À l'attaque !



À L'attaque ! -

1999
Robert Guédiguian

Ariane Ascaride : Lola ||| Jean-Pierre Darroussin : Jean-Do ||| Gérard Meylan : Gigi ||| Pierre Banderet : Monsieur Moreau ||| Frédérique Bonnal : Marthe ||| Patrick Bonnel : Henri le glandeur ||| Jacques Boudet : Pépé Moliterno ||| Alain Lenglet : Neils, le banquier ||| Jacques Pieiller : Xavier ||| Denis Podalydès : Yvan ||| Laetitia Pesenti : Vanessa ||| Miloud Nacer : Mouloud ||| Pascale Roberts : la mère d'Henri ||| Christine Brücher : Madame Moreau ||| Dunnara Meas : Shangaï ||| Danielle Stefan : la banquière ||| Jean-Jérôme Esposito : le comptable de Monsieur Moreau ||| Francis Caviglia : le vieux au Solex ||| Jacques Germain : le présentateur télé ||| Romane Dahan : le bébé
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À l'attaque !
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À l'attaque !
Synopsis

Deux scénaristes décident d’écrire un film de gauche.
Côté peuple : une petite tribu propriétaire du garage Moliterno & Cie.
Côté possédant : une multinationale qui optimise ses bénéfices.
Côté musique :
E quest'è il fiore del partigiano
O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao
Quest'è il fiore del partigiano
Morto per la libertà.

Quelques mots sur
À l'attaque !

Lorsque le rideau se lève, puisqu’il se lève à l’écran, ne préexiste que le décor quasi immuable de l’Estaque, ce décor que les possédants accrochent à leur mur. Les personnages ne possèdent que des visages, Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin, Gérard Meylan, Frédérique Bonnal, Jacques Boudet, des prénoms, Lola, Jean-Do, Gigi, Marthe, Pépé Moliterno, un travail et un lieu, le garage Moliterno & Cie. Mais leurs personnalités, leurs histoires, leurs problèmes et leurs amours restent à construire. Et c’est ce à quoi s’attèlent avec fougue les deux scénaristes en empruntant parfois des chemins de traverse voire des impasses où foisonne le sexe.
Ainsi lorsque Gigi propose à Jean-Do d’aller aux putes, les deux personnages débarquent comme par enchantement dans un bordel vaporeux où les filles se métamorphosent en girls de comédie musicale. De même, une possible fin s’esquisse à l’écran avant que ne s’impose un happy end plus qu’improbable. Mais ne s’agit-il pas là d’un conte de l'Estaque ?


Si le chômage, l'exclusion et la mondialisation constituent les ingrédients de ce métrage, et si le fond de sauce qui le nappe amalgame l'humour, la tendresse et la solidarité, « A l’attaque » délivre dans son filigrane une épigramme, sous forme de profession de foi, aux professionnels de la critique.

Le précédent film de Robert Guédiguian, « À la place du cœur », avait été malmené.
• Télérama avait parlé de « manichéisme rampant » avant de conclure par un « A la place du cœur tourne à vide »
• Première avait écrit : ce film « compte pour du beurre. Du beurre dégoulinant de bons sentiments inattaquables sur le fond et largement défendables dans les principes mais qui plombent le film d'un manichéisme d'un autre âge, avec des personnages pas complexes pour un sou. »
• Quant à Libération et aux Cahiers, ils n’avaient pas manqué d’apporter leur pierre à l’édifice.

« Yvan : Je pense même qu’il en faut un peu plus…
Xavier : Un peu plus de quoi ?
Yvan : De perversion ! Ça manque de perversion… moi je la verrai bien, elle qui veut pas baiser avec son cousin… je la verrai bien aller tailler des pipes à des soldats dans la gare Saint-Pierre…
Xavier : Saint Charles…
Yvan : C’est la modernité. Les personnages ne peuvent pas être monolithiques… la perversion de Lola supprime tout manichéisme. Elle devient complexe, comme toi, comme moi, comme nous tous… le non-sens du monde Xavier
Xavier : Oh putain ! Qu'est-ce que ça veut dire ? Et si je crois moi aujourd’hui être moderne, c’est éclaircir les choses… je n’ai pas le droit d’avoir envie moi de voir les braves gens d’un côté et des riches de l’autre ? Comme au guignol ! Tu sais ce que ça veut dire être moderne ? C’est faire quelque chose de juste et de légitime dans le moment ou on le fait… voilà être moderne » (A la fin de la première demi heure)

« Yvan : Qu’est qu’on fait ? C’est un pourri, pas un pourri ? On le rachète ? Qu’est qu’on fait avec ce mec ? Ils sont tous gentils sauf le salop de patron ? Ça va être un film sulpicien.
Xavier : Effectivement y’en a un qui donne les coups de bâton et l’autre qui les reçoit… c’est blanc, c’est noir… c’est manichéen. Je m’en bats les couilles… y’a un moment, faut être dans le conte, parce qu’on en a besoin, parce que j’en ai envie, parce que j’ai envie de rêver ! Puis ceux qui veulent pas rêver… un rêve éveillé un conte possible, plausible » (Vers la fin du film)

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