| Production: Bristish International Pictures, 1930. Réalisation: Alfred Hitchcock, André Charlot, jack Hulbert, Paul Murray. Supervision Adrian Brunel Scénario: Val Valentine, Directeur de la photographie: Claude Freise Creene Musique: Reg Casson, Vivian Ellis, Chic Endor Chanson , Ivor Novello et jack Strachey Parsons, Ingénieur du son: Alex Murray (Alfred Hitchcock dirige Gordon Harker), |
![]() 1819 lectures |
|||
Synopsis |
||||
| Il s’agit d’un film à sketches qui réunit tous les réalisateurs et tous les acteurs des studios d’Elstree. Ce principe était courant dans les années 30 et avait pour finalité de montrer la puissance des studios. Elstree atteint son objectif puisque ce film, qui est considéré comme le premier film musical britannique, comporte également une des premières expériences de cinéma en couleur. Mais ce n’est pas sur cet aspect que travailla Hitchcock mais sur l’épisode où Gordon Harker tente de capter une émission sur une télévision |
Voir toutes les apparitions d’Hitchcock![]() |
|||
| Hitchcock dira de ce film : « rigoureusement sans intérêt » Alors parlons d’autre chose, parlons de la couleur. Le premier film couleur d'Hitchcock est «La corde», mais ce n’est pas sa première expérience avec la couleur. Passons sur ce film, puisqu’il ne participa pas aux scènes en couleur, et notons qu’avec «The lodger» le réalisateur tente sa première approche en teintant uniformément la pellicule. Dans la maison du docteur Edwardes, il utilisa un autre procédé en vogue : il incrusta des images ponctuelles en couleur. Tel est le cas de la scène du suicide où l’image devient rouge |
![]() |
|||
De la couleur au son... |
|
|||
| Dès l’origine le cinéma comprit qu’il lui faudrait conquérir le son et la couleur pour atteindre la plénitude. En ce qui concerne le son, ce manque fut longtemps masqué par « le pianiste », mais il ne constituait qu’un fond sonore (toujours présent dans le cinéma) et ne pouvait se substituer aux dialogues. Les cartons, ou intertitres, avaient cette fonction. Ils expliquaient les images et montraient les dialogues. Ils pouvaient même modifier le sens d’un film. Hitchcock, qui commença au service des intertitres raconte à Truffaut : « l'acteur faisait semblant de parler et le dialogue venait ensuite sur un carton. On pouvait faire dire n'importe quoi au personnage et, grâce à ce procédé, on a fréquemment sauvé de mauvais films Si un drame avait été mal filmé, mal joué et qu'il était devenu ridicule, alors on écrivait un dialogue de comédie et le film devenait un grand succès parce qu'on le considérait comme une satire. On pouvait vraiment faire n'importe quoi... Prendre la fin d'un film et la mettre au début... oui, tout était possible. » Mais leur utilisation alourdissait le film et en ralentissait le déroulement. Aussi l’un des critères du talent du réalisateur était sa capacité à tourner avec le moins d’intertitres en utilisant au mieux les ressources de l’image. A la différence du son, la couleur est intimement liée au cinéma puisque elle fait son apparition dès la fin du XIX siècle. Le procédé était simple mais coûteux, il consistait à coloriser image par image le film. Mélies utilisa ce principe, en particulier dans le "Royaume des fées". Une autre procédé consistait à incruster ponctuellement une image en couleur de temps à autre, ou bien à teinter uniformément la pellicule. Le Kinemacolor (1908) était basé sur la synthèse additive des couleurs : une pellicule noir et blanc était impressionnée alternativement derrière un filtre rouge et vert. Lors de la projection les mêmes filtres étaient utilisés. La persistance rétinienne se chargeait de l’addition des couleurs. Puis vint (1910) le Technicolor qui s’imposa au début des années 40 Le Technicolor utilise à la prise de vue des pellicules noir et blanc (le chargeur contient 3 pellicules, chacune recevant l'une des trois couleurs primaires, dont la séparation est assurée par des filtres placés derrière l'objectif). Le rendu couleur a lieu au mixage … le système actuel (Agfacolor) est entièrement basé sur la chimie. |
![]() |