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| Nikolaj Lie Kaas : Carl Mørck ||| Fares Fares : Assad ||| Pål Sverre Hagen : Johannes ||| Jakob Ulrik Lohmann : Elias ||| Amanda Collin : Rakel ||| Johanne Louise Schmidt : Rose Knudsen ||| Jakob Oftebro : Pasgård ||| Signe Anastassia Mannov : Lisa ||| Søren Pilmark : Marcus Jacobsen |
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Délivrance |
![]() Retour à Département V |
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Délivrance |
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| Le Département V de la police de Copenhague, chargé des dossiers non élucidés, reçoit une vieille bouteille, jetée à la mer il y a 8 ans. A l’intérieur, un message de détresse écrit en lettres de sang et en danois. Pour l’inspecteur Carl Mørck, Assad, son assistant syrien au flair infaillible, et Rose, leur secrétaire, c’est le début d’une nouvelle enquête mêlant un tueur en série, une mystérieuse communauté religieuse et des enfants dont la disparition n’a jamais été signalée à la police… |
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Quelques mots sur |
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| Noir c’est noir, et l’inspecteur Carl Mørck, limite burn-out, a perdu l’espoir. Sorte d’épave que maltraite la vie, il sombre dans les abysses de la dépression. L’esprit ailleurs, le regard perdu dans une vacuité que lui seul discerne, il ne revient au monde qu’en de rares et brèves occasions. Une bouteille à la mer qui aboutit dans les caves du Département V… une enquête hésitante se met en route, guidée par les imaginations conjuguées d’Assad et de Rose qui devinent plus qu’ils ne déchiffrent un message gommé par l’eau de mer. Deux enfants auraient été kidnappés huit ans plus tôt et cette bouteille contiendrait leur appel au secours… Avec pour seul élément ce texte délavé, l’enquête risque de piétiner longtemps et de n’aboutir qu’au néant. A la différence de la police, qui ne sait rien et ne peut compter que sur le hasard, depuis les toutes premières minutes du métrage, le spectateur sait tout : il connait le visage souriant du ravisseur ; il sait qu’il vient de faire deux nouvelles victimes ; qu’un témoin a assisté à la scène. Et s’il ignore encore quelles sont les motivations du ravisseur, il entrevoit la nature de ses perversions sexuelles. Ainsi, lorsque guidés par le hasard d’un témoin, Carl et Assad rodent autour des lieux du dernier kidnapping, la lenteur, les hésitations, le silence et le racisme des victimes sont autant de nœuds qui charpentent le suspense dont se colore le métrage. Et le suspense se métamorphose en angoisse : le ravisseur est-il dans le train où la police lui a tendu un piège ? Exit les plaines de colza à perte de vue, place à la nuit. Un coup de ciseau et l’angoisse ouvrent des fulgurances gores… Noir c’est noir, et l’action exalte Carl Mørck. Si le ciel est vide, quel est le sens de l’existence ? Pour Carl Mørck la réponse est simple : sauver des vies ! Le tueur se pare de pouvoirs absolus. Il est omniprésent, dans la chambre d’hôpital de sa victime, au détour d’un couloir, assis à une table, dans un recoin du parking. Carl Mørck le poursuit à l’aveugle, le spectateur redoute à chaque instant qu’il ne surgisse armé de sa paire de ciseaux. Le sang gicle à flot… La cadence s’accélère, la météo vire au gris et le ciel bas et lourd étouffe l’espoir. La police n’a rien ! Le tueur à tout : les enfants ; Carl Mørck ; la vie des parents. Comment avancer ? Un son, un bruit régulier inscrit dans les souvenirs d’un rescapé, mais que personne ne parvient à identifier… Derrière le jaune rieur des champs de colza, sous le vernis d’un pays écologiquement responsable, se dissimule la putréfaction mentale d’illuminés de toute espèce. Carl Mørck ne croit en rein ; le tueur croit en sa mission d’annihiler la foi. Suspense, angoisse, gore, le spectateur, saisi de claustrophobie, assiste au meurtre par noyade d’un gamin ! « Et Dieu dans tout ça », comment peut-il ne rien faire ? Carl n’a que faire d’un Dieu passif ! Carl ne croit qu’en la vie, celle qui redonne le gout de vivre. Au sortir du visionnage de cette troisième adaptation des enquêtes du département V, le spectateur ne considérera plus jamais une paire de ciseaux ou un crucifix du même œil innocent... |
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