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Alphaville

Jean-Luc Godard

Alphaville - Une étrange Aventure De Lemmy Caution

1965
Jean-Luc Godard

832 lectures

Alphaville
En Images

Synopsis
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Lemmy Caution doit retrouver son prédécesseur, Dickson, et le dangereux professeur Von Braun devenu le maître d'Alphaville.
Dans la cité, il s'installe à l’hôtel où les « séductrices d'Etat », correctement immatriculées courent les couloirs. Face à Natacha, il succombe à l’attirance de cet être paradoxalement pur dans cet univers impur. Ses recherches le conduisent dans un hôtel borgne où loge l’ombre de ce que fut Dickson… et il retrouve le professeur Von Braun qui dirige une séance d'endoctrinement « logique » par des cerveaux électroniques, séance qui conduit à la mort tous les inadaptés à la logique.
Mais Lemmy Caution n’est y pas le premier quidam venu, après avoir déstabilisé un computer et s’être échappé, il parvient à liquider le professeur. Arrêté, il est traduit en justice. Là il vainc l’électronique et prend la fuite avec Natacha, laissant la ville dans le désarroi par suite du décès de son dirigeant.

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Et Lemme Caution est investi par l’un des plus importants des représentants de la Nouvelle Vague. Pour autant, il n’en perd pas ces attributs : coup de poing qu’il distribue abondamment, et parfois hors champ, dès son arrivée à l’Hôtel ; cigarettes qu’il allume dès son apparition à l’écran ; petites pépées dont il observe les jambes ou dont il repousse les avances ; whisky dont il déjeune en compagnie de la fascinante Natacha ; coup de feu dont il arrose abondamment ces adversaires en fin de parcourt.
Car « Il arrive que la réalité soit trop complexe pour la transmission orale. La légende la recrée sous une forme qui permet de courir le monde ».
Et Lemmy, figure mythique aussi bien de la Série Noire que du cinéma, sera le fil conducteur de cette ré création d’un univers(1) rectiligne où les angles ne sont que droits. Obscurité et lumière se disputeront la pellicule habitée par le pas illogique d’un agent secret revisité au regard de l’Histoire du XX siècle et plus particulièrement de l’un de ses épisodes les plus sanglants : le nazisme (2). Ce qui n’exclut pas le stalinisme dont la présence court tout le long du film au travers de la référence pesante à 1984 de George Orwell(2)
Il n’y a pas de « Pourquoi », il n’existe que « Parce que » car seul le second conclu un raisonnement logique déclare en substance un ingénieur d’Alpha 60, à la façon du gardien du camp d’Auschwitz qui affirme « ici il n’y a pas de pourquoi »(3). Et à Alpha 60 comme à Auschwitz, on parque les inadaptés dans les Hôpitaux pour longue Maladie (HLM), on leur tatoue des matricules sur le corps, on les rassemble dans des lieux de culture ou de plaisir -théâtres et des piscines- pour les exterminer(4).
Lemmy « voyage au bout de la nuit » (5), peut-être sur les traces de Ferdinand Bardamu(6), alors peu lui importe de passer par Alphaville Sud ou par Alphaville Nord, peu lui importe la neige ou le soleil.
Mais si le cinéma crée la légende, peut-il pour autant témoigner du réel inhumain, où les hommes ne sont plus que des choses(7) ? Peut-il sauver la poésie dans un monde où la bible n’est plus qu’un dictionnaire d’où disparaissent les mots interdits ? Est-ce parce que Lemmy n’a pas la réponse qu’il a emprunté l’identité d’un journaliste du Figaro Pravda ? Ou est-ce pour pouvoir photographier chaque visage en toute innocence ? Penserait-il que « Quand on photographie un visage, on photographie l'âme qui est derrière »(8).

A Alphaville les mots disparaissent quand ils ne servent plus à rien, comme ce mot amour qui ne revoie qu’à illogisme et inefficacité. Et à l’image de liberté qui a cédé sa place à logique, il s’est effacé au profit de volupté (9).
Les mots, les sentiments, la poésie, les souvenirs meurent comme engloutis par « Le silence de ces espaces infinis » (10), comme à l’écran l’ombre mange la lumière, comme la droite charpente un labyrinthe de portes(11). Et c’est de la reconquête de tous ces oublis, de la courbure de la droite que jaillit la Liberté (12).


1- Distanciation entre les images reconnaissables de Paris et un discours, aux accents de science fiction, qui voudrait nous faire croire que l’action se déroule dans une autre galaxie.

2- Ne serait-ce qu’à travers de la voix (off) des téléphones, ordinateurs, etc. Du ton monocorde de tout un chacun auquel n’échappe, qu’un des serveurs de l’hôtel (Jean Pierre Leo)

3- Primo Levi « Si c'est un homme »

4- A la piscine, les exécutions se concluent par l’esquisse d’un ballet aquatique

5- Conversation avec un chauffeur de taxi

6- Personnage de Louis Ferdinand Celine

7- La chosification est telle, qu’une femme nue est exposée comme une statue

8- « Le petit soldat » film de JLG

9- Natacha ne connaît pas l’amour, elle ne connaît que la volupté

10- Référence à Blaise Pascal qui sert à Lemmy pour répondre à alpha 60 lors du premier interrogatoire

11- La scène a été filmée dans les couloirs de la maison de la radio, bâtiment dont le régime gaulliste s'enorgueillissait à cause de son architecture (bâtisse circulaire) et que certains surnommaient la voix de son maître.

12- Lors des scènes finales, lorsque Lemmy décide de quitter Alphaville et qu’il est poursuivi, sa voiture dérape sur le verglas et décrit des circonvolutions. De même, alors que durant tout le film il n’est question que de monde extérieur, Lemmy annonce à Natacha qu’ils fuient la cité par le périphérique

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