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One American Movie |
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Quelques mots sur |
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| Convient-il attribuer ces images à JLG ? Oui quant à certaines, non quant à d’autres et non quant au montage. C’est en 1968 que JLG se lance dans ce projet en compagnie de Alan Pennebaker, maitre du « cinéma prise en direct », et de Richard Leacock, réalisateur de film rock. Mais très vite, JLG, qui s’engage dans la fondation du « groupe » Dziga Vertov, en référence au cinéaste bolchevique du « cinéma-vérité » et s’apprête à poser la production du film comme contradiction principale, c'est-à-dire comme moment qui doit commander la diffusion et la consommation, se désintéresse du film par suite de divergences avec ces deux coréalisateurs. Et ce n’est qu’en 1972 que ce film sera monté par Alan Pennebaker et Richard Leacock. Un montage qui ne peut qu’être très éloigné de l’assemblage qu’avait imaginé JLG puisque ceux-ci insèrent, de-ci de-là, des séquences qu’ils avaient tournées sur Godard au travail. C’est ainsi qu’« One American Movie » devient « One Parallel Movie ». Alors que penser de ce film ? Qu’il constitue un documentaire amusant sur JLG au travail. Un documentaire qui laisse entrevoir le projet que nourrissait le cinéaste : mêler à des scènes • fictives, renvoyant aux mythes fondateurs des USA (Indiens, gratte-ciel et majorettes) à des • entretiens avec Eldridge Cleaver, leader des Black Panthers à un • entretien avec avocate d'affaires, vantant les mérites du capitalisme à un • faux cours sur les biens faits du libéralisme prodigué par un acteur déguisé en soldat devant une véritable classe hilare à • l’expression musicale de la révolte de la jeunesse américaine, aux prises avec la répression policière. etc Reste à savoir ce que projetait de faire JLG de la scène où il filme un happening d’Afro-Américains shootés en pleine rue, sous le regard étonné d’une paire de bambins. |
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