Le Criminel



Le Criminel - The Stranger

1946
Orson Welles

M. Wilson : Edward G. Robinson - Charles Rankin / Frank Kindler : Orson Welles - Mary Longstreet Rankin : Loretta Young - Le juge Longstreet : Philip Merivale - Noah Longstreet : Richard Long - Jeffrey Lawrence : Byron Keith - Konrad Meinike : Konstantin Shayne - M. Potter : Billy House - Sara : Martha Wentworth -
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Le Criminel
Synopsis

L'inspecteur Wilson, de la commission contre les crimes de guerre, décide de relâcher, Meinike, un ancien chef de camp d'extermination nazi, dans l'espoir qu'il le mène jusqu’à son supérieur, Franz Kindler.
La filature conduit Wilson dans la petite ville de Harper, dans le Connecticut…
Avant de prendre contact avec son ancien supérieur, Franz Kindler, Meinike, qui se sait surveillé, attire le policier dans le gymnase de l'école et l’assomme.
Mais Franz, qui vit sous le nom de Charles Rankin, un honorable professeur de collège, et qui s’apprête à épouser Mary, fille du respectable juge Longstreet, considérer cette résurgence du passé comme extrêmement dangereuse. Afin de mettre un terme définitif à cette menace, il étrangle Meinike.

Quelques mots sur
Le Criminel

La réalisation de ce film aurait dû être assuré par John Huston, Orson Welles ne devant y tenir que le rôle de Charles Rankin / Frank Kindler. Mais après le renoncement de Huston, Welles fut chargé de sa réalisation.
« Je l'ai tourné pour montrer à l'industrie que je pouvais tourner un film standard hollywoodien, dans les limites du temps et du budget, et être un aussi bon réalisateur que n'importe qui d'autre. »
Pourtant, malgré le fait qu’il ait bouclé le projet avec dix jours d'avance, les studios le remercièrent d’une bien étrange façon : ils amputèrent le métrage de plusieurs scènes. Tant et si bien que Welles le renia :
« Il n'y a rien de moi dans The Stranger ».

Les services de l'inspecteur Wilson prennent en filature le criminel de guerre Meinike. Durant ce court moment, où Meinike se met en quête du refuge de son supérieur, l’écran est envahi par la noirceur de la nuit que sculpte la lumière. Les visages ne laissent voir qu’un fragment d’eux-mêmes, comme si chacun possédait une double face, l’une obscure et l’autre publique (Image 1).
Cette dualité de visage, ce masque qui dissimule le réel, que Welles ébauche dans les premières minutes à l’aide de cette esthétique graphique, sont mis magnifiquement en scène quelques instants plus tard.
Marchant paisiblement, les mains aux poches, le sourire aux lèvres, Charles Rankin / Frank Kindler apparait à droite de l’écran et s’apprête à le traverser quand brusquement la caméra cadre Meinike dissimulé derrière un buisson. Celui-ci interpelle Charles Rankin / Frank Kindler… et son visage défait emplit le champ. En une seconde, le masque est tombé, le visage réel a jailli de l’ombre. (Image 2)
Les deux hommes conviennent d’un rendez-vous. Un groupe d’étudiants rieurs traverse la rue, Charles Rankin / Frank Kindler retrouve instantanément son paisible visage.

Mais ce métrage ne se résume pas uniquement à cette révélation, à ce passage de l’ombre à la lumière. Deux autres éléments en charpentent solidement le scénario.
Croyance et conviction tiennent une place centrale dans la psychologie des personnages.
Charles Rankin / Frank Kindler est entièrement habité par ses convictions, convictions qu’il n’a jamais reniées, même s’il tente maintenant de les dissimuler, ce qui l’amène à tuer y compris un chien.
Si Meinike a rompu avec ses certitudes des temps de guerre pour se réfugier dans la religion, c’est en souvenir de celles-là qu’il contacte Charles Rankin / Frank Kindler, car il souhaite le prévenir que la police est à ses trousses.
Wilson diffère peu des deux personnages précédents. Certes ses convictions sont à l’opposé, mais il est prêt à tout pour qu’elles triomphent, y compris à mettre en danger la vie de Mary.
Quant à Mary, à qui Wilson présente les horreurs des camps d’extermination (1), elle refuse obstinément de dénoncer son mari parce qu’elle croit en l’amour, en son amour (Image 6). Et ce n’est que lorsqu’elle découvre qu’il a tenté de la tuer que sa croyance s’effondre et qu’elle tente à son tour de le tuer (Image 7).
L’autre élément qui occupe une place importante dans ce métrage est la montre. La montre sous toutes ses formes : celle qui niche au haut du clocher ; la montre-gousset qu’exhibe Charles Rankin / Frank Kindler (Image 5) ; l’horloge murale (Image 5) ; la pendule que Charles Rankin / Frank Kindler remonte quand il réalise que Mary a échappé à son piège.
La montre, cet instrument de mesure du temps qui s’écoule, creuset où se dissout dans l’oubli le passé… l’histoire, les crimes
Et il n’est probablement pas anodin que ce soit le glaive de l'ange qui marque les heures au clocher d' Harper qui ôte la vie à Charles Rankin / Frank Kindler



1- Tourné au lendemain de la Seconde guerre mondiale, Le Criminel montre des images (documentaire) des camps d'extermination - une première au cinéma.

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