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Esclave de ses passions

Filmographie de Russ Meyer

Esclave De Ses Passions - Mudhoney

1965
Russ Meyer

Hal Hopper ... Sidney Brenshaw
Antoinette Cristiani ... Hannah Brenshaw
John Furlong ... Calif McKinney
Rena Horten ... Eula
Princess Livingston ... Maggie Marie
Lorna Maitland ... Clara Belle
Sam Hanna ... Injoys
Stuart Lancaster ... Lute Wade
Nick Wolcuff ... Sheriff Abel
Frank Bolger ... Brother Hansen
Lee Ballard ... Sister Hansen
Michael Finn ... Thurmond Pate
F. Rufus Owens ... Milton
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Esclave de ses passions
En Images

Synopsis
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A sa sortie de prison, Calif McKinney s’arrête dans un village du Missouri où il est embauché par Lute Wade comme homme à tout faire.
Très vite, il tombe amoureux de la fille de celui-ci, Hannah Brenshaw. Mais celle-ci est mariée à Sidney Brenshaw, un homme que l’alcoolisme pousse à la violence et qui n’attend que d’hériter de la demeure de Lute Wade.
Avec la complicité du prédicateur illuminé Hansen, Sidney tente de discréditer McKinney, pour qui il devient de plus en plus difficile de dissimuler son passé ainsi que ses sentiments envers Hannah.

Quelques mots sur
Esclave de ses passions

 
Pour ce film, basé sur un roman de Locke, qui se déroule dans les années trente au moment de la grande récession, Russ Meyer a fait appel à deux acteurs qu’il avait dirigés dans « Lorna », Hal Hopper et Lorna Maitland. Et il obtient de Hal Hopper le meilleur, le sublime.
Car force est de constater que l’acteur crève littéralement l’écran, que sa présence à l’image expédie au second plan tous ceux qui lui donnent la réplique qu’elle soit verbale ou physique. Plus vil que jamais, son visage suinte l’alcool, la concupiscence et la folie (1). Parmi cette galerie de figures déformées par la bêtise et l’aveuglement (2), ses éclats de rire sous l’influence de la lâcheté qu’imbibe la gnôle qu’il consomme du matin au soir, éclatent comme autant de coups de poing, coups de poing dont il accable sa femme, soufre douleur de ses frustrations ou de son impuissance.
Rompant radicalement avec la série des nudies où des caricatures, Russ Meyer s’enfonce un peu plus avant dans son étude de la violence. Et l’approfondissement de ce virage thématique n’est pas sans conséquence esthétique. Exit les images de nu digne des pages glacées des magazines (3), place aux gros plans sur des visages que ravage la démence mystique, les délires éthyliques ou le vide intellectuel. Exit les scènes bucoliques(4), place à la barbarie conjugale, aux ébauches de viol que concluent les coups ou le meurtre.
Ce tournant, qui avait était ébauché un an plus tôt avec « Lorna », est ici accentué dans un crescendo saisissant qui franchit le cadre privé pour envahir la place publique.

Moqué par les filles « faciles » de la mère maquerelle du conté, nous découvrons, après un cut radical, Sidney Brenshaw dans un gros plan haineux, battant sa femme. Nous le retrouverons plus tard, lui arrachant les vêtements alors qu’il vient de la jeter sur le sol de la cuisine. Armée d’un couteau, les traits déformés par des pulsions meurtrières, elle le repousse pendant qu’il dissimule sa veulerie derrière un éclat de rire d’halluciné.
Et la violence déborde du cadre intime.
Alors que l’on s’apprête à mettre en terre la dépouille de Lute Wade, Sidney agresse McKinney. Le cercueil ouvert vacille, la caméra cadre le visage paisible du défunt…un coup de poing expédie Sidney dans la tombe, le cercueil bascule sur un Sidney Brenshaw terrorisé. Sous l’emprise de la phobie, la rage, la haine, il fuit en hurlant. Et la nécessité d’exister le pousse à incendier la ferme de Lute.
Toutes amarres rompues, il croise l’épouse du pasteur qu’il convoite depuis fort longtemps. Bavant, crachant, éructant, il se lance à sa poursuite, la rejoint dans les marais, la frappe, la projette dans l’eau boueuse, lui arrache ses vêtements avant de la noyer(5).
Et nous retrouvons Sidney Brenshaw traîné dans les rues de la ville par une foule que met en transe les discours illuminé du pasteur plus prompt à sacrifier à Dieu un homme qu’à surmonter son chagrin.


1- Son visage n’est pas la seule victime de sa beuverie permanente. Sale et poussiéreux, seules ses bottes sont l’objet de son attention.

2- Quelques personnages échappent à cette galerie des horreurs, ébauchant un autre monde celui de l’humanité. Paradoxalement, la figure de proue de cet univers est Calif McKinney.

3- Bien sûr le nudie n’est pas totalement absent. Comme il est présent dans « Le mépris » de JL Godard… peut-être pour les mêmes raisons

4- Il en va de ces scènes comme pour le nudie. Elles subsistent, pour mieux opposer deux univers, celui de l’animalité à celui des humains

5- La folie du personnage serait-elle soluble dans une impuissance sexuelle latente ?

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