|
|
![]() |
|
| Jean Hansen : Judy Garland -- Dr Clark : Burt Lancaster -- Sophie Widdicombe : Gena Rowlands -- |
1197 lectures |
|||||||
Un enfant attend |
![]() Retour à John Cassavetes |
|||||||
| ||||||||
Un enfant attend |
||||||||
| Le docteur Matthew Clark dirige un institut pour enfants souffrant de troubles psychologiques. Jean Hansen, professeur de musique est employée par cet établissement. L’un et l’autre vont s’affronter quant aux méthodes utilisées. Et leur désaccord se cristallise autour d’un jeune enfant abandonné par ses parents : Reuben Widdicombe |
||||||||
Quelques mots sur |
![]() |
|||||||
| La renommée de Cassavetes intéresse les majors et il signe un contrat avec la Paramount, pour laquelle il tourne Too Late blues, avant de passer à la réalisation d’Un enfant attend, film qui se penche sur l’autisme. Quel était l’objectif de Cassavetes en se lançant dans ce projet? Difficile à dire… Peut-être qu’il n’existe pas de réponse type dans la prise en charge de ces enfants. Que le tâtonnements de l’amour est la seule stratégie possible? C’est du moins ce que semblent dire les protagonistes lors du dialogue suivant : « Il est psychiatre Ces méthodes ont-elles été vérifiées Non aucune méthode n’a été réellement vérifiée, le traitement et l’éducation de ces enfants sont relativement récents. » Alors comment peut-on affirmer que mieux vaut placer ces enfants dans des centres spécialisés, qu’il vaut mieux les retirer du monde, de peur que celui-ci ne les « détruise » encore plus. Pourtant c’est la morale qui se dégage du film, finalement très mal titré au regard de cette conclusion. Mais il faut dire que John Cassavetes a été évincé du montage par Stanley Kramer, que ses propos ont été totalement trahi. Il déclarera à ce sujet : "La différence principale entre mon montage et celui de Stanley Kramer est celle-ci : son montage affirme que les enfants attardés doivent rester dans des maisons spécialisées, et le film que j’ai tourné insiste sur le fait que ces enfants-là sont bien mieux dans leur peau que nombre d’adultes sains de corps et d’esprit." Et exigera que son nom soit retiré du générique. Alors faut-il retirer ce film de la filmographie de Cassavetes? Oui, au regard de ces faits. Peut-être au regard du scénario, poignant et linéaire, en conformité avec la dramaturgie hollywoodienne. Mais certainement pas si l’on ne le considère que visuellement. La scène d’ouverture est peut-être la plus belle. Jean Hansen pousse la porte de l’institut, la caméra, immobile, cadre le couloir désert. Jean Hansen est au milieu de celui-ci. Les portes s’ouvrent, les enfants sortent… certains passent devant la caméra… l’écran est envahit par des dos. Brusquement la caméra se retrouve en lieu et place de Jean Hansen, entièrement encerclée par les enfants. Elle tourne, suit le mouvement des uns et des autres, accroche un rire, un visage, des visages, une grimace, une chevelure, un dos… Jean Hansen est comme engloutie par la masse humaine et les sentiments se lisent dans ces fragments de corps qui occupent l’espace |
|