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Les enfants jouent à la Russie |
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Les enfants jouent à la Russie |
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| « Le cinéma substitue à notre regard un monde qui s’accorde à nos désirs » | ||||||||
Quelques mots sur |
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| Thierry Jousse : Et votre film sur la Russie ? JLG : C'est un producteur américain qui a demandé à plusieurs personnes, à Fellini aussi je crois, de faire quelque chose sur la Russie d'aujourd'hui. Cela s'appellera “Les Enfants jouent à la Russie”, c'est une petite his¬toire avec un peu de documents. Thierry Jousse : Il y est question du cinéma russe, du muet ? JLG : Oui, je tourne autour de ça. Caroline Champetier est allée tourner en vidéo à Moscou, moi je travaille ici. Ça ressemble un peu a The Big 0', le film de Andre S. Labarthe sur Orson Welles. Labarthe est un des rares qui n'ait jamais été jaloux des autres, qui soit resté pleinement lui-même. Cahiers du Cinéma n° 472, octobre 1993 Ce film resta au stade de projet et ce “Les Enfants jouent à la Russie” n’est que l’un des possibles fragments qu’il aurait dû contenir Les Enfants jouent à la Russie et le cinéaste poursuit son questionnement sur le cinéma. Une fiction ne présente d’intérêt que si elle intègre une part de documentaire. Un film ce sont des images, des dialogues, des silences, des musiques et des milliers d’autres choses. « Les enfants jouent à la Russie » ce sont des juxtapositions de photogrammes, de documentaires, de sons, de musiques, de paroles, de dialogues, d’images noires, c’est l’évocation d’Eisenstein, Dovzenkho, Tarkovski… de Tolstoï, de Dostoïeski ou de Tchekov… de la fin tragique Anna Karénine et de l’idiot qui mouline en bonnet de ski. « Les enfants jouent à la Russie » c’est le corps de Lénine au regard de celui d'Ivan le Terrible, c’est image qui se décline en réel ou fiction. « il faut que je vous demande quelque chose, Harry j'ai lu votre journal de Moscou mon cher Harry, passionnant mais ou sommes-nous nous sommes au cœur de ce qui reste de l'empire de la fiction a ce propos vous écrivez qu'il n'y a pas de champs contre champs dans le cinéma soviétique expliquez-moi ça, un peu en effet il n'y a que des icônes il y a des espaces ou des personnages découpés de plus ou moins loin à partir d'une position unique de la caméra mais il n'y a pas d'échange de regards mais alors, d'où ça vient le champ contre champ paf paf paf paf je ne sais, je pense que c'est aux environs de 1910 dans le cinéma américain il leur a paru plus avantageux d'apprendre aux gens a regarder bêtement au lieu de voir 1910 » |
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