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Alfred Hitchcock

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Sa Filmographie

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Une brève biographie

Alfred Hitchcock

Alfred Joseph Hitchcock est né le 13 août 1899, il est le troisième et dernier enfant de William et Emma, épiciers en gros à Leytonstone (banlieue de Londres).
De son enfance il retiendra deux choses : une aversion pour la police et une autre pour les religieux. L'une provient d'un " punition " que lui avait infligé son père : un séjour au commissariat alors qu'il été âgé de 5 ans ; l'autre de son placement dans un collège de Jésuites.
Apres divers emplois, il est engagé par les studios américains de la Famous Players-Lasky à Islington, où il dessine les intertitres de films muets.
Finalement, il devient assistant metteur en scène dans la compagnie de Michael Balcon.

La période anglaise

En 1922, il se lance dans sa première aventure cinématographie avec « Number Thirteen », mais le projet ne voit pas le jour. Il devient ensuite assistant metteur en scène dans la compagnie de Michael Balcon. Et c’est l’année suivante qu’il rencontre sa femme Alma Reville, avec qui il aura une fille, Patricia (celle-ci tournera dans l’Inconnu du nord-Express et Psychose…).
C’est cet intervalle, qui s'étend entre 1923, où il tourne « La Danseuse blessée » comme assistant-réalisateur, et 1939, où il réalise « La Taverne de la Jamaïque », que l’on nomme période anglaise.
Mais il faut noter que cette période n'est en rien homogène puisqu'elle comprend 15 films muets et 14 parlants.

La période Américaine

Le succès d'Hitchcock auprès du public américain pousse , David O. Selznick à lui proposer de venir travailler à Hollywood.
En 1940, Hitchcock réalise son premier film américain : Rebecca.
Au prises avec les producteurs il tente en 1947 de devenir son propre producteur, mais l'aventure est de courte durée (Rope et Under Capricorn)

Alfred Hitchcock Presents et The Hitchcock Hour

Les circonstances de la vie le conduisent à accepter de " prêter " son nom à une série télévisée Alfred Hitchcock Presents (1955-1962) puis à The Hitchcock Hour (1962-1965).
Prêter son nom est bien le cas puisque sur les 368 épisodes, de 30 minutes, qui composent ces deux séries, il n'en réalise que 20. Pour le reste il se contente d'une présentation.

Il décède le 29 avril 1980 à Los Angeles
 

Le suspense

Alfred Hitchcock
Pour Hitchcock il convient de distinguer le suspense de la surprise, car ils sont le contraire l’un de l’autre.
Tout le monde comprend en quoi consiste la surprise dans un film et tout le monde se souvient d’avoir bondi sur son siège en s’écriant : « je ne m’y attendais pas »
A partir de cette approche de la surprise, il est assez simple de comprendre que l’un des éléments du suspense peut se résumer à contrario par : « je m’y attendais ».
Supposons une scène de la vie courante : dans un restaurant un homme déjeune avec une jeune femme. Il fait le joli cœur, elle rit des plaisanteries qu’il débite… A la table d’à-côté, un autre homme déjeune seul. Une fois son repas terminé, tout naturellement, il quitte le restaurant.
Cette scène, de la vie courante, renvoie à un monde ordinaire et paisible, ordonné et moral, à un monde qu’aucun élément ne perturbe, à un univers digne d'Amélie Poulain.
Mais supposons maintenant que nous sachions que le client solitaire est un tueur et qu’il projette d’assassiner la jeune femme.
Les mêmes images n’ont plus la même signification. Elles ne nous renvoient plus un monde ordinaire et paisible, ordonné et moral. Nous avons introduit un élément immoral (le meurtre) qui perturbe les images, qui en pervertit le sens. Nous ne nous demandons plus si la jeune fille va succomber au charme de l’homme avec lequel elle mange, mais si celui qui déjeune seul va réussir à la tuer.
Notre façon de voir la scène est radicalement différente. Nous ne voyons plus une jeune fille qui rit, mais un possible futur cadavre. Nous ne voyons plus un homme qui drague, mais un inconscient. Et surtout nous ne voyons plus un homme qui mange seul, nous ne voyons plus que le regard d’un tueur.
Et c’est peut-être là que réside un autre élément fondateur du suspense : le regard, sorte de fenêtre sur les désirs, les vices, les pulsions et les perversions. Au travers des regards des protagonistes, qui ricochent dans un champ contre champ étirant le temps, nous devinons leurs pensées : meurtrière, amoureuse, insouciante… et l’angoisse monte et les questions s’emmêlent : comment se peut-il que cette femme ne se soit pas aperçue qu’un homme l’observe ? Et cet autre homme va-t-il cesser de jouer les jolis cœurs ? Va-t-il réussir à empêcher le crime ? Le meurtrier, en quittant les restaurant sur un dernier regard, a-t-il renoncé à son projet ou attend-il sa victime au coin de la rue ?
Et aux questions répondent parfois des désirs pervers : nous souhaitons la mort de cette de la fille ; celle de son compagnon ; des deux…
 

Le caméo et le MacGuffin

Alfred Hitchcock
Le Caméo

Un caméo est l’apparition furtive et souvent muette d’une personnalité célèbre dans un film.
Hitchcock est le réalisateur qui a utilisé quasi systématiquement ce procédé (sa première apparition est dans The Lodger) ; la plupart du temps en début de film, pour ne pas détourner l’attention des spectateurs.
« C'était strictement utilitaire, il fallait meubler l'écran. Plus tard c'est devenu une superstition, et ensuite c'est devenu un gag. Mais à présent c'est un gag assez encombrant, et pour permettre aux gens de regarder le film tranquillement, je prends soin de me montrer ostensiblement dans les cinq premières minutes du film. » Alfred Hitchcock

Le MacGuffin

Il s’agit d’une sorte de prétexte à l’histoire. Le MacGuffin le plus dépouillé est certainement celui qui justifie l’intrigue de « Une femme disparaît » : une vielle dame, Miss Froy, disparaît dans le train des Balkans ; une jeune anglaise la cherche désespérément ; au final, nous apprenons qu’il s’agit d’une espionne porteuse d’un message de la plus haute importance, les premières mesures d'un air de musique. Ce message est tellement important que lorsqu’elle le délivre aux services anglais, elle l’a oublié…
En fait, le MacGuffin est « un objet » absolument sans importance pour les spectateurs, un objet vide de sens, de contenu… mais qui pour les protagonistes de l’histoire mérite que l’on risque sa vie.
Notons que la plupart des films d'Hitchcock sont bâtis autour de ce MacG
 

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