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Roger Hanin : Louis Rapière, alias "Le Tigre", agent secret || Maria Mauban Mme Baskine, la femme du ministre du commerce Turc || Daniela Bianchi : Mehlica Baskine, la fille du ministre || Roger Dumas : Duvet || Mario David : Dobrovsky || Christa Lang : La fille avec Dobrovsky || Pierre-François Moro : Ghislain || Roger Rudel : Benito || Stéphane Audran : La cantatrice || Jimmy Karoubi : Jean-Luc || Sauveur Sasporte : Mr Baskine, le ministre du commerce Turc || Antonio Passalia : Koubarsi || Carlo Nell : L'assassin du théâtre || Henri Attal : Un faux reporter || Dominique Zardi : L'autre faux reporter || Guy Davout : Le ministre Français || Charles Audisio : Le ténor || Mick Besson : Un homme de la D.S.T || Michel Charrel : Un homme de la D.S.T || Francis Terzian : Un homme de la D.S.T || Marcel Gassouk : Un homme de la D.S.T || Claude Salez : Un homme de la D.S.T || Albert Dagnant : Le général Condé || Serge Bento : Un homme de Dobrovsky || Jacques Van Dooren : Un catcheur |
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Le tigre aime la chair fraîche |
Retour à Claude Chabrol |
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Le tigre aime la chair fraîche |
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Le ministre du commerce Turc doit signer un contrat pour l’achat de Mirages IV. Le Tigre est chargé de sa protection et de celle de sa femme et de sa fille lors de leur séjour à paris. À peine débarqué, le ministre échappe à un attentat. Mais contrairement à ce que pensait le Tigre ce sont deux bandes rivales qui en veulent au ministre et l’une entre elles enlève sa fille Mehlica… |
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Quelques mots sur |
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Ses précédents films n’ayant pas connu le succès escompté (1), Claude Chabrol se trouvait face à un avenir incertain. Allait-il pouvoir continuer à faire du cinéma ? Et comme la mode était aux films d’espionnage, les producteurs lui proposèrent de mettre en images des scénarios espionnites. Ici, il tourne une histoire écrite par un certain Antoine Flachot, qui n’est autre que l’acteur principal du film : Roger Hanin. Disons le sans détour, l’intrigue imaginée par le futur commissaire Antoine Navarro, qui met en scène Louis Rapière, alias "Le Tigre", agent de la DST, ne brille pas par son originalité. Et un obscur besogneux de la caméra aurait ajouté, à la longue série de films à jamais oubliés, une unité supplémentaire. Mais Claude Chabrol, même lorsqu’il s’acquittait d’une commande, ne fut jamais un petit tâcheron. Marquant ce « Tigre » de la griffe de la « Nouvelle vague », il tourne ce film en décor naturel et s’offre le luxe de l’ouvrir sur des images semi-aquatiques (2) captées au Caire. Anticipant sur le devenir du cinéma, il construit par la suite une scène où une caméra tremblotante devance la course du héros, moment qu’il convient de mettre en parallèle avec la mise en abyme du cinéma et de la télévision (3). Deux autres éléments sont à souligner dans ce film d’espionnage à la française (4). A l’allusion humoristique de la figure déjà mythique de l’espion, Jean Bond, répond une allusion identique à Jean Paul Sartre et à ses Mains sales. Comme si le premier était appelé à supplanter l’autre y compris dans le domaine de la pensée. À moins qu’il ne convienne d’y voir qu’une description de la situation dans laquelle se débat Claude Chabrol. Le second élément qu’il convient de pointer, peut-être en rapport avec ce premier, est l’utilisation incessante de la représentation des Compressions de Cesar (5). |
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