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| Arnold Schwarzenegger : Le Terminator T-800 Modèle 101 || Linda Hamilton : Sarah Connor || Edward Furlong : John Connor || Robert Patrick : T-1000 || Joe Morton ( VF : Patrick Guillemin) : Miles Bennett Dyson || Earl Boen : Dr. Peter Silberman || S. Epatha Merkerson : Tarissa Dyson || Jenette Goldstein : Janelle Voight || Xander Berkeley : Todd Voight || Ken Gibbel : Douglas || Castulo Guerra : Enrique Salceda || Danny Cooksey : Tim || Leslie Hamilton Gearren : Sarah, imitée par le T-1000 / reflet de Sarah dans un faux miroir (version longue) || Robert Winley : Le biker au cigare || Peter Schrum : Lloyd || Michael Edwards : John Connor, adulte || Dalton Abbott : John Connor, bébé || Don Stanton ( VF : Gilbert Levy) : Lewis || Dan Stanton : Lewis, imité par le T-1000 || De Vaughn Nixon : Danny Dyson || Michael Biehn : Kyle Reese (version longue seulement) || Na'loni Durden : Blythe Dyson (version longue seulement) |
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Terminator 2 : Le Jugement dernier |
![]() Retour à Terminator |
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Terminator 2 : Le Jugement dernier |
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| Après l’échec de la mission du cyborg, lors du précédent volet, Sarah Connor a donné naissance à John Connor. Et les années se sont écoulées… Mais, du futur, un nouveau cyborg –un modèle en poly-alliagemimétique- débarque avec pour objectif de tuer John Connor, le futur dirigeant de la résistance humaine face aux robots destructeurs. De son côté, le John Connor du futur a reprogrammé un Terminator T-800 afin de protéger l’enfant qu’il était. Entre les deux cyborgs, c’est une lutte à mort qui s’engage. |
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Quelques mots sur |
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| Comme le précédent volet de la saga, Terminator II s’ouvre sur des images identiques : la chenille d’un engin de guerre broie des crânes humains ; un Terminator débarque nu du futur, dans un déchainement d’éclairs bleu ; un second, tout aussi dévêtu, choit sur le sol en position foetale parmi des éclairs bleutés. Pour l’un comme pour l’autre, la première mission consistera à dénicher des vêtements. Partant de ses scènes, le réalisateur déroule un scénario qui se différencie peu de la précédente aventure quant à l’enchainement des événements : poursuites en voitures, motos et camions ; à l’attaque d’un commissariat correspond celui d’un hôpital psychiatrique ; à la presse hydraulique du premier volet se substituent les hauts fourneaux d’une fonderie. Mais pour autant, ses deux épisodes ne sont pas la photocopie l’un de l’autre. En premier lieu, le personnage d’Arnold Schwarzenegger , toujours filmé en contre-plongée (Image 1), a changé de camps, il est passé du côté des gentils et avec ce nouveau positionnement des personnages, le film change aussi de tonalité. L’humour y fait son apparition, un humour incontournable de par la place de l’adolescent dans l’histoire. Mais là ne réside probablement pas l’essentiel. Les corps constituaient l’enjeu du premier volet : le corps frêle de Kyle Reese viendrait-il à bout du corps indestructible du Terminator ? Le corps fécond de Sarah Connor enfanterait-il le corps du futur dirigeant de la résistance ? Telles étaient quelques-unes des questions qui structuraient le suspense du premier des Terminator. Ici, si le thème du corps demeure central, les questions qui l’entourent ne sont plus de l’ordre du suspense. Dès les premières minutes, nous savons que le combat entre les corps des deux Terminators ne sera pas inégal et nous ne doutons jamais du dénouement. Les seules questions qui se posent aux spectateurs s’organisent autour des transformations des corps. Et en premier lieu de celles dont est capable le Terminator en polyalliage mimétique. Tantôt policier, tantôt mère adoptive de John Connor, tantôt gardien d’un hôpital psychiatrique, tantôt fondu avec le sol (Image 4), parfois muni d’une arme effilée en guise de bras (Images 5-8), il semble, grâce à son pouvoir de mutation, indestructible (Images 2-3), non pas en tant que corps, puisqu’il en est finalement démuni, mais en tant qu’entité. Les corps des autres protagonistes, s’ils n’ont pas cette aptitude, n’en ont pas moins subi des modifications : Sarah Connor a quitté son corps de jeune fille insouciante pour revêtir la tenue du Rambo féminin (Image 6) ; John Connor s’est défait de son inexistence pour adopter un corps en devenir (Image 7). Seul le corps du Terminator T-800 n’a subi et ne subit aucune modification, tout au plus est-il victimes de détériorations dues aux combats. Par contre, et c’est là que se terre l’aspect moraliste de ce film, il s’humanise au point d’acquérir un semblant de conscience qui le conduit à ordonner sa propre destruction. |
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