisie avec méfiance pour la met aux ordres de l’acteur.
Les marques au sol, qui d’ordinaire le guident, disparaissent, le cadre n’a plus court. L’acteur peut se mouvoir, se déplacer sans contraintes, avec pour seul repère les nécessites du personnage. A charge à la caméra, aux caméras, de le suivre dans d’incessants plans séquences, de saisir les corps, les gestes, l’amour qui se débat dans un quotidien sans panache. A charge à la camera et au son d’être élément constitutif du mouvement.
Mais ceci ne veut plus dire improvisation, comme pour « Shadows ». « Face » est d’abord une pièce de théâtre puis un scénario de plus de deux cent cinquante pages avant de devenir 150 heures de prises de vues, comme si le cinéaste souhaitait, non pas réaliser un film mais impressionner la pellicule de la vie


 

Les siens

John Cassavetes

Peut-être plus pour répondre à cette volonté que par seul souci économique de Cassavetes à toujours travailler en famille en tribu, en territoire connu.
En famille en premier lieu. Gena Rowlands, son épouse, fut sept fois son interprète. Il confia des rôles à sa mère (Katherine Cassavetes), sa belle-mère (lady Rowlands), le frère de sa femme (David Rowlands), et ses trois enfants Nick(1), Alexandra(2), Zoe(3).
Mais aussi la famille de cinéma : Peter Falk(4), Ben Gazzara(5), Seymour Cassel(6)
 

L'esthétique du noir

John Cassavetes
Cette façon de suivre au plus proche les acteurs, d’engluer leur corps dans des images fragmentaires d’eux mêmes, de permettre au son brut d’englober les images, en d’autres termes d’interdire aux personnages de s’enfuir esthétiquement, de gagner le hors-champs, cloue les protagonistes à leur milieu social, à la middle-class. Leurs doutes, leurs malheurs sont sans issue. Pour eux l’ailleurs n’existe pas.
Qu’est-ce d’autre que le cinéma noir, le roman noir ? Qu’est-ce d’autre que cette incapacité que de fuir, de changer de vie, de ville, de quartier, d’immeuble… de gagner l’ailleurs pour briser le cercle.
David Goodis, le maître du roman noir, en est l’exemple le plus éclatant. Qu’est-ce qui empêche Ralph de vivre heureux avec « La Blonde au coin de la rue » ? N’est-ce pas parce qu’il n’a pas su dire « J'irai jusqu'au bout de ce rêve-là » ? Qu’est-ce qui empêche Hart de se sauver ? De fuir de gang qui va causer sa perte ? Son incapacité à briser le huit-clos qu’il croit protecteur. Avant d’être une bouillie néo punk et post gothique, « Rue barbare » était un roman noir qui mettait en scène un homme atteint de cette même incapacité. Et comment ne pas penser à La Fin d'un primitif (Chester Himes) en visionnant un film de Cassavetes
John Cassavetes n’était pas un cinéaste de genre au sens strict du terme. Mais il n’en reste pas moins qu’esthétiquement il était un maitre du cinéma noir. Et ses intrusions dans cette pure thématique (The Killing of a Chinese Bookie) en fournissent une preuve magistrale et indépassable.


1- Husbands
2- Husbands, Minnie and Moskowitz, Une femme sous influence, Love Streams
3- Minnie and Moskowitz
4- Husbands, Une femme sous influence, Big Trouble),
5- Husbands, Meurtre d’un bookmaker chinois, Opening Night
6- Faces, Minnie and Moscovitz, Meurtre d’un bookmaker chinois, Love Streams
 

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