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| John Thunderbolt Doherty:Clint Eastwood - Lightfoot:Jeff Bridges - Goody:Geoffrey Lewis - Melody:Catherine Bach - Curly:Gary Busey - Red Leary:George Kennedy - le pompiste:Dub Taylor - Le conducteur fou:Bill McKinney - |
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Le Canardeur |
![]() Retour à Clint Eastwood |
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Le Canardeur |
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| Après un hold-up qui rapporta 500 000 dollars, John " Thunderbolt " Doherty est devenu pasteur. Mais ses anciens complices le retrouvent et il ne doit son salut qu’à Lightfoot, un voleur de voitures. Malheureusement la chance ne lui sourit pas deux fois et, Red Leary et Goody les rattrapent… Les quatre hommes remontent le coup d’antan… qui pour certains finira encore plus mal. |
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Quelques mots sur |
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| La critique a parlé de ce film comme d’un « un objet filmé non identifié lancé par Michael Cimino et Clint Eastwood » tant est étrange son propos, ses personnages et son rythme. Tout débute sur un malentendu : un voleur de voitures pense être en présence d’un pasteur alors qu'il vient de sauver la mise à un braqueur de banque. Tout se termine par un autre malentendu : nous n’avons pas assisté au film que nous nous imaginions. Entre ces deux malentendus, Cimino nous entraîne dans l’Amérique profonde, celle qui n’a pour horizon que les vastes plaines et que mine l’ennui. Nous croisons tour à tour deux mi-putes, une épave qui se défonce au gaz d’échappement, un veilleur de nuit à la sexualité sur papier glacé, une femme qui trompe la monotonie de sa vie en s’exhibant nue à sa fenêtre, une jeune motarde au marteau leste, quelques familles américaines rescapées des années 50, un gamin qui connaît par cœur le trajet du marchand de glace et deux truands en costume noir évadés de Chicago. Le ton est aussi léger que les poursuites de voitures sont nerveuses. Puis vient l’heure du braquage… John Thunderbolt Doherty explique à son jeune complice Lightfoot les subtilités des portes blindées et des systèmes d’alarme. Vont-ils, en compagnie des deux truands en costume noir, se préparer pour un braquage méticuleux? On reste dans le ton et c’est au canon qu’ils vont percer la porte du coffre… Mais lorsque le moment de la fuite arrive, le film bifurque. Il n’est plus temps de rire quand la mort sonne à la porte. L’un des deux costumes noirs éjecte l’autre truand, mortellement blessé, hors de la voiture pour qu’il crève sur un chemin de terre. Et qu’importe l’amitié à un chien fou? Le naufrage est total, comme l’est celui de cette Amérique dont les seuls monuments historiques sont des vieilles constructions en bois et des tableaux noirs. Il est tellement patent que lorsque l’amitié subsiste la malchance se charge d’appeler la mort. Et c’est sur un goût de nostalgie que ce referme « Le canardeur » (1), nostalgie d’un monde perdu, d’un film qui aurait pu être mais n’a pas été. (1) Le titre original de ce film est « Thunderbolt & Lightfoot ». Mais les distributeurs français, probablement plus intéressés par le profit que par le cinéma, l’ont rebaptisé le « Canardeur ». Allez savoir pourquoi. Peut-être parce qu’il collait plus à l’image de Clint Eastwood? |
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