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| Uschi Digard : SuperSoul Kitten Natividad : Lavonia / Lola Langusta Ann Marie : Eufaula Roop Michael Finn : Semper Fidelis Sharon Ceccatti : Flovilla Thatch Ken Kerr : Lamar Shedd June Mack : Junkyard Sal DeForest Covan : Zebulon Robert Pearson : Asa Lavender Henry Rowland : Martin Bormann |
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UltraVixens |
![]() Retour à Russ Meyer |
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UltraVixens |
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| Small Town est une paisible bourgade du Texas où chacun connait son voisin, et vaque à ses occupations en écoutant Radio Rio Dio. Mais pour Lavonia, qui comme chaque habitant se berce du rêve américain, la vie est moins paisible qu’elle le devrait il lui faudra attendre le dénouement pour que tout rentre dans l’ordre! |
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Quelques mots sur |
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| Un homme joue du piano, une jeune femme joue à un jeu vidéo. L’homme se déshabille… En fait il s’agissait d’un piano mécanique. Que va-t-il faire? S’avancer vers la compétitrice? Absolument pas! Il ouvre un cercueil capitonné, s’y installe et se couvre d’un drap bleu. La femme cesse son jeu et se met à danser aux pieds du cercueil. Au travers de deux trous qui percent le drap l’homme l’observe… Finalement elle le rejoint dans son cercueil où ils font l’amour en écoutant à la radio une émission religieuse et en psalmodiant « Bénie soit la religion d’antan ». Cette scène, sur laquelle s’ouvre UltraVixens (1), et qui pourrait introduire un film d’épouvante, Russ Meyer la traite sur un ton caricatural, tant au travers de la musique que des mimiques des personnages ou de sa façon de poser la caméra. Et de fait, elle résume la tonalité de l’ensemble du film : c’est à un spectacle délirant, qui relève souvent d’un dessin animé de Tex Avery que nous allons assister. Nerveusement, enchaînant des plans hasardeux, multipliant les cuts et les inserts, les plongées et contre-plongées, désaxant les prises de vues, posant sa caméra dans les endroits les plus insolites, Russ Meyer dresse un tableau sulfureux et corrosif de la vie dans l’Amérique profonde. Les émissions religieuses de Radio Rio Dio qu’anime Eufaula Roop, sorte de bonne sœur laïque aux yeux exorbités, bercent les soirées des habitants de la paisible bourgade. L’éboueur conduit son camion, pendant que les ferrailleurs participent du renouveau de l’industrie en recyclant de vieilles voitures, que le représentant de commerce fait son porte à porte et que le dentiste nettoie tartre et carie. Quant à Lamar Shedd, le mari de Lavonia, il prépare des concours par correspondance. Et tout ce monde se retrouve le vendredi soir au bar de Small Town. Car comme l’explique le narrateur dans un des plans de coupe reposants qui cadence le film : « Small Town est comme votre ville ou la mienne, la grand-rue travaille toujours. Vous chercher le rêve américain? Ne cherchez pas plus loin c’est ici… derrière chaque porte, chaque histoire, une bienfaitrice l’abondante Eufaula Roop, mais c’est une autre histoire » Et c’est cette autre histoire que va nous narrer le film, celle des insatisfactions, des hypocrisies (2), des duplicités, des perversions(3) qui rongent chaque communauté… le tout sur rythme endiablé et dans un registre burlesque. Jusqu’à la scène finale où le narrateur cède sa place à Russ Meyer et où l’on retrouve le cercueil, visiblement habité, juché au haut d’une montagne. 1- Notons la « richesse » de l’intrigue : une épouse souhaite que son mari en vienne à des pratiques missionnaires. 2- Lorsque le mari est enfin guéri, ses goûts passés deviennent son cadeau d’anniversaire. 3- William Hays rédigea en 1927 un code de moralité appliqué dès 1930 au cinéma. L’un des articles précisait, entre autres, que les nombrils ne doivaient jamais être montrés à l’écran. L'épouse de Hays demanda le divorce en 1952, affirmant que son mari avait toujours confondu le sexe féminin avec le nombril ( !) Gageons que la scène où Lavonia se caresse le nombril avec un godemiché fait référence à ce brave homme |
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