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 Les Carabiniers



Les Carabiniers -

1963
Jean-Luc Godard

Marino Masé : Ulysse || Albert Juross : Michel Ange || Geneviève Galéa : Vénus || Catherine Ribeiro : Cléopâtre || Jean Brassat et Gérard Poirot : les carabiniers || Odile Geoffroy : la révolutionnaire || Barbet Schroeder : le vendeur de voitures || Jean Gruault : le père de bébé || Jean-Louis Comolli : le carabinier à l'anguille || Alvaro Gheri : troisième carabinier || Catherine Durante : la femme du monde || Jean Monsigny : un carabinier || Gilbert Servien : un carabinier || Wladimir Faters : un révolutionnaire || Roger Coggio et Pascale Audret : un couple dans une voiture
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Les Carabiniers
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Les Carabiniers
Synopsis

Le Roi a décrété la Mobilisation générale, car c’est la guerre...
Ulysse et Michelangelo partent à la guerre le cœur joyeux, car à la guerre on peut tout faire, du plus insignifiant au plus horrible ; ils partent joyeux avec, en poche, la liste des courses que leurs femmes ont dressée.
De temps à autre, ils expédient des cartes postales à leurs femmes où ils décrivent leurs exploits sanglants.
Et quand blessés, ils rentrent chez eux, ils ne ramènent qu’une valise pleine de cartes postales, souvenir des splendeurs du monde. Pour les richesses promises, ils devront attendre la fin du conflit.
Mais lorsque ce moment vient, ils sont fusillés pour leurs crimes...

Quelques mots sur
Les Carabiniers





JLG disait de ce film qu’il s’agissait d’une fable, que :
« Les personnages ne sont situés ni psychologiquement, ni sociologiquement, ni moralement et encore moins sociologiquement. ». L’Avant-scène Cinéma n°46 1, mars 1965.
Et alors que la critique l’éreinte et que le public lui tourne le dos, il répondit à Claude Mauriac :
« J’ai filmé la guerre objectivement à tous les niveaux, y compris celui de la conscience » Cahiers du Cinéma n°146, août 1963.
Voilà ce qui fait des « Carabiniers » un film de la « Nouvelle Vague » bien plus que l’économie de moyens, de décors ou d’acteurs, les inserts d’images réelles au sein de cette fiction ou les faux raccords, comme celui où nous voyons, en plan général, un officier retirer la casquette d’une rebelle, geste que nous revoyons, en gros plan, l’instant d’après (1).
Film ni de droite, ni de gauche, ni antimilitariste, ni promilitariste, film de nulle part (2), les « Carabiniers » s’inscrit et illustre l’éthique qui anime les cinéastes de la « Nouvelle Vague » :
« Elle est l’éthique des sans-doctrine, sans-projet, sans théorie, sans programme. Rien que l’envie de faire des films ». Une affaire de morale, Jean Collet, 1980 (3)
Le reproche fondamental que la « Nouvelle Vague » adressait aux cinéastes de « la tradition de qualité » n’était pas d’ignorer le décor naturel, mais d’être antibourgeois, antimilitariste, anticlérical… « De donner au public sa dose habituelle de noirceur, de non-conformisme, de facile audace ». Une certaine tendance du cinéma français, François Truffaut.
En d’autres termes, ils reprochaient au cinéma français de ne pas traiter les personnages avec équité, ils faisaient, en l’étendant à tous les domaines, de la culpabilité diffuse chère à Hitchcock, la méthode.
Tout le monde il est gentil, tout le monde il est méchant, aurait pu être leur éthique fondatrice de leur esthétique.

Mais revenons aux « Carabiniers », ce film en trois parties (4), soi disant objectif, pour nous intéresser à l’un de ses moments, celui où Michel Ange (5) découvre le cinématographe – peut-être aussi l’histoire du cinéma si l’on considère l’ordre des courts qu’il voit.
Un train entre en gare. Hommage aux frères Lumière et à leur film « L’entrée du train en gare de La Ciotat. ». Et le montage alterné de plans montrant ce train et le visage de Michel Ange où se lisent la surprise et la peur, affirme que le cinéma n’est pas le réel, en même temps qu’il interroge sur le rapport entre fiction et reportage.
Dans une salle à manger, le père de famille lit « Superboy » à son fils. La scène se termine par une bataille où chacun, dans la tradition de la tarte à la crème, se jette la nourriture. Michel Ange rit aux éclats.
La peur, le rire… place au voyeurisme pornographique.
« Le bain de la femme du monde »
Dans une salle de bain, une femme se déshabille (Image 1-3-4). Et lorsqu’elle sort du champ, Michel Ange se penche ou se lève pour tenter de voir le hors champ (Image 2-5).
Que se passe-t-il hors de l’écran ? Et si le vrai se nichait dans cette partie de l’espace filmique invisible ? Et si la vérité se cachait dans la partie occulte du réel, comme les tenants et aboutissants de cette guerre abstraite et barbare que mène Michel Ange ?
La femme se glisse dans son bain (Image 6-7). Michel Ange se lève et tente de se pencher au-dessus de la baignoire (Image 8). Fiction et reportage… Et si le reportage n’était qu’une fiction dans la mesure où il n’expose que ce qu’il souhaite montrer ?



1- Procédé d’écriture utilisé depuis dans tous les Blockbuster made in USA

2- Notons que les accords d’Evian ont été signés en mars 1962

3- Jean Collet a été journaliste à Télérama de 1959 à 1971, aux Cahiers du Cinéma de 1961 à 1968, et, à partir de 1965, critique de films à la revue Étvdes, tout en participant à l'animation de ciné-clubs. Il a été parallèlement professeur à l'université Paris-Descartes et au Centre Sèvres.

4- Avant la guerre- La guerre-La défaite

5- Chaque protagoniste nommé porte un nom de culture, Ulysse, Michel Ange, Vénus, Cléopâtre.

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