Mario Bava - La Ruée des Vikings - Gli invasori - sur le site RayonPolar


La Ruée des Vikings



La Ruée Des Vikings - Gli Invasori

1961
Mario Bava

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La Ruée des Vikings
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La Ruée des Vikings
Synopsis

En 786, à Portland, le Baron Rutford ordonne à ses troupes d'anéantir une colonie viking installée sur les côtes écossaises.
Il tue ensuite le roi qui désapprouve ce massacre.
La reine recueille Erik, l’un des fils du chef de la colonie Viking pendant que son frère s’enfuit à bord d’une barque
Vingt ans plus tard, les deux frères, ignorant tout l’un de l’autre, se retrouvent et s’affrontent avec la rage de la haine des Vikings pour les Anglais… jusqu’à ce qu’ils découvrent qu’ils portent le même tatouage!

Quelques mots sur
La Ruée des Vikings

Si l’on en croit les spécialistes du genre « vikings », ce personnage de guerrier nordique est rare au cinéma. Sa première apparition daterait de 1928 avec un film en technicolor de Roy William Neill intitulé « Les Vikings » (1). « Viking women and the sea serpent » (1957) (2) de Roger Corman constituerait sa deuxième véritable réapparition (3), elle précède de peu son triomphe, en 1958, avec « Les Vikings » de Richard Fleisher, qui affiche au générique : Kirk Douglas, Tony Curtis, Janet Leigh, Ernest Borgnine… Orson Welles (la voix du narrateur).
Devant le triomphe de ce film, l’industrie cinématographique italienne, toujours en quête de filons juteux à exploiter jusqu’à plus soif, décide d’embarquer dans le train « vikings ». Elle confie le projet à l’un de ses plus talentueux metteurs en scène, spécialisée dans le sauvetage d’œuvres mineures.
Mais comme la réactivité est la clé du succès économique, la production ne s’embarrasse pas de scénaristes imaginatifs, elle se contente de la rédaction un plagiat (4) acceptable du film de Fleisher avec pour seule différence le recours à deux sœurs jumelles. Ce dédoublement du personnage féminin escamote une querelle amoureuse entre les deux frères ce qui en simplifiant l’intrigue garantit des économies substantielles.
Et comme toujours Mario Bava va faire avec le peu qui lui est alloué beaucoup.
Dès le début du film, lors de l’attaque du village Viking par la horde d’anglais massacreurs, le regardeur décèle le talent économe du réalisateur. Mario Bava recycle des dizaines de fois les mêmes images dans des enchainements ou des angles différents afin de masquer la pénurie de figurants et l’étroitesse des lieux. Cette ruse filmique atteint son climax lorsqu’une femme portant un nourrisson est, elle et son bébé, transpercé par une lance (Image 1)… Le comble de la barbarie pour occulter une immense indigence de moyens… Et la violence explose à nouveau lorsqu’une flèche traitresse traverse, dans un flot de sang, le cou du Roi.
Le film fait un bond de vingt ans et nous voilà au cœur d’une cité viking.
Recyclant les décors d’un Hercule au centre de la Terre, Mario Bava chorégraphie un supplice païen aux relents de cruauté sur fond de danses fantaisistes et de couleurs aux effluves fantastiques (Images 2-3).
La texture visuelle de l’univers païen est ainsi définie, le monde d’Odin baignera dans une lumière aux reflets étranges et indéfinis où alternent le rouge, le vert, l’orange ou le bleu (Images 4-5)…
A l’opposé de cet imbroglio multicolore, la chrétienté se caractérise par une luminosité franche et solaire. Alors que les temples païens semblent s’enfoncer dans les grottes que soutiennent des racines d’arbres gigantesques, les citadelles chrétiennes s’élancent vers le ciel et dominent la mer de leur verticalité.
Mais ceci n’est qu’apparence, car au cœur de ces cités radieuses règnent les pires trahisons et les plus ignobles des comploteurs (Images 7-8).

Au prix de quelques raccourcis scénaristiques et de quelques bâclages, Mario Bava mène à bien sa tache : réaliser un film de genre, peu cher, mais rentable. Mais il la mène si bien, qu’il livre finalement un métrage aux saveurs d’œuvre picturale.




1- Leif, le fils d'Eric Le Rouge, a décidé d'aller découvrir ce qu'il y a à l'Ouest. Avant de se lancer sur l'océan, il doit se ravitailler dans une colonie du Groenland dirigée par son père. Etant devenu chrétien, Leif se heurte au paganisme de ce dernier. (http://hollywood33.fr/Fiche.php?identifiant=5000)

2- Alors que leurs hommes tardent à revenir de leurs explorations maritimes, les femmes vikings décident de prendre la mer afin de partir à leur recherche. Le voyage sur les flots sera semé d’embûches, depuis leur naufrage sur un territoire peuplé de barbares jusqu’à leur affrontement avec un monstre marin. (http://www.dvdclassik.com/critique/viking-women-and-the-sea-serpent-corman)

3- En 1931, Varick Frissell réalise un film intitulé « Les vikings ». Mais il ne s’agirait que d'une comédie dramatique sur deux pêcheurs qui aiment une même femme. Viking serait le nom de leur bateau…

4- La pratique est courante. Ainsi « Pour une poignée de dollars » de Sergio Leone serait un plagiat du « Garde du corps » d'Akira Kurosawa.

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