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Les Godelureaux



Les Godelureaux -

1961
Claude Chabrol

Jean-Claude Brialy : Ronald || Bernadette Lafont : Ambroisine || Charles Belmont : Arthur || André Jocelyn : Le jeune homme || Jean Galland : L'oncle d'Arthur || Sacha Briquet : Henri, le fiancé || Jean Tissier : Le président || Laura Carli : Tante Suzanne || Sophie Grimaldi : La fiancée || Serge Bento : Bernard 1, le livreur || Pierre Vernier : Bernard 2 || Jeanne Pérez : La veuve Goupil || Corrado Guarducci : Le peintre || Stella Dassas : La duchesse || Stéphane Audran : Xavière, la danseuse || Parisys : La chanteuse
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Les Godelureaux
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Les Godelureaux
Synopsis

Ronald, un richissime dandy, est un jour victime d’une plaisanterie de ses semblables. Alors qu’il avait stationné sa voiture devant le Flore, Arthur et son groupe la lui déplacent sur le trottoir.
Arthur considère que cette place lui est réservée.
Vexé, Ronald ne vit plus que pour venger cet affront.
Et c’est à ce moment qu’apparait Ambroisine, une jeune dévergondée, de qui Arthur tombe follement amoureux… elle sera l’instrument de la vengeance de Ronald.

Quelques mots sur
Les Godelureaux

Qu’est-ce que la bourgeoise ? Claude Chabrol n’analyse pas sa place dans le système de production, pas plus qui ne s’attarde à s’interroger sur le bien-fondé de sa richesse. Pour lui ses éléments semblent aller de soi : Ronald est richissime, qu’importe le pourquoi et le comment ; L'oncle d'Arthur distribue les billets de mille comme d’autres les graines aux oiseaux, cela me mérite pas que l’on s’y attarde (1).
Qu’est-ce que la bourgeoise ? Claude Chabrol ne répond pas à cette question, il se cantonne à décrire les apparences de cette classe sociale. La bourgeoisie c’est d’abord l’oisiveté (2), puis l’hôtel particulier rempli de bibelots, des fiançailles qui durent plusieurs années, des galas de charité et des repas où personne n’a rien à se dire, où l’on n’attend que les bruits de vaisselle et les chocs des verres.
La bourgeoisie c’est l’apparence des bonnes manières, les titres ronflants et le sérieux des maintiens. Mais la bourgeoisie, lorsqu’elle à moins de trente ans, c’est aussi le besoin de s’encanailler, de transgresser les codes, de renverser les idoles, de manier, avec esprit, la provocation.
Rien de tel qu’un vernissage de peinture pour exercer son talent de provocateur à coup de boules puantes et de poudre à éternuer. Qui a-t-il de mieux qu’une soirée privée de charité, où se presse tout le gotha, pour manier l’insulte tant visuelle que verbale (3) ? Et de s’époumoner ensuite au son de la Carmagnole, à bord d’un coupé sport.
Apparence, transgression, fausses révoltes… Chabrol l’illustre au cours de deux moments du film.
Le premier est un montage en parallèle avec un hors champ explicite : pendant que Ronald joue aux dames avec sa tante Suzanne, Henri, le garçon de la famille qui attend de terminer ses études pour se marier, baise avec Ambroisine.
Le second est un véritable montage en parallèle où les incidents d’un lieu trouvent leur écho immédiat dans l’autre lieu. Arthur a quitté Paris en compagnie de son oncle et a confié la demeure de ce dernier à Ambroisine. Alors qu’Arthur et son oncle s’installent à la table d’un restaurant de province, une centaine de jeunes, avec à leur tête Ambroisine et Ronald, investit l’hôtel particulier pour une orgie romaine. En province, l’oncle casse un verre et renverse de l’eau, à Paris les fêtards brisent les vitres et s’immergent dans une baignoire qui trône au milieu du salon. L’oncle commande une tarte à la crème, une bataille de tarte fait rage dans la demeure luxueuse… et la soirée se conclut par la destruction systématique du mobilier, sous l’œil amusé d’un Ronald qui regagnera au petit matin son appartement gorgé de bibelots où l’attend un homme dont nous ne saurons jamais rien (4).


1- Arthur ne fera allusion à la richesse de son oncle qu’à travers sa crainte que celui-ci lui coupe les vivres

2- Aucun des protagonistes n’exerce de profession et la référence au travail renvoie à un déclassement social.

3- Arthur, qui a organisé le spectacle, inflige à ses hôtes un spectacle hallucinant de danseuse (Stéphane Audran) « nue ». Puis il déclare : « Votre charité c'est de la frime. Vos œuvres un ramassis de bavards et de méchants égoïsmes. Vous êtes tous des farceurs, des passés de mode, des fantômes ».

4- Etrange personnage que cet homme qui semble partager l’appartement d’Arthur. Toujours silencieux… Nous pouvons nous interroger sur son « rôle ». Est-il la bonne ou la mauvaise conscience d’Arthur ? Ou est-il là pour souligner son ambigüité en toutes choses ?

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