|
![]() |
|
| Michèle Mercier : Angélique || Robert Hossein : Joffrey de Peyrac "Le Rescator" || Jean-Claude Pascal : Osman Ferradji || Helmuth Schneider : Colin Paturel || Aly Ben Ayed: Sultan Moulay-El-Raschid || Roger Pigaut: Pierre-Marie D'Escrainville || Jacques Santi: comte de Vateville || Bruno Dietrich : Coriano || Henri Cogan: Simon Bolbec || Erno Crisa: ambassadeur turc || Arturo Dominici : Mezzo Morte || Wilma Lindamar : Leïla Aïcha || Gaby Mess/Mesee : favorite du Sultan || Ettore Manni: Jason || Manja Golec : captive || Emilio Massina : garde de l'ambassadeur || Antoine Baud : un marin D'Escrainville || Mohamed Kouka || Claudio Previtera |
1591 lectures |
|||||||
Angélique et le Sultan |
![]() Retour à Angelique |
|||||||
| ||||||||
Angélique et le Sultan |
||||||||
| Lorsque Jeoffrey arraisonne le navire de d'Escrainville, il est déjà trop tard : Angélique a été vendue sur le marché d’Alger au puissant sultan Mikenez. Alors, Jeoffrey n’a d’autre choix, afin de pénétrer dans Alger, que de se laisser capturer et emprisonner. Pendant ce temps, Angélique se terre au fond du harem du sultan et déploie mille subterfuges pour ne pas lui être présentée… Mais un jour, emportée par son bon cœur, elle intervient en faveur de Colin Paturel, un esclave que le sultan s’apprête à tuer. Et c’est ainsi que le sultan découvre le joyau de son harem ! Par bonheur, la jalousie n’est jamais à court de ressources. Après avoir tenté de l’assassiner, la favorite décide de l’aider à fuir. Et voilà Angélique, Colin Paturel et un troisième comparse au beau milieu du désert… Parallèlement à ces événements dramatiques, Jeoffrey qui a réussi à s’évader des prisons d’Alger rachète Angelique au Sultant. Mais il est trop tard, Angélique est rattrapée par des troupes aussi menaçantes qu’indéfinissables… Angélique s'évanouit… pour se réveiller entre les bras de Jeoffrey ! |
||||||||
Quelques mots sur |
![]() |
|||||||
| L’opus précédent s’était clôturé sur un double drame : le navire de Joffrey de Peyrac était la proie des flammes ; Angélique était kidnappée par des inconnus. Ce cinquième volet de la saga s’ouvre sur des images montrant les compagnons de Joffrey de Peyrac en train de maitriser l’incendie criminel. (1) Si entre l’Angélique inaugurale et cette « Angélique et le Sultan », les différences sont minimes, elles n’en sont pas moins réelles. Certes, le spectateur a toujours droit à quelques plans sur le décolleté de la belle (Images 1-2), certes celle-ci doit toujours défendre sa vertu des outrages auxquels on la destine avec acharnement (Image 3), certes une pointe de sadisme soft pimente le film (Image 5), mais ces éléments ne suffisent pas à préserver la charge érotique que véhiculait jusque-là la série. Est-ce parce que nous avons quitté les paysages rieurs de la France, la Cour et ses courtisans pour nous enfoncer dans les contrées barbaresques ? N’aurait-il pas fallu que le cinéaste mette en images des us et coutumes à l’image des terres où se déroule l’action et qu’il ne se cantonne pas à transposer la Cour du roi Soleil sous les cieux de l’Afrique du Nord ? (2) Il ne suffisait pas de dire qu’Angélique a été réduite au rang de concubine du Sultan, encore fallait-il le montrer à l’écran, c'est-à-dire mettre en scène autre chose que ce que nous avions déjà vu. Le deuxième élément qui, au fil de la saga, c’est modifié imperceptible, c’est la complexité de l’intrigue. Autant « Angélique Marquise des Anges » regorgeait d’intrigues et de rebondissements, autant « Angélique et le Sultan » déroulent linéairement son aventure, jusqu’à l’ellipse finale qui tient lieu de dénouement au film et à la série (3). Faut-il mettre en relation la pauvreté du scénario de cet ultime opus avec l’abstinence sexuelle que traverse Angélique ? Dans le deuxième volet de ses aventures, elle dénombrait trois amants alors qu’ici elle n’en compte aucun. Mais que le spectateur se rassure, la saga d’Angélique n’est pas qu’une répétition d’images semblables (Image 6), ni, au fil des opus, un affadissement scénaristique, ni la chronique de la fatigue qui semble envahir Michèle Mercier, c’est aussi l’histoire d’une transfiguration, celle de Joffrey de Peyrac, de l’homme le plus laid du conté de Toulouse, car balafré et boiteux, il est devenu le plus séduisant des pirates de méditerranée, car pratiquement plus balafré et quasi plus boiteux 1- Mais il est vrai que nous sommes à « L'Heure des brasiers » 2- Quelle différence existe-t-il entre les caprices De Louis XIV et ceux du Sultan (Image 4) ? Et ce sentiment de proximité est accentué par le personnage de Mezzo-Morte (Images 2-5)pourvoyeur officiel du harem du sultan, à la culture européenne parfaite 3- Pourtant, si l’on en croit les déclarations de Michèle Mercier un dénouement alternatif de ce film existerait et il ouvrirait la voie à un sixième opus : « Sauvée en plein Sahara, à la limite de l’épuisement, je suis remise au Rescator. Sur son galion de rêve, nous voguons vers une île (…) il me tend une longue-vue et s’écrie : " J’ai une surprise pour toi ". Formidable, merveilleuse surprise ! Au fur et à mesure que nous nous approchons du rivage, je distingue de plus en plus nettement mes deux fils, arrivés clandestinement de France, et âgés de sept et huit ans. (…) Je suis si pressée d’embrasser mes garçons que j’effectue en chaloupe les quelques centaines de mètres qui nous séparent, tandis qu’ils viennent à ma rencontre (…). Soudain, je pousse un cri d’effroi : je tombe dans un guet-apens. Le policier du roi [Desgrez] a suivi mes enfants à la trace. Caché derrière une file de rochers, et entouré de quelques vils mercenaires, il met en joue Hossein désarmé. On me kidnappe en un tour de main. Alors qu’on me bâillonne et me lie les poignets, le Rescator repart vers la haute mer, avec nos fils à bord. Cette fin que je juge émouvante et inattendue a le mérite de relancer complètement le sujet, d’engager un nouveau suspense » |
|
![]() |
|
|