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Tout va bien



Tout Va Bien -

1972
Jean-Luc Godard
- coréalisé avec Jean-Pierre Gorin -

Yves Montand ... Jacques || Jane Fonda ... Suzanne || Vittorio Caprioli ... || Elizabeth Chauvin ... Genevieve || Castel Casti ... Geneviève || Éric Chartier ... Lucien || Louis Bugette || Yves Gabrielli ... Léon || Pierre Oudrey ... Frederic || Jean Pignol ... || Anne Wiazemsky ... || Marcel Gassouk || Didier Gaudron || Michel Marot || Hugette Mieville || Luce Marneux || Natalie Simon || Cristiana Tullio-Altan || Ibrahim Seck || Eric Charden ... Lui-meme || Guy Lelarge ... Jacques
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Tout va bien
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Retour à Jean-luc Godard
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Tout va bien
Synopsis

Des ouvriers se mettent en grève « sauvage » et séquestrent leur patron. Deux journalistes, qui avaient rendez-vous avec ce dernier, sont aussi séquestrés...

Quelques mots sur
Tout va bien





« Tout va bien », tel est le titre du film de JLG- Gorin dans une France où rien ne va.

Depuis les événements de mai 68, le groupe Dziga Vertov cherche des formes nouvelles pour un contenu nouveau. Et ce seront des films militants que seuls voient la poignée de marxistes-(léninistes)-cinéphiles, autant dire (presque) personne (1), les uns entièrement dévoués à la tâche historique de la construction d’un parti révolutionnaire, seul à même de guider le prolétariat à la victoire ; les autres hantant, avec application, les salles obscures où le monde fictif continue à s’organiser suivant les critères hollywoodiens.
Et c’est à cet instant-là, en février 1971, que JLG rencontre le jeune producteur Jean-Pierre Rassam (2) qui souhaite financer un film de Godard avec de grandes vedettes (3). En d'autres termes, réintroduire JLG dans le circuit cinématographique.
Voilà la genèse de « Tout va bien », film populaire, politique et marxiste-léniniste qui ne devait marquer qu’une pause dans les activités du groupe mais rester en accord avec sa démarche politique.
S’il en est ainsi quant aux idées exposées dans le film, ce dernier marque la fin du groupe Dziga Vertov et le retour, après un long détour par la vidéo, de JLG au sein de l’industrie du cinéma (4).


« Tout va bien » est un film simple.

• Simple, en ce qui concerne le scénario :
Un couple, l’un est cinéaste, l’autre journaliste, qui visite une usine est, par suite d’une grève séquestré. Les conséquences de cette mésaventure sont ensuite esquissées au terme des 50 premières minutes.

• Simple, en ce qui concerne le climat :
La liste des grèves sauvages, perlées ou bouchons, des occupations d’usines, des manifestations, etc est interminable en cette première moitié des années 70.

• Simple, en ce qui concerne les mouvements de caméra, le montage ou l’utilisation du son :
Le récit est linéaire, JLG et Gorin n’expérimentent aucun effet de fragmentation, de recouvrement ; la bande-son n’entre jamais en contradiction avec l’image, ne bégaie jamais et ne connait aucun dérapage suraigu.
Certes JLG et Gorin recourent à une ou deux images noires, à un ou deux cartons, à une ou deux photos, mais sans jamais surexploiter l’effet produit, sans jamais briser la linéarité.
Certes, JLG se réfère au « Mepris » dans sa scène d’ouverture ou à « Week-End » dans ses travelings latéraux sur un plan fixe où évoluent en toute liberté les acteurs, mais à aucun moment la forme n’empiète sur le fond.

• Simple, en ce qui concerne les raccourcis ou les rappels historiques :
La relation homme femme est décrite par une simple photo (Image) ; quant aux rappels de 68, ils se résument à la reconstitution filmique de la mort, le 11 juin 1968, du jeune lycéen Gilles TAUTIN du lycée Mallarmé (5).

• Simple, en ce qui concerne les interrogations existentielles et/ou idéologiques des personnages.


En résumé, si « Tout va bien » n’est pas le plus inventif (6), le plus baroque des films de JLG de la période Mao, il est celui qui n’a pas pris une ride quant au fond, quant à la forme.




1- Les films de cette période n’étaient pas distribués en salle et les télévisons qui les avaient commandés les ont tous refusés.

2- Jean-Pierre Rassam est un producteur français de cinéma d'origine libanaise né le 14 octobre 1941 à Beyrouth (Liban) et mort le 28 janvier 1985 à Paris.
il produira quatre film de JLG ; un film de Maurice Pialat (Nous ne vieillirons pas ensemble) ainsi que des cinéastes comme Gérard Brach, Marco Ferreri, Barbet Schroeder, Dino Risi, Roman Polanski, Robert Bresson, Jean Yanne…

3- Yves Montand, emblème de la gauche française, et Jane Fonda emblème de la gauche américaine, militante pour la paix au Vietnam et Oscar de la meilleure actrice en 1971 pour « Klute »
Notons que le tournage n’a pas été sans problèmes avec eux, totalement décontenancés par les méthodes de JLG et Gorin.

4- En juin 1971, alors que le tournage du film ne fait que commencer, JLG est victime d’un grave accident de moto qui le plonge dans le coma et lui fait frôler la mort. C’est donc très affaibli qu’il dirige de loin le tournage laissant à Gorin le soin de diriger les acteurs…

5- Il s’agit d’un militant de l'Union des Jeunesses Communistes (marxiste- léniniste). Mort noyé par les CRS ou noyé en tentant de fuir les CRS ? Le résultat est le même… voir http://archivescommunistes.chez-alice.fr/ujcml/ujcml18.html

6- Notons le bégaiement des raccords (comme dans « Les Carabiniers »), la destruction du mur de façade qui permet de saisir l’action en différents lieux et le non-recadrage des plans.

Les Cinéastes

Les Sagas

Les Acteurs




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