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| Michèle Mercier :... :Rosy - segment «Le téléphone» - || Lidia Alfonsi :... :Mary - segment «Le téléphone» - || Boris Karloff :... :Gorca - segment «Les Wurdalaks» - || Mark Damon :... :Vladimire d'Urfe - segment «Les Wurdalaks» - || Susy Andersen :... :Sdenka - segment «Les Wurdalaks» - || Massimo Righi :... :Pietro - segment «Les Wurdalaks» - || Rika Dialina :... :Maria - segment «Les Wurdalaks» - || Glauco Onorato :... :Giorgio - segment «Les Wurdalaks» - || Jacqueline Pierreux :... :Helen Chester - segment «La goutte d’eau» - || Milly :... :The Maid - segment «La goutte d’eau» - || Harriet Medin :... :Neighbor - segment «La goutte d’eau» - || Gustavo De Nardo :... :Police Inspector - segment «La goutte d’eau» |
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Les Trois Visages de la peur |
![]() Retour à Mario Bava |
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Les Trois Visages de la peur |
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| «Le Téléphone» : une jeune femme reçoit des coups de téléphone anonymes. Un inconnu lui annonce qu’il va la tuer avant la fin de la nuit (Images 1-2-3) «Les Wurdalaks » : un jeune voyageur ramène un corps décapité dans une ferme où vit une famille que terrorise la légende du «Wurdalak», un mort vivant assoiffé de sang (Images 4-5-6). «La Goutte d’eau» : une infirmière, appelée en urgence pour habiller une morte, va regretter amèrement d’avoir chipé une bague à la défunte (Images 7-8) |
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Quelques mots sur |
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| Introduits par Boris Karloff, qui sur un fond bleu met en garde le public de son d’un doigt menaçant, ces trois sketches, s’ils ont pour thème la peur, n’ont par contre aucun lien, fût-il allusif Le premier ne met en scène que trois personnages, dont un n’intervient que durant quelques minutes. Si, à la différence des deux suivants, il ne relève pas du fantastique, il n’en est pas pour autant le moins inintéressant puisqu’il est le seul à porter une charge subversive. Car en deçà de l’histoire apparente de harcèlement téléphonique (Image 1), se cache une histoire qui a trait à la sexualité. Deux amies, Rosy et Mary se sont fâchées. Mary décide d’apeurer Rosy dans l’espoir que celle-ci, sous l’emprise de la peur, quémandera son aide. Comme prévu, Rosy, terrorisée par les appels anonymes, supplie Mary de venir au plus vite. Et voilà Rosy et Mary, en chemise de nuit (Image 2), qui se glissent sous les draps. Lorsque la caméra cadre de nouveau le lit, que n’occupe plus que Rosy, le spectateur découvre une literie sur laquelle ne plane aucun doute quant à la nature des relations des deux femmes. Mais nous sommes en 1963, et le film se termine sur un twist ending moralisateur (Image 3). Les deux autres sketches, inspirés de «La Famille du Vourdalak» d’Aleksei Tolstoi et de «La Goutte d’eau» d’Ivan Chekhov, réservent peu de surprises au regardeur du XXI siècle, habitué à la peur sous toutes ses formes et ses déformes. L’histoire des morts-vivants offre à Mario Bava l’occasion de planter ses décors baroques et colorés (Image 4) pendant que l’infirmière lui permet de jouer avec la lumière (Images 7-8)… Brusquement, alors que l’infirmière vient de se suicider en s’étranglant de ses propres mains, réapparait à l’écran le visage inquiétant de Gorca le mort-vivant (Image 5)… la caméra recule… et le spectateur découvre les coulisses du plateau, la magie est détruite, tout n’était que faux semblant et trucages… que cinéma. |
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