Clint Eastwood - Les Proies - The Beguiled - sur le site RayonPolar


Les Proies



Les Proies - The Beguiled

1971
Don Siegel

caporal John McBurney:Clint Eastwood - Martha Farnsworth:Geraldine Page - Edwina Dabney:Elizabeth Hartman - Carol:Jo Ann Harris - Amy:Pamelyn Ferdyn -
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Les Proies
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Les Proies
Synopsis

Blessé, le soldat nordiste John McBurney est secouru par une jeune fille qui le conduit jusqu'à la pension de Madame Farnsworth. Certaines pensionnaires veulent le livrer mais d’autres le trouvent beau.
Dans l’univers féminin John McBurney va exacerber les désirs et les jalousies…

Quelques mots sur
Les Proies





Durant le générique du film, sur une musique de tambours militaires, d’explosion et de cris, une série de photos de la guerre de sécession défile à l’écran. Les images de morts se succèdent alors que celui-ci se conclut par une chanson :
« Jeunes gens, jeunes gens, écoutez-moi. Ne faites pas les soldats. A l’armée n’y allez pas. Ou la colombe s’envolera. Et le corbeau apparaîtra. Avec la mort qui vient toujours au son des tambours »
L’image sépia s’anime et nous nous retrouvons dans un bois où une fillette cueille des champignons. Faux petit chaperon rouge, avec son capuchon, elle découvre un soldat nordiste grièvement blessé. Une colonne de soldats sudistes traverse le bois. La fillette aide le blessé à se dissimuler. Il l’embrasse sur la bouche.
La fillette conduit le nordiste jusqu’à pension de Madame Farnsworth : école pour jeunes filles qui étudient l’italien ; univers exclusivement féminin, en marge de la guerre que seul trouble le bruit lointain du canon.
A partir de cet instant la guerre ne sera plus d’un loin souvenir du hors-champ et c’est à un autre conflit auquel nous allons assister. Les corps s’éveillent aux souvenirs des caresses, le désir contenu par mille frustrations envahit les esprits. Chacune se remémore de ces instants, chacune souhaite revivre ses moments, chacune les veut pour elle seule. Et au baisé à la fillette répondent des images incestueuses.
Dans La casa de Bernarda Alba Pepe El Romano vient de faire irruption en chair, en os et en sang.
Et à la nuit venue, chacune épie les corps qui s’éveillent alors que chacune tente de mettre le sien en valeur, car au final elle pourra offrir plus d’un baisé et qu’importe la lecture de la bible ou d’un manuel de bonnes manières… Mais attention aux jalousies quand le sexe envahit les esprits ou hante les rêves car la punition peut être terrible…
La boucle pourrait bien se refermer sur la musique et la chanson du générique alors que les images se coloriseraient en sépia.

Ce film, qui échappe à la filmographie « habituelle » de Don Siegel, nous permet de découvrir un Clint Eastwood sublime, à des années-lumière de l’image du pistolero taciturne.
S’il est film du tandem Don Siegel - Clint Eastwood à voir c’est bien celui-ci.
« L’acteur de cinéma n'a pas besoin de comprendre, seulement d'exister. (…)
De temps en temps, on rencontre un acteur qui est suffisamment intelligent pour dépasser ses limites personnelles et trouver lui-même le chemin le plus naturel - c'est-à-dire qu'il se sert de son talent inné pour s'accaparer les méthodes que j'ai décrites. Quand cela arrive, l'acteur a des qualités de réalisateur. »
Michelangelo Antonioni.
Clint Eastwood est de cela, il le démontre ici et il l’a prouvé depuis

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