La Soif du mal



La Soif Du Mal - Touch Of Evil

1958
Orson Welles

Ramon Miguel 'Mike' Vargas : Charlton Heston - Susan Vargas : Janet Leigh - Hank Quinlan : Orson Welles - 'Oncle Joe' Grandi : Akim Tamiroff - Pete Menzies : Joseph Calleia - Pancho : Valentin De Vargas - le procureur Adair : Ray Collins - le veilleur de nuit : Dennis Weaver - Marcia Linnekar : Joanna Moore - Tanya : Marlene Dietrich - Schwartz : Mort Mills - Manolo Sanchez : Victor Millan - 'Pretty Boy' : Michael Sargent -
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La Soif du mal
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La Soif du mal
Synopsis

Dans une ville frontalière, une bombe explose dans une voiture. L’inspecteur Quinlan est en charge de l’enquête. Son collègue mexicain Vargas assiste à celle-ci.
Quinlan suspecte un certain Sanchez et retrouve chez lui des bâtons de dynamite. Quinlan est certain que cette preuve est fabriquée. Il va tenter de confondre Quinlan qui sentant le danger va tout faire pour le discréditer.

Quelques mots sur
La Soif du mal

Après l’échec commercial de « La Dame de Shanghai », Welles doit attendre 10 ans avant de rediriger un tournage pour un studio. C’est Universal qui le contacte et lui propose un rôle dans le film « Le Signe du Mal », et c’est Charlton Heston, qui doit y interpréterait le rôle du flic intègre, qui convainc le studio de confier la réalisation à Welles.
Celui-ci réécrit le scénario et transporte l’action dans une ville frontalière, Los Robles. Malheureusement son montage est repoussé par Universal qui remonte le film avant sa sortie. Une fois de plus Welles est trahi et doit se contenter de rédiger un mémo de 58 pages…
Il faudra attendre plus de 15 ans pour qu’enfin sorte une version de « La Soif du Mal » tel que la souhaitait son réalisateur

Le film s’ouvre sur une scène de suspense comme les conçoit Alfred Hitchcock. Un inconnu dépose une bombe dans le coffre d’une voiture, l’instant d’après un homme et une femme s’installent à bord de celle-ci. Nous savons que l’engin va exploser et de cette connaissance, qui s’étire dans le temps, naît le suspense. Pour souligner la place centrale du temps, Hitchcock intercale souvent des plans, d’horloge ou de tout autre instrument le cadençant. Ici, Welles procède différemment, il a recourt à un long plan séquence qui suit la voiture jusqu’à son explosion. Aucune coupe, aucun montage, aucun trucage, aucune ellipse, la bombe est bien là, dans le coffre, alors que les occupants de l’automobile plaisantent. Et la seule question, qui s’impose à nous, est : quand va-t-elle exploser?

Hitchcock-Welles, la similitude ne se cantonne peut-être pas à cette construction du suspense. Elle se niche peut-être aussi dans le fait qu’à l’image de beaucoup de films d’Alfred Hitchcock, qui déploient leur scénario autour d’un nombre, ce film procède à l’identique.
Deux pays, deux flics, deux affaires… le jour, la nuit; le bien, le mal; l’ombre, la lumière… les images, le son qui envahit l’écran à en devenir visible; les plongées, les contre-plongées d’une caméra en gros plan.
Et pour séparer ce deux en parties, non pas égales mais antagonistes, la frontière. Frontière physique, morale ou esthétique, mais toujours floue.
Les deux affaires se mélangent comme l’on passe de l’ombre à la lumière dans une même scène, dans un même plan (1), comme l’on franchit la frontière entre le Mexique et les Etats Unis (2), comme une plongée succède à une contre-plongée.
Frontière floue, elle ne semble pas l’être entre Quinlan et Vargas, entre le bien et le mal. Sauf si l’on émet l’hypothèse que l’un n’est que la continuité de l’autre. Sauf si l’on considère que Vargas et Quinlan ne sont que les deux facettes d’un même personnage, que Vargas n’est autre que le jeune Quinlan, celui d’avant l’assassinat de sa femme (3), d’avant l’alcoolisme, d’avant les sucreries et l’obésité (4).
Et dans ce cas la dualité se résout en un parcourt (5): celui de Quinlan qui flic honnête et droit finit sa course dans les eaux putrides d’une rivière.


1- La scène du meurtre, par exemple

2- La bombe est déposée dans le coffre de la voiture au Mexique et elle explose aux Etats Unis

3- Notons que tout laisse à penser durant un moment que la femme de Vargas va être assassinée.

4- Il s’agirait de la seule frontière qui partagerait ici et réellement deux moments de la vie: l’avant et l’après-meurtre. Du moins aux dires de Quinlan.

5- Le parcourt, tel semble être la préoccupation centrale Orson Welles, aussi bien dans ses films, comme Citizen Kane, The Magnificent Ambersons, que dans ses séries télé comme Fountain Of Youth, Nella Terra di Don Chisciotte

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