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| Jean-Paul Belmondo : Ferdinand Griffon, dit « Pierrot » || Anna Karina : Marianne Renoir || Graziella Galvani : Maria, la femme de Ferdinand || Dirk Sanders : Fred || Jimmy Karoubi : le nain chef des gangsters || Roger Dutoit et Hans Meyer : les gangsters || Samuel Fuller : lui-même || Princesse Aïcha Abadie : elle-même || Alexis Poliakoff : le marin || Raymond Devos : l'homme du port || Lazlo Szabo : Lazlo Kovacs || Jean-Pierre Léaud : un spectateur || Georges Staquet : Staquet || Henri Attal : Le pompiste #1 || Dominique Zardi : Le pompiste #2 || Viviane Blassel |
983 lectures |
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Pierrot le fou |
![]() Retour à Jean-luc Godard |
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Pierrot le fou |
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| Ferdinand Griffon quitte femme et enfant pour partir avec Marianne vers le sud de la France… un Sud que hante un roman de Jule Verne et un roman policier, un nain et un perroquet, des marins US et des gangsters patibulaires, des reproductions de Picasso, des vers de Rimbaud et des mots de Ferdinand Celine… avec la mort en terminus. | ||||||||
Quelques mots sur |
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| « Le mépris » (image 1), « Une femme mariée » (Image 2), « A bout de souffle » ou « Vivre sa vie » (Image 3), « Le petit soldat » (Image 7), « Le grand escroc »… Robinson Crusoé (image 5), « Le crime était presque parfait » (Image 6), les Pieds nickelés (image 4)… Des passages chantés… des vers de Rimbaud, des lectures de Celine, de Joyce… un fragment d’analyse de Vélasquez d'Elie Faure… Belmondo imitant Michel Simon… Des traces de l’OAS et des images du Vietnam… une pièce improvisée où le neveu de l’oncle Sam rencontre la nièce de l’oncle Ho… Des filtres de couleurs, des dialogues faits de slogans publicitaires, un sketch de Raymond Devos… Belmondo qui s’adresse aux spectateurs, des dialogues qui hoquettent et Anna Karina qui dialogue en voix off avec Jean-Paul Belmondo… Des inserts de planche de bande dessinée, des reproductions de Picasso, des posters de femmes nues, un stylo qui rédige un journal intime… Lénine contre Coca-Cola… Ferdinand qui ne veut pas qu’on l’appelle Pierrot et Marianne qui ne l’appelle que Pierrot quand elle ne déclame pas « je ne sais pas quoi faire… qu’est-ce que je peux faire ? ». Des truands échappés d’un film de gangsters, un perroquet en guise de compagnon et la musique intérieure d’un quidam sur un ponton d’accostage… Tel Velasquez, qui a la fin de sa vie ne peignait plus les choses définies, mais ce qu’il y avait entre ces choses, JLG tente de filmer non pas la vie des gens, mais ce qu’il y a entre ces vies. Amour, Anarchie… fuite sans but du dernier couple romantique, droit vers le Sud, droit vers la liberté totale de vivre comme l’on filme, ou de filmer comme l’on vit, ce qui revient au même ! Car au cinéma si un plan ne contient qu’un instant de la vie alors comme dans la vie où chaque instant s’entrechoque avec le suivant, sans raccord et souvent sans logique, « deux plans qui se suivent ne se suivent pas pour autant ». |
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