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Filmographie d'Alfred Hitchcock

A L'américaine - Champagne

1928

Production: British International Pictures 1928, G.B
Réalisation: Alfred Hitchcock. Scénario: Eliot Stannard.
Directeur de la photographie: Jack Cox.
Studios: Elstree.
Distribution: Wardour & F 1928,
Interprétation: Betty Balfour (Betty), Gordon Harker (son père), Ferdinand Von Alten (le passager), jean Bradin (le jeune homme), jack Trevor, et Marcel Vibert.
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Synopsis

Betty, fille d’un riche magnat de Wall Street, quitte tout pour rejoindre, en hydravion, le paquebot sur lequel voyage son amant.
Mais une dispute éclate entre les deux amoureux : Betty révèle à son amoureux que son père pense qu’il en veut à son argent.
Finalement, Betty rejoint Paris où elle enchaîne les fêtes et les coupes de champagne.
Mais une nouvelle fois le sort contrarie ses envies : son père fait irruption chez elle et lui apprend sa ruine. Le père et la fille s’installent dans une modeste mansarde.
Le fiancé de Betty propose son aide. Elle refuse et préfère trouver un emploi dans un cabaret.

Au final, nous apprendrons que le père de Betty n’était pas ruiné et que l’étrange bonhomme qui la surveillait, tout le long de ses pérégrinations, était son employé.
Voir toutes les apparitions d’Hitchcock

Du temps

Comment raconter en une ou deux heures (même en quatre) une histoire qui s’étend sur plusieurs jours, mois ou années ?
Le problème du temps, de la durée, est une des difficultés auxquelles est confronté le cinéma. Chacun sait que le temps cinématographique n’est pas le temps réel, mais un temps dilaté ou contracté.
Champagne offre un exemple limpide de ces deux procédés et ceci d’autant plus qu’ils sont associés à d’autres effets.
Betty apparaît à l’écran en train de refaire le lit de son père. Celui-ci se tient au fond de la pièce, en pyjama, et franchit la porte de la chambre -probablement va-t-il se vêtir. Betty secoue le drap, une fois, deux fois… le drap envahit l’écran et se transforme en nappe. Lorsqu’elle retombe et libère le champ, nous découvrons le père de Betty qui vient de pénétrer dans la pièce et se tient au même endroit que précédemment, mais il est en habits. L’ellipse temporelle devient visuelle et sert de transition entre deux scènes, entre deux lieux : la chambres et la salle à manger.
A l’inverse, la scène du cabaret, lorsque Betty fait face à l’homme qui l’épie depuis le début du film, dilate le temps et transforme une paire de secondes en une « éternité ».
La scène commence par l’image récurrente du film : un très gros plan sur les yeux de l’homme qui boit une coupe de champagne. A ce regard ambigu, répond un plan serré du visage de Betty : visiblement le regard de l’homme la gêne.
L’homme tapote les mains de Betty et prétexte la chaleur pour lui proposer de rejoindre une loge. La caméra recule, nous découvrons la salle de danse, pendant que l’homme et Betty s’enfoncent dans la foule. Il conduit Betty jusqu’à un cabinet isolé et désert. Betty proteste mais, au final, accepte. Bien sûr l’homme lui bondit dessus. Elle parvient à se dégager et à regagner la piste de danse où elle crie en désignant son agresseur.
Nous sommes persuadés d’avoir assisté à une scène en temps réel. Un fondu enchaîné nous ramène au visage de Betty tel que nous l’avion quitté juste avant que l’homme ne lui caresse le bras.
Tout ceci n’était que le fruit de l’imagination de Betty et n’a duré, en réalité, qu’une fraction de seconde.
L’allongement du temps se conjugue ici avec l’effet de surprise et correspond à un voyage dans l’esprit de l’héroïne qui semble partagé entre curiosité, crainte et désir, leitmotiv du film.
A l'américaine - Champagne

Du sexe

 
 
« (…) le film n'est que surimpressions, déformations, accélérés, débauche de fanfreluches, de plumes géantes, de bijoux grotesques. » Eric Rohmer et Claude Chabrol

D’après ces deux critiques, ce film ne serait qu’une amusante bluette où « une mouche ne s’y noierait pas ». Le jugement est bien sévère et quelque peu injustifié. Car à bien regarder cette comédie légère, on s’aperçoit que le véritable sujet du film n’est rien de moins que le sexe, sous sa forme brute, bestiale, quasi pornographique.
Pornographique… Certes, les stricts amateurs des figures les plus extrêmes ou les plus actuelles de ces images seraient déçus s’ils s’aventuraient à visionner « Champagne », mais leur déception n’invalide pas pour autant cette approche, surtout si l’on garde en mémoire que ce film date de 1928.
Dès les premières images le ton est donné : Betty rejoint, en hydravion, son amant sur un paquebot. Et pourquoi le rejoint-elle ? Quel est ce besoin pressant qui la tenaille, au point de mobiliser un hydravion ?
La présence du sexe ne se résume pas à des sous-entendus, il est en permanence à l’écran :
o Avant l’arrivée de l’hydravion, lorsqu’une danseuse tournoie, en dévoilant plus que ses jambes, sous l’œil gourmand d’un fumeur de cigare.
o Lors de la séance d’essayage des robes, où Betty, après s’être déshabillée avec lenteur, est cadrée en un plan rapproché. Nous la devinons nue, et ceci d’autant plus qu'un miroir renvoie le reflet de son dos.
o Lors de la scène où Betty s’entretient avec le patron du cabaret et où son associé se plante derrière elle et de la pointe du pied lui soulève la jupe…
o Lors de l’arrivée de Betty dans la salle du cabaret. La caméra ne cadre que les jambes des femmes assises au bar.
o Lorsque Betty observe une jeune femme « danser » tout en échangeant son verre avec les hommes qui l’entourent…
o Bien sûr lors de la tentative, imaginaire, de viol puis de l’apparition d’une danseuse fort dénudée et enfin d’un couple de danseurs acrobatiques
o …
A l'américaine - Champagne



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