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Filmographie de Brian de Palma

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1968

Jon Rubin : Robert De Niro || Paul Shaw : Jonathan Warden || Lloyd Clay : Gerrit Graham || l'artiste 'pop' : Richard Hamilton || Marina : Megan McCormick || Tina : Tina Hirsch || le photographe de mode : Jack Cowley || Smut Peddler : Allen Garfield || le mannequin : Jane Lee Salmons || la secrétaire : Ashley Oliver || la divorcée : Cynthia Peltz || la photographe : Roz Kelly || l'homme qui fume face au bureau de l'armée : Brian De Palma (non crédité) || Earl Roberts : Peter Maloney || Linda : Rutanya Alda
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Synopsis

Greetings
Greetings nous conte l’histoire croisée de trois jeunes New-Yorkais, ou, pour être plus précis, des obsessions de chacun d’eux.
Paul doit partir au Viêtnam et souhaite échapper à l’incorporation
Lloyd se passionne pour l’affaire Kennedy et est convaincu que le FBI veut étouffer la vérité sur cet assassinat.
Jon, quant à lui, consacre tout son temps à perfectionner la forme artistique qu’il a inventé : le peep-art. Forme qui consiste à filmer sans être vu.

Au final Jon sera le seul qui partira au Viêtnam… avec ses fantasmes.


Greetings

Du voyeurisme au réel

 
 
Lors de sa sortie, ce film connut un grand succès auprès de la jeunesse américaine.
" Sur le plateau, on ne parlait que de la conscription qui nous pendait tous au nez. Nous avions chacun [...] des anecdotes rocambolesques à raconter sur les meilleurs moyens d'échapper à l'armée et au Viêtnam " déclare Brian de Palma au sujet du tournage de ce film.
Autant dire que l'un des thèmes abordés par Greetings, la guerre du Viêtnam, entrait en résonance avec les préoccupations de la jeunesse américaine.
Un an après la projection de Greeting, en 1969, 450 000 jeunes se rassemblaient à Woodstock et transformaient ce qui s'annonçait comme un simple festival de musique en une vaste protestation contre la guerre au travers d'un immense happening…
A un autre niveau, l'affaire Kennedy passionnait aussi la jeunesse américaine qui soupçonnait, derrière l'assassinat du président, un vaste complot aux ramifications multiples. Thèse qu'Oliver Stone continuera à soutenir en 1991 avec son film JFK.

Mais il ne faudrait pas que ce succès, qui pourrait être jugé de circonstance, cache les qualités de ce film et l'importance qui revêt si l'on souhaite appréhender le système de Palma et ses obsessions cinématographiques.
Greetings s'ouvre comme il se conclut, sur l'image de Lyndon Johnson parlant à la télévisons et c'est entre ces deux tranches télévisuelles que de Palma déroule son film. Autant dire qu'il l'enferme dans une série d'interrogations autour de l'image et du réel, que l'on pourrait résumer ainsi : l'une et l'autre sont-elles équivalentes.
Et les plans mettant en scène Jon -qui au fil des minutes devient le personnage central du film- vont souligner cette interrogation, en se terminant pas des images encadrées de bandes noirs ou par un cache en forme de serrure ou d'objectif. Comme si entre nous et le réel se dressaient les images ou plutôt un dispositif nous permettant de les voir mais nous éloignant –nous masquant- la réalité.
De ce point de vue, la scène finale est des plus instructives.
Une télévision américaine est en reportage au cœur de la guerre. Alors que la bataille fait rage, le caméraman filme le soldat Jon Rubin - Robert De Niro.
Nous nous pensions au Viêtnam… L'image prend la forme d'un écran de télévision… Nous sommes devant un écran de télévision.
Le soldat s'enfonce dans la végétation. Il vient de repérer une jeune Vietnamienne. Il la menace de son fusil, tourne autour d'elle, lui demande si elle comprend le français, l'anglais… et lui dit :
" Là, il y a une fenêtre... tu es seule dans ta chambre, tu ôtes tes chaussures... tu bâilles "
La Vietnamienne disparaît de l'écran et des plans d'une scène précédente du film lui succèdent… Jon n'est plus au Viêtnam, il est de retour à New-York…
Lyndon Johnson réapparait… Nous sommes de retour !
Où est le réel ? Quelle valeur ont les images ?
Invariablement Brian de Palma nous revoit dans la position du voyeur… ce que nous ne cesserons d'être durant tous ses films, sans jamais être certain de voir la réalité.
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