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| Edmond Beauchamp : Le gaucher ||| Paul Bernard : Philippe de Gonzague ||| Pierre Blanchar : Le chevalier Henri de Lagardère ||| Yvonne Gaudeau : Aurore de Caylus et Claire de Nevers ||| Jean Marchat : Philippe d'Orléans ||| Lucien Nat : Peyrolles ||| Jacques Louvigny : Cocardasse ||| Roger Caccia : Passepoil ||| Hélène Vercors : Flore |
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Le Bossu |
![]() Retour à Henri de Lagardère / Le Bossu |
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Le Bossu |
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| Le duc de Nevers n’a pu échapper aux spadassins que lui a envoyés son cousin le prince de Gonzague. Piégé dans les fossés du château de Caylus , il meurt après avoir obtenu de Lagardère, venu le défier en duel, mais qui sous la pression des événements s’est rallié à lui, la promesse de veiller sur sa petite fille Claire. Les années passent. Gonzague a épousé la veuve de Nevers afin de s’accaparer de son immense fortune. En compagnie de Claire, Lagardère revient à Paris, et, profitant de l’agiotage qu’occasionne du système de Law, déguisé en bossu, gagne la confiance de Gonzague afin de mieux le perdre. |
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Quelques mots sur |
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| Tournée sous l’Occupation, cette adaptation du célèbre roman de Paul Féval ne manque ni d’ambition ni de panache, une ardeur grandement insufflée par Pierre Blanchar, un Lagardère bagarreur, par contre elle souffle de l’indigence de ses moyens que tentent désespérément de dissimuler quelques longueurs. D’aucuns ont décelé, derrière cette adaptation, une peinture de la situation « militaire » du pays : un homme (Lagardère) qui fuit Paris, rassemble ses forces avant de revenir clandestinement porter le fer afin de libérer, du mensonge et de la menace, un être bafoué (Claire) par la trahison (Gonzague). Malheureusement, aucun élément ne semble corroborer cette approche du film. Alors, puisqu’il convint de s’en tenir qu’au métrage, soulignons la relative virtuosité de la mise en scène et la fluidité générale des mouvements de caméra. Autant d’efforts qui, en dernière analyse, ne parviennent pas à dissimuler la faiblesse intrinsèque de l’intrigue : le temps, celui qui passe. En d’autres termes le temps qui ne semble avoir de prises que sur Claire de Nevers. Le regardeur la découvre nourrisson dans ses linges, la retrouve, 17 ans plus tard, jeune fille, alors que pendant ce temps Lagardère n’a pas pris une ride ! Et sous le regard hébété du susdit regardeur, Lagardère épouse Claire ! Certes des exemples célèbres peuvent refroidir l’étonnement de ce susmentionné spectateur, pour autant leur caractère exceptionnel n’est pas de nature à crédibiliser la situation. Mais il est vrai que ce reproche ne doit être adressé qu’à Paul Féval… |
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