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Prière pour refusniks |
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Quelques mots sur |
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| Il faudrait montrer avant de dire. Mais comment dire sans avoir vu ? « Prières pour refusniks » serait constitué de deux courts métrages respectivement de 7' et 3'30''. Ils auraient été créés pour la fameuse exposition de 2006 à Beaubourg qui de « Collage de France » est devenu « Voyages(s) en utopie » (1) Un jour, JLG a dit que pour mieux voir un film, il fallait fermer les yeux alors, à quoi bon voir le premier puisqu’on l’entend, puisqu’on se souvient. : « Les Carabiniers » de 1963. Une jeune partisane blonde est fusillée par des militaires aussi enfants qu’elle. Un foulard sur la tête, un faux raccord et elle s’écrie « Frères ! Frères ! », avant de déclamer : Admirables fables Laissez donc ! Cela ne peut être la mort. Pourquoi irait-elle rôder dans le fort ? Vous n’avez pas honte, croire Une fable ? Simplement quelqu’un pour sa fête Ordonna ce carnaval, inventa ce tir, Tandis que lui, crapaud sur le mur, Du fond d’un mortier battait des paupières. Qu’elle est charmante la basse de l’hôte, Simplement semblable au canon. Et le masque n’est pas à gaz, Simplement un jouet farceur. Voyez ! Dans sa course une fusée Prend les mesures du ciel. La mort aurait-elle cette grâce À glisser sur le parquet des cieux ? Ah, ne dites pas : « le sang d’une blessure ». C’est odieux ! Simplement pour honorer les héros On les avait parés d’œillets. Bien sûr ! Le cerveau ne veut le comprendre Ni le peut : Les nuques des canons, Si ce n’est pour un baiser, Pourquoi seraient-elles Enlacées par les bras des tranchées ? Personne n’a été tué. Simplement ne tenant plus debout, On s’est couchés de la Seine au Rhin, Parce que fleurit Et grise la gangrène Sur les plates-bandes des tués. Qui dit tués ? Mais non, Ils diront : il n’y eut ni obus, ni fougasse, Et bien sûr qu’il n’y avait pas de fort ! Non ! Tous vont se relever, Simplement – Comme ça Vont revenir Et souriant conter à leur femme, Quel plaisantin, quel phénomène était leur hôte. Simplement quelqu’un inventa pour sa fête Un tas d’admirables fables. Vladimir Maïakovski, 1915. Et la rumeur affirme que JLG aurait adjoint à ces « images » : Ces mains bonnes à tout même à tenir des armes Dans ces rues que les hommes ont tracées pour ton bien Ces rivages perdus vers lesquels tu t´acharnes Où tu veux aborder Et pour t´en empêcher Les mains de l´oppression Regarde-la gémir sur la gueule des gens Avec les yeux fardés d´horaires et de rêves Regarde-là se taire aux gorges du printemps Avec les mains trahies par la faim qui se lève Ces yeux qui te regardent et la nuit et le jour Et que l´on dit braqués sur les chiffres et la haine Ces choses "défendues" vers lesquelles tu te traînes Et qui seront à toi Lorsque tu fermeras Les yeux de l´oppression Regarde-la pointer son sourire indécent Sur la censure apprise et qui va à la messe Regarde-la jouir dans ce jouet d´enfant Et qui tue des fantômes en perdant ta jeunesse Ces lois qui t´embarrassent au point de les nier Dans les couloirs glacés de la nuit conseillère Et l´Amour qui se lève à l´Université Et qui t´envahira Lorsque tu casseras Les lois de l´oppression Regarde-la flâner dans l´œil de tes copains Sous le couvert joyeux de soleils fraternels Regarde-la glisser peu à peu dans leurs mains Qui formerons des poings Dès qu´ils auront atteint L´âge de l´oppression Ces yeux qui te regardent et la nuit et le jour Et que l´on dit braqués sur les chiffres et la haine Ces choses "défendues" vers lesquelles tu te traînes Et qui seront à toi Lorsque tu fermeras Les yeux de l´oppression L'oppression - Léo Ferré Le second « chapitre » serait un collage de photos : guerre en Israël ; la place Tian-An-Men ; un visage d'une tristesse insondable ; un carton portant la mention « Terre contre Ciel » ; une étoile juive multicolore ; une chanteuse et quelques notes de piano. A voir pour l’entendre… 1- http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/Manifs.nsf/AllExpositions/245D724C79824489C1257099003103E4 |
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